L. LEcORNuU
Professeur à l'Ecole polytechnique, ancien président de la Société française , de navigation aérienne
GYROPLANES
1. — La discussion qui s’est élevée entre MM. Sée et Drzewiecki (1) m’'incite à présenter quelques calculs qui pourront jeter un peu de lumière dans le débat.
Bien qu'en principe je partage le scepticisme de M. Drzewiecki sur l’avenir des gvroplanes comme engins pratiques de locomotion, et sans prétendre qu'ils ne marcheront pas, je considère comme erronées les conclusions de cet ingénieur quant au travail nécessaire. La démonstration de M. Drzewiecki revient à ceci: que la puissance théorique nécessaire pour la sustentation à point fixé d’un hélicoptère est égale au travail d'inertie de la colonne d’air qu'il faudrait projeter sous les ailes de l'hélice uu repos, soit sous surface NS, pour soutenir la charge P.
Ces prémisses donnent P — JL SV? soit EP 0.065 SV° pour l'air dont 3 = 1 k. 30; de là le travail PV.
Comme les expériences ont démontre qu'au lieu de 0.065 on a 0.085 environ, le travail théorique est
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Or, ceci est inexact ainsi qu'on le verra plus loin.
2, - Si V est la vitesse de rotation, à: l’incidence des ailes et si les ailes ne s’entregènent pas, chaque aile répond aux lois de l’aéroplane. Lorsqu’elles sont des plans minces on a:
R = 0.085 SV* fer :.
Si les plans sont longs au sens du rayon et étroits, fui = V'sin. i sensiblement, comprises entre 0° et 12°.