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(Photo Branger)
rience coneluante est de bonne augure pour les grands essuis de Mourmelon où des hangars achèvent de se construire pour abriter le Moore-Brabazon et les hiplans Koch (d'Anvers), construction Voisin et Vivinus {de Bruxelles), construction Voisin.
Expériences de EBlériot. Infaticalle, Louis Blériot a repris les essais de ses appareils ct expérhrenté en premier lieu le Blériot XI, à fssy-les-Moulineaux.
Le 16 février, dans la matinée, à bord de ce minuscule monoplan, l'aéroplane le plus lourdement chargé par mètre carré qui ait encore volé. il traversait d'un seul vol le champ de manœuvres, 609 inètres environ, à 2 mètres du sol. li revenait en trois vols de 100 à 200 m., à 2 mètres du sol. Vent très vif.
Le 18 février, dans le même appareil, Blériot traversait à nouveau par deux fois le terrain d'Issv. malgré le vent violent. L'appareil semble, dès maintenant, parfaitement au point, mais l’habile pilote ne tenta point néanmoins de virage à cause de l’exiguité du terrain de manœuvre qui rend difficiles les évolutions d'un appareil aussi rapide.
Le Blériot XI a donc élit transporté à l'aérodrome de Buc. où son pilote, dès le 22 février exécutait plusieurs vols de 1 min. 1/2 avec virages.
Les vols du Farman. — Rentré à Pouy, Henri Farman à fait le 14 février plusieurs superhes vols dont un de 5 kil. devant M. Legagneux, l'ancien pilote du biplan Ferber IX, qui apprend le maniement du biplan /1.-Farman de 1909 qu'il est chargé de conduire dans les expériences publiques organisées à Vienne par le syndicat autrichien acheieur de l’appareil. Henri Farman était enchanté de sa performance.
Le même jour, après un apprentissage hien court. puisqu'il n'était arrivé que de la veille, M. Legagneux a réussi, seul à bord, dans le même appareil, un vol de 2? kilomètres, puis un vol de 5 kiiomètres, arrêté volontairement.
Le 16 février, il réussissait dans la matinée une splendide envolée de 10 kilomètres, puis l'après-midi un vol de 500 mètres contre un vent de 10 mètres par seconde.
-Ces progrès rapides font honneur au pilote et à l'appareil.
Les « Antoinette » au camp de Châlons, — Comme on le sait, la Société Antoinette se propose de perfectionner au camp de Châlons l'instruction de MM. Welferinger et René Demanest, chargés de conduire les superbes monoplans Antoinette, décrits en détail dans l’Aérophiie du 1° janvier,
Dès le 16 février, M. René Demanest, sans souci d'un vent assez violent, s’enlevait facilement, parcourant d’un seul vol 400 metres, à bord de l’Antoinctle V. Une tourmente de neige l'obligea ensuite à arrêter les expériences.
Le nouveau monoplan Anloinelle V. destiné à M. Welferinger, de 13 mètres de long et 12 mètres d'envergure, est arrivé à Mourmlon.
— De son côté, M. Welferinger, l'habile pilote de la Sociélé Antoinette, courait en circuit très aisément, à plusieurs reprises, une dislance de 2 kilomètres. en plein vol, à bord du nouveau monoplan Antoinelle Ve en revenant à son point de départ, le 19 février.
L'aviation en Provence, — De nombreux chercheurs poursuivent en Provence les progrès de l’avialion.
A leur lêle, M. Albert Bazin qui est, on le sait, un des plus anciens et des plus estimés pionniers du vol arlificiel, achève la mise au point de son remarquable « aéroplane à ailes batlantes » décrit par lui-même dans l'Aérophile du 1" janvier 1908. Sisnalons encore les machines volantes de MM. Serraillier, Combes de Pertuis en voie d'achèvement, et le nouvel aéroplane de M. Blanc, sur lequel nous reviendrons. L'Aéro-Club de Provence est en pourparlers avec divers propriélaires pour créer dans la Crau, un aérodrome de 1x1 mn. dont l'aménagement serait relativement peu coûeux.
L'aéroplane « Malynski ». — Le comte de Malynski, le sportsman bien connu, président de l'Ecole d'Escrime pratique, vient de passer commande à la Société Mercédès d'un aéroplane du genre Wright.