‹ L'Aérophile (volume 3)Chapitre 188 sur 698 · D A AT · texte numérisé non relu

D A AT

W. Wright termine ses expériences en France

Ses élèves MM. le comte de Lambert et Paul Tissandier volent seuls.

Deux élèves de Wright, le comte de Lambert et Paul Tissandier ont volé seuls. Ainsi tombe une des objections où certains s’obstinaient encore. Il n’est pas nécessaire, quoi qu'on ait dit, pour conduire un appareil Wright d'être doué de qualités acrobatiques spéciales : la machine est ac-essible à tout bon sportsman. L'apprentissage a paru tong parce que les lecons, surtout en ce qui concerne le comte de Lambert, se sont trouvées réparties sur de nombreuses semaines. Mais si l’on totalisait la durée de séjour en l'air des élèves de Wright, on constaterait que quelques heures ont suffi pour les mettre en état de conduire seuls. Cet apprentissage, en réalité fort court, a été cependant assez fomplet pour leur permettre d'approcher, dès leurs premières envolées, les meilleurs résultats obtenus à bord de tout autre tVpe d'aéroplane. Le programme accepté par WW. Wright est donc pleinement rempli. Sa campagne d'expériences en France est pour le moment terminée ; nous résumons £i-dessous les dernières.

Le 27 février Wright exécute un vol de 6 min. avec le marquis de Kergariou, pour remercier l'excellent aéronaute d'avoir fait faire à Orville Wright et à miss Katherine Wright leurs débuts d'aéronaute dans son ballon VIcare. Puis il donné une leçon de quelques minutes , comte de Lambert.

1 mars. — Vol de 6 minules avec le comte de Lambert. Vol de 21 minutes avec Paul Tissandier. Essai de vol avec le colonel Vives v Vich. chef de la mission militaire espagnole qui vient de visiter les principaux

centres acronauliques d'Europe. Par suile d'un faux départ, l'aéroplane relombe après quelques mètres. Une hélice et le gouvernail de profondeur sont brisés.

11 mars. — W. Wright partant sous la seule action des hélices et sans le secours des poids du pylône, sur son rail non auonge exécute un vol de 2 min. 22” et un second de 5 min. 3%” par vent de 5 mètres.

2 mars. — ? vols de 10 min. avec de Lambert el Fissahdicr

13 mars. — ? beaux vols avec le capitaine Lucas Gérardville,

Le roi d'Angleterre à l'aérodrome de Pont-Long. En avant, de gauche à droite: S. M. Edouard VII, W. Wright, O0. Wright. (Pholo Branger).

16 mars. —— Vol de 15 anin. avec P. Tissandier.

17 Mars. — Visite du roi d'Angleterre qui écoute avec le plus vif intérêt les explications fournies par Wilbur et Orville Wright et assisle, émerveillé, à

Les délégués du groupe de l'aviation de la Chambre des députés 4 l'aéredrome de Pont-Long

{Photo Brangeri.

158 1 Avril 1909

(Photos Branger) Les élèves de Wright

De haut en bas :

Le comte de Lambert (| remier vol seul le 17 mars) PauliTissandier (premier vol set! le 18 mars)

Le capiltaine4Lucas-Gérardville

2 vols l’un .de 7 min. par Wilbur Wright seul et un

autre avec miss Katherine Wright.

Premier vol du comte de Lambert. — Après le dé part du roi, le comte de Lambert exécute son premier vol seul à bord, évoluant durant 3 min. A l'atterrissage un peu lourd un patin est brisé.

18 Mars. — Tissandier exécute son premier vol seuil, et le prolonge 7? min. sans le moindre accroc. 19 mars. — Le comte de Lambert vole seul 22 min.

et reprend terre sans incidents. Paul Tissandier lit succède et vole de même 24 min. Le comte de Lambert repart ensuite seul et descend au bout de 6 minutes sur les signaux de Wilbur Wright.

20 mars. — Le groupe de la locomotion aérienne de la Chambre des députés visite l'aérodrome de Pont Long. Wright exécute devant la délégation un vol de 6 min. Puis M. Joly et M. Breton, députés, prennent successivement plage à ses côtés et exécutent, le premier un vol de 3 min., le second un vol de 5 min. M. Tharel de la Société l’Ariel, leur succède dans un vol de 4 min. Puis le capitaine Lucas Gérardville vole avec Wright S minutes.

24 mars. — MM. Tissandier et de Lambert gagnent chacun un des prix des 250 mètres. — Régulièrement inscrits pour disputer ces prix créés par la commission d'aviation de l’Aéro-Club de France, MM. de Lambert et Tissandier tirèrent au sort l'ordre de départ. Le sort favorisa Paul Tissandier qui partit à 6 h. du s. par vent assez fort. Il fit d’abord les 250 m. puis continuant, parcourut 10 fois la piste jalonnée, ce qui donne un vol de 25 kil. 250 mesuré à la corde en 27 59”; Très à son aise, l'aviateur adressait au passage des signes amicaux aux commissaires.

Un peu plus tard le comte de Lambert renouvelait la même performance, parcourant 25 kil. 250 en 27 11”.

MM. Speakman, Sallenave, Conget, Wesht, Bournac de l'Aéro-Club du Bearn contrôlaient les essais.

W. Wright n'était plus à Pau pour applaudir au succès de ses élèves. Il était parti pour Rome où il va donner une série d'expériences publiques et probablement former des élèves civils et militaires. Son frère Orville et sa sœur miss Katherine Wright, son allés visiter au Mans, les Hunaudières et le camp d’Auvours où W. Wright fit ses débuts en France, et saluer les nombreux amis qu'ils comptent au Mans et à PAcro-Club de la Sarthe. M. Léon Bollée, président du Club et Mme Léon Bollée donnèrent en leur honneur une brillante réception. Après être revenus à Paris, Orville Wright et Katherine Wright rejoindront sans doute leur frère à Rome, où l’on à aménagé un aérodrome au Centocelle.

Le ‘ GOUPY N° 2"

Fait unique, peut-être, dans les annales de l'aviation : voici qu'un aéroplane, dès sa première sortie, quitte le sol et y revient sans incidents, successivement conduit par À pilotes dans la même séance. L’honneur en revien au Goupy 11 reproduit ci-contre. Essayé à Buc, le 9 mars il fait 200 m. à 7 ou 8 m. de hauteur conduit par M. Goupy, et 100 m. conduit par le lieutenant Calderara de la marine italienne.

Le Goupy II construit par les ateliers Louis Blériot sur les données de M. Goupy qui l’a étudié avec le concours du lieutenant Calderara est un biplan dans lequel, contrairement à ce qui se fait le plus souvent le plan supérieur déborde largement en avant le plan inférieur. L’envergure des plans tendus de toile Continental est réduite à 6 m. et leur longueur d'avant en arrière est de 1 m. 60. Surface totale : 26 m°. 2 cloisons verticales réunissent les deux plans auxquels elles se raccordent en haut et en bas par un élargissement arrondi de facon à éviter le plus possible les pertes marginales.

La queue arrière est constituée par ? plans transversaux également en échelon, mais d'envergure beaucoup moindre et réunis aussi par ? cloisons ver-

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PAérophile du 1° Avril 1909 X]

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XI

l'Aérophile du 1°" Avril 1909

Comme le ” LE ebaudy ” (partie aérostatique).

Comme la ” Ville de Paris ” ae nement Français), PARIS-VERDUN.

260 kilomètres (le 16 janvier 1908), 3.200 mètres cubes.

Comme la ” Ville de Bordeaux ”

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