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Certes, la méthode française, qui n’exige pas un appareil de lancement, comme cest le cas pour les expériences des frères Wright, est de beaucoup préférable et ce sera certainement celle de l'avenir, à moins qu’on ne réussisse à réaliser un organe auxiliaire de lancement adhérant au corps de l’aéroplane. Mais on n’en est pas encore là et il faut reconnaître que tandis que les aviateurs américains ont eu rarement des manques dans le très grand nombre d’envolées et de prouesses qu'ils ont effectuées, entraînant très peu de dépenses pour les réparations, les aviateurs français, par contre, ont eu à subir tant de faux départs si souvent accompagnés d'accidents, que l’ensemble des frais de réparations ou de construction des nouveaux appareils a dépassé ? millions de francs. Dans cette somme nous Savons que le sympathique et persévérant M. Blériot entre pour près de 700.000 francs.
C'est poussé par ces considérations que dès le début de l'aviation, M. Armengaud jeune a engagé les aviateurs à aménager au moins le sol dans la partie de l'aérodrome où ils doivent effectuer leur vol, de telle manière qu'ils puissent prendre leur élan, en se dirigeant contre le vent et en assurant à leur appareil la position normale d'équilibre.