‹ L'Aérophile (volume 3)Chapitre 370 sur 698 · PROJET ARMENGAUD JEUNE · texte numérisé non relu

PROJET ARMENGAUD JEUNE

L'auteur de ce projet, qui a assisté à un très grand nombre d'expériences d’aéroplanes, a constaté que le mode de lancement adopté par les aviateurs français soit avec les monoplans, soit avec les biplans, était des plus défectueux. Neuf fois sur dix l'essor ne se produit pas au moment voulu, dès que la vitesse de régime est atteinte, c’est-à-dire lorsque la réaction verticale due à la pression de l’air arrive à contrebalancer le poids total de l'appareil.

La cause de ces échecs doit principalement être attribuée à la nature du terrain, c’est-à-dire à la configuration qu'il présente à l’endroit où se trouve l'appareil quand il est capable de s’enlever. Par exemple, lorsque le terrain offre une dénivellation latérale assez marquée, il en résulte une inclinaison vers la gauche ou vers la droite des surfaces sustentatrices, et alors la

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