DE LONDRES A PARIS PAR BALLOÏ
De Londres à Paris en 6 h. 1/2 par-dessus la Manche, telle est la superbe performance que le vaillant et habile pilote de l’Aéro-Club, M. Jacques Faure, vient d'inscrire au livre d’or du sport aérien. Certes, nous connaissions depuis longtemps les hautes qualités de cet aéronaute d'élite, mais il était difficile de rêver pour son audacieux projet un succès plus complet.
Car il importe de le remarquer, M. Jacques Faure s'était embarqué pour l'Angleterre dans la soirée du 10 février avec le projet bien arrêté de tenter ie retour en France, par voie aérienne, à moins que les circonstances atmosphériques ne fussent tout à fait contraires. Il emportait avec le ballon lAéro-Club 11 (1.550 m'), un appareil formé de deux hélices sustentatrices à axe vertical, tournant en sens inverse, actionnées par un moteur C. G. V. de ? chevaux, rigidement fixé à la nacelle. Cet appareil, dù à M. Henry Kapférer, devait permettre à l'aéronaute de s’équilibrer en épargnant son lest; un guiderope serpent Hervé ; n
guiderope en fibre de coco et un cûne-ancre, grâce auxquels il comptait se stabiliser à volonté au contact de l'eau.
L'intention de M. Jacques Faure était de partir de Douvres. Il nous à expliqué lui-même comment il fut amené à s'élever de Londres, ce qui ne lui à point, d’ailleurs, si mal réussi, et nous lui laissons la parole.
« J'étais parti, nous dit-il, avec l'intention de m'élever de Douvres: Ana