BOIS CREUX
d’Usine à vapeur
43, Quai de Seine
COURBEVOIE (SEINE)
l’Aérophile 177
La suspension amortissante Louis Kreguet pour appareils d'aviation
Ce système de suspension amorlissante a pour but d'empêcher les atterrissages brutaux des appareils d'aviation. Il est fondé sur les lois de l'écoulement des liquides.
Un cylindre creux A (fig. 1) formant corps de pompe est relié aux roues portantes B sur lesquelles repose l’appareil. À l'intérieur du corps de pompe coulisse un piston C relié par une tige creuse D étanche ou non, en un point E du châssis de l'appareil. La course du piston à l'intérieur de A est aussi grande que Jon veut. Le corps de pompe A est rempli de liquide et le piston C est percé d’un ou plusieurs orifices a qui permettent l'écoulement du liquide entre la partie inférieure et la partie supérieure, et vice-versa, du corps de pompe.
Quand l'appareil d'aviation est enlevé, c’est-à-dire en l'air, le poids des roues et du corps de pompe A fait descendre Ce dernier à fond de course et le liquide vient remplir la partie inférieure du corps de pompe.
Quand l'appareil atterrit, le liquide se comprime violemment dans le corps ue pompe et il s'écouie à travers les orifices du piston avec une vitesse proportionnelle à la racine carrée de la pression de ce liquide. La vitesse vive de l’appareil d'aviation s'amortit ainsi progressivement pendant que le piston descend dans le corps de pompe et la force vive que possédait l’appareil se transforme en calories qui échauffent le liquide.
A orifice constant, la vitesse de descente du piston est proportionnelle à la vitesse de l'écoulement du liquide el par conséquent proportionnelle à la racine carrée de la pression liquide.