‹ L'Aérophile (volume 3)Chapitre 159 sur 698 · kilog · texte numérisé non relu

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La force oscensionnelle totale du ballon gonflé à l'hydrogène, 2.700 n° x1 k. 190 grammes=3.000 kilogrammes.

Les expériences de cet aéronat auront lieu à Bruxelles, dans la deuxième quinzaine de juin prochain. M. Robert Goldschmidt va y faire édifier, à cet effet, un hangar de 60 mètres de longueur.

. Deravoys, Inyénieur des Etablissements de constructions

aéronautiques de Paris L. &.

Les ascensions du « Bayard-Clément ». — ]c 27 février, malgré la neige, le Bayard-Clément, ravitaillé d'hydrogène, partait à midi du hangar de Sartrouville, allait évoluer du côté de Pontoise el regagnait son garage à 1 heure, après avoir viré au Mesnil-le-Roiï. 1] était piloté par M. Ilenry Kaplerer, agompagné du lieutenant-colonel Vives y Vich et du capitaine Kindelan, les deux officiers aérostiers espagnols bien connus.

La mission d'études espagnole sur les dirigeables. — Le liculenant-colonel Vives y Vich el le capilaine Kindelan, les acrostiers espagnols charges d'une mission de leur gouvernement, ont successivement visilé les différents dirigeables allemands, l'aérodrome Sartrouville où ils firent le 27 février une ascension à bord du Bayard-Clément et l'aérodrome de Moisson où se construisent le nouveau dirigeable francais Liberlé el un dirigeable pour la Russie.

Essais du modèle de dirigeable « Pon Simoni ». — De nouveaux modeles du dirigeahle Don Simoni. dont l’Aérophile du L‘ février à déjà parlé, ont été effectués au pare d'aéroslation de lAcro-Club de France, le 8 février.

Les nouveaux dirigeables « Parseval ». — Le Parseval IIT a commencé ses essais de mise au point. Il a été construit par la « Luftfahrzeug-Gesellschaft » (Société des véhicules aériens, constituée par la fusion de la Motor-Luftschiff-Studien-Gesselschaît et de la A. E. G.), et monté à l'aérodrome de Bitterfeld situé à côté dure usine électrocnimique qui ln fournit l'hydrogène pur à bas prix.

L'enveloppe, construite par Riedinger, d'Augsbourg, contient 5.600 m° et pèse 1.100 kilogr. Elle a 69 mètres de long'et 11 m. de grand diamètre. Sa forme est exattement celle du Parseval [1 à l'avant, une calotte ovoide, puis un corps ayant les deux tiers de la longueur totale, se rétrécissant légèrement vers l'arrière, et enfin la queue en pointe très aiguë. Tout est sembiable, en plus grand.

La nacelle comprend, à l'avant, le poste du pilote, puis, au milieu, les sièges rembourés pour les passavers, le réservoir de 500 litres d'essence et les moteurs NAG, de 100 chx, placés à droite et à gauche. Chaque moteur à 6 cylindres de 150 de diamètre ct 130 de course, les cylindres, libres chacun : les clapets commandés par en haut ; par deux cylindres, il v a un carburateur ; l'allumage a lieu par magnétos 7 bougies. La mise en marche se fait au moyen de l'air com: primé. Chaque moteur pèse, en ordre de marche, 400 kilogr. en chiffres ronds, et actionne une hélice non rig 1

de, système Parseval, de 4 m. de diamètre.

Les deux hélices qui sont entre la nacelle et l’enveloppe, à droite et à gauche de l'axe longitudinal, tournent dans le même plan et en sens inverse ; elles sont, de plus, réunies de telle sorte qu'elles tournent à la mènie vitesse el que, si l’un des moteurs vient à tomber en panne, l’autre puisse les mouvoir sans arrêl. $

Le tout serait si bien compensé que, dans la nacelle, on sentirait à peine les trépidations. Les radiateurs ferment la nacelle vers l'arrière

Le Parseval IT ira à Frankfort-sur-Mein pour l'exposition aéronautique où il entreprendra une série de promenades.

Un Parsevai IV est en construction. Il jaugera 3.209 m'. La nacelle est terminée depuis cet été. Il a été commandé par le Deutscher Aëéro-Club (Aéro-Club alleinand).

La première ascension du Parseval IIT eut lieu le IS février. Il manœuvra pendant 40 minutes jusqu'à 250 m. d'altitude, sans dépense de lest ni de gaz.

Le 19 février, nouvelle ascension par un vent de 6 m. par seconde, à laquelle prit part le colonel Vivès v Vich, des aérostiers espagnols, en Allemagne depuis plüsieurs semaines.

Les dirigeables en Allemagne. — les sorties du Zeppelin V (officiellement Zeppelin D) commenceront bientôt. Le lieutenant Manlius s'exerce depuis longtemps sur le mécanisme du dirigeable avec 21 aérostiers mililaires, la plupart monteurs-ajusteurs de profession. A cet équipage se sont joints les 65 hommes et les trois officicrs arrivés le 28 février.

1.0 Zeppelin n° 1, qui est dans le hangar, mesure 136 mètres de longueur et emmagasine 12.500 mètres cubes de gaz dans ses 27 cellules, Il peut enlever 2.500 kilos de poids utile et yovager jusqu'à trente heures, monté par dix ou douze hommes. Ses moteurs font 185 HP.

Les travaux commencés sur les terrains de la Sociélé Zeppelin se poursuivent activement. 600.000 mètres carrés sont déjà presque complètement nivelés et l'on pourra commencer le 1° mars la construction du nouveau hangar. Il sera en fer, les murs extérieurs en pierre à bâtir. Longueur: 200 mètres sur 45 mètres de largeur et de hauteur : il t être terminé le 1°" octobre. 1.800 mètres de rails conduisent de la gare au hangar.

— La construction des divers hangars d’abri, de relâche, etc., pour dirigeables, dont l'emplacement a été indiqué par l’Aérophile, a été mise au concours par le génie militaire, qui a recu de nombreux devis de constructeurs. Le cout moyen des projels retenus sera de 150.00 marks pour le hangar seul sans compter les annexes.

L'aéronat rigide pliant et démontable. — COmplétons les renseignements fournis dans l'Aérophile du 19 février sur ce curieux dirigeable imaginé par M. Weissemburger, d'Offenbach (Allemagne). Les 8 ballonnets identiques dont il se compose, afiectent, dépliés, la forme de cylindres aux bouts arrondis. Pour réunir le tout en une carène rigide de 136 m. de long, la calotte ronde de chaque ballonnet s'enfonce dans l'avant du ballonnet suivant. Dans le modèle construit par M. Weissemburger, cet aéronat à 2? nacelles et 2 moteurs se subdivise en 2? aéronats de demi-longueur à nacelle unique. Chaque nacelle se divise en autant de sections qu'il y a de ballonnels séparés, les machines occupant toutefois un compartiment spécial. Les ballonnets se plient à l’aide d’une manivelle à la facon d'un parapluie... et tout celà n'apparaît pas « priori comme très simple et fait pour marcher.

Dirigeabies militaires américains. — [e ministère de la Guerre américain à chargé le général Allen d'étudier les plans de deux autoballons de 200 pieds de long pour un diamèlre de 25 à 30 pieds, qui effectueront leurs essais entre les villes de New-York et Washington, dans chacune desquelles sera érigé un Pangar coûtant 50.000 dollars.

BULLETIN

DES

ASCENSIONS

Ce. |

22 février. — Pau, 1 h. 50 du s. Jcare (1.000 m°): MM. le marquis Edgard de Kergariou, Auriau., Belin. Sallenave. Att. à 5 h. 20, près Bagnères-de-Bicorre Durée : 4 h. 30. Distance : 48 kil.

C'était l'ascension inaugurale de l'Aéro-Club Péarnais récemment fondé.

25 février. — Miss Wright et Orville Wright en ballon. — Pau, 1 h. 30 du s. /care (1.000 mr): MM. le marquis Edgard de Kergariou, Ernest Zens. Orville PARENT nu Katerine Wright. Att. à 3 h. 4 s..'à Ossun

aules-Pvrénées), vent presque 6e : 2 h.

DÉS Sn IeeS nt presque nul. Durée : 2 h. 10.

Le départ de l'Icare à Pau, le 25 février

En nacelle de gauche à droite: MM. le marquis Edgard de Kergoriou, Ernest Zens, Orville Wright. Miss Katherine Wright. — Tout à fait à droite, la main droite sur le bordage de la nacelle, M. Sallenave, secrétaire de l’Aéro-Club Béarnais. (Photo Coulon, Pau.)

C'était la vremière ascension aérostatique d'Orville \Wright et aussi de sa sœur, miss Katerine Wrighi, qui avait fait, le 15 février, sous la conduite de son frère Wilbur, ses débuts de femme-aviateur. Orville \Wright et sa sœur se sont aéclarés enchantés de leurs débuts d'aéronautes.

De France en Corse en ballon. — Poursuivant ses ascensions en vue de sa prochaine lraversée, en diriseable, du continent en Corse, Jacques Faure partait ue nouveau en sphérique de Monte-Carlo, le 21 février. Après avoir suivi ja côle de Monaco à Villefranghe, sans dépasser 300 mètres d'allitude, l'acronaute, vers \'illefranche, s'éleva à 2.000 mètres pour gagner un courant que le ramena vers la terre et descendit près du mont Bastia, sur la route de la Corniche où le capilaine Hildebrandt, l'aéronaute allemand bien connu, le rejoignit avec une dizaine d'autres automobilistes et le ramena dans sa voiture à Monaco avec son malériel.

Curieuse ascension urbaine à escales multiples. — Le ballon sphérique Maladella (900 m'), de l’Aéro- Club dés Pyrénees, parti le 28 ievrier de l'usine à gaz de Toulouse, à 3 h. 15, ayant à bord M. Edmond Sirven, pilote de l'Aéro-Club au Sud-Ouest, président de l'Acro- Ulub des Pyrénées, traverse la Garonne et vient d'alerrir place des Ravelins, à 4 h. M. Sirven cède sa place à M. le capitaine Marie, du 23° d'artillerie. Le ballon repart aussitôt et progressivement, atteint une altitude de 1,400 m. environ, puis, traverse la ville, se dirigeant vers Lasbordes, où à lieu un deuxième atlerrissagc. M. Henri Delmas, membre de l’Aéro-Club des Pyrénées, pilote de l’Aéro-Club du Sud-Ouest, remplace dans la nacelle le capitaine Marie, jette du lest et, poussé par un

vent très faible, prend la direction de Montaudrau, où à lieu un troisième atlerrissage. Aussitôt, M. E. Sirven monte une deuxième fois à bord, prenant comme passa gers MM. Henri Sirven et Joseph Dartigues, et exécute un magnifique départ, au milieu d'une foule enthousieste.

À 5 h. 45, le président de l’Aéro-Club des Pyrénées ct

ses deux passagers, atterrissent à Saint-Roch, quartier des Récollets.

Nous savions. dit un correspondant, qu'il y avait, à Bordeaux, un pilote « urbain loulouse à maintenant des pilotes « interurbains ». Les deux &éro-clubs du

Midi n'ont pas voulu être en reste d'urbanité !

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