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d’Usine à vapeur
43, Quai de Seine
COURBEVOIE (SEINE
l’Aérophile 225
Le 2 mai, après être repassés par Paris, les Wright parlaient pour Londres où ils étaient reçus le 3 mai en un déjeuner organisé par M. Frank-II. Butler et qui . réunissait avec d’autres convives onze personnes ayant
connu les joies d’une excursion en aéroplane. le soir, au banquet offert par l'Aéronautical Sociely of Great- Britain, le président remit à Wright une superbe mcdaille d’or.
Le lendemain, 4 mai les Wright élaient les hôtes de l’Aéro-Club of the United Kingdom dont ils visitaient l'aérodrome à l'ile Sheppev.
Le 5 mai, les Wright s'embarquaient sur le Xronpri.zessin-Cecilia à destination de New-York. Au nom du gouvernement américain, le président Taft remettra le IS juin, aux illustres inventeurs, une médaille d’or spécialement frappée à leur intention.
On sait que Wilbur Wright doit reprendre et terminer les essais imposés par le War-Office pour la réception au prix de 125.000 francs par le Signal Corps U. S. A., de l’aéroplane Wright : on sait que ces essai: brillamment commencés par Orville Wright à Fort- Myer, furent interrompus par la calastrophe qui coûta la vie au lieutenant Selfridge. Une prorogation de délai fut accordée aux inventeurs pour satisfaire aux conditions imposées que l'on trouvera dans l'Aérophile du 15 mars 1908.
W. Wright reviendra en Europe en automne et expérimentera sans doute en Allemagne où M. von Kehler. directeur de la Motor Luftschiff Studien-Gesellschaft aurait acheté 500.000 fr. la concession de son système. Les expériences à Berlin seraient organisées par le jourhal Lokalanzeiger.
Les élèves de Wright en France. — \[IM. de Lambert et Paul Tissandier, les anciens disciples de W. Wright. devenus à leur tour professeurs, ont regagné Pau où se trouvent également en ce moment leurs propres élèves MM. René Gasnier et Alfred Leblanc qui seront bientôt rejoints par MM. Henry Kapferer, le capitaine Ferber, Jehreck et Gans de Fabrice, l'ingénieur et sportsman allemand bien connu, acquéreur d’un appareil.
C’est le 30 avril que Paul Tissandier avec le Wright primitif muni d'hélices neuves, exécutait un vol de 12 minutes en présence de MM. Gustave Gasnier, René Gasnier et Henry Kapferer.
Le 1” mai, nouveau vol de Paul Tissandier. Le lendemain tandis qu'on essayait les hélices au point fixe, un coussinet chauffa, mais contrairement à ce qui a été oe il n’y eut pas d’avaries résultant d'expériences de vol.
Le nouvel appareil construit par la Société Astra est arrivé à Pau, mais les essais ne commenceront que dans quelque temps.
On assure toutefois que le comte de Lambert se rendrait à Cannes, à l'aérodrome de la Napoule, créé par la société « Ariel » et c’est là qu'il poursuivrait l'apprentissage de Léon Delagrange, à peine commencé au
Pont-Long.
Le monoplan José Weiss
Le monoplan José Weiss qui fut très remarqué au Salon aéronautique de Londres rappelle dans l'aspect général de la surface portante, les remarquables petits modèles du même aviateur présentés au concours de modiles de ï'Aéro-Club en 1905 et au concours du même genre organisé en 1907 à Londres. (V. Aérophile de mars 1906, mai 1907, 15 décembre 1908). C’est assez dire que la forme de cètte surface rappelle de très près celle des ailes de l'oiseau en planement.
Envergure : 10 mètres ; longueur d'avant en arrière : 6 mètres ; surface : 14 n°; poids total, opérateur compris : environ 220 kgr.: vitesse prévue : 62 kilomètres.
Moteur Anzani 12 chx, 3 cyl, refroidissement par air actionnant par chaines 2 hélices de 1 m. 95 de diamètre K placées à l'arrière des ailes, de chaque côté du COrPS Z de l'appareil. &
Le monoplan José Weiss au Salon aéronautique de Londres. Vue de côté prise d'en dessous.
La machine est montée sur % roues qui à l'instant de l'essor restent sur le sol. La disposition des ressorts à pour effet de tenir automatiquement l'appareil nez au vent pendant le parcours sur le sol.
Il est probable que cette suspension, un peu lourde, sera remplacée par de simples palins pour l'atterrissage ; dans ce cas, à l'essor, non seulement les roues, mais le chariot tout entier, resteront sur le sol.
La direction se fait par une paire d’ailerons placés de chaque côté du corps immédiatement derrière les hélices et commandés par pédales.
La direstion verticale s'obtient par l'action simultanée des ailerons, la direction horizontale par leur action séparée ou inverse. Ce système de direction, essayé sur des modèles en demi-réduction, donne des résultats très constants et laisse libres les deux mains de l'oprrateur.
Le réglage produisant l'équilibre automatiquement se
Le manonlan José Weiss vu de.front,