PRIX : (2 FRANCS
ARIS, 58, Rue de Monceau. — Téléph.
77 en Porte un moteur * AN
RS
LES DEUX PREMIERS VOYAGES AËRIENS FARMAN : Châlons-Reims et BLÉRIOT à Toury
ont été accomplis
GRACE AU MOTEUR ANTOINETTE
28, Rue des Bas-Rogers = PUTEAUX
l’Aérophile 203 :
Ceci est d'ailleurs extrêmement facile à faire ressortir par les considérations suivantes. En effet, lorsque l’appareil propulsé par son hélice, se meut à une vitesse de régime v à travers l’atmosphère, il refoule vers l'avant une masse d'air M et communique à celle-ci dans un temps £ une quantité de mouvement Mv et une énergie cinétique 1/2 M v?, tandis que dans le même temps l'hélice refoule en sens inverse, c’est-à-dire vers l’arrière, une masse d'air généralement beaucoup plus petite m à une vitesse V beaucoup plus grande et qui, en raison du principe d’égalité de l’action et de la réaction et puisque nous supposons uniforme le régime du système et constante la poussée f de l’hélice, est telle qu'on ait constamment :
NES RCI
mais à ces quantités de mouvement correspondent des quantités d'énergie cinétique 1/2 Mw et 1/2 mV° qui diffèrent d'autant plus l’une de l’autre que la masse d’air m sur laquelle s'appuie l’hélice est plus petite relativement à la masse d’air M déplacée par l’aéroplane. Dès lors il est facile de voir que l'énergie cinétique communiquée à l'air par Phélice et par conséquent la puissance méca-
nique à mettre en jeu pour actionner celle-ci V MES :
est — ou — fois plus grande que celle strictement v mn
nécessaire à la propulsion de l’aéroplane. L’avantage des hélices de grands diamètres à grandes surfaces de pales tournant lentement sur les petites hélices à grandes vitesses angulaires se trouve ainsi nettement mis en évidence.
RENÉ ArNoux