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Comme corollaire :
« S'écarter de la route de tout engin qui n'est pas ou n'est plus libre de sa manœuvre. »
Ce qui. évidemment, s'applique aux aéroplanes à terre, ou qui vont atterrir, et enfin aux ballons sphériques qui sont les jouets du vent, ou aux ballons dirigeables qui le deviendraient.
Les mêmes règles naturellement s'appliquent aux ballons dirigeables entre eux et aux aéroplanes croisant des ballons dirigeables.
Pour les voyages de nuit, il faut encore imiter les usages de la marine qui prescrivent trois feux : un feu blanc, en haut, visible de partout ; un feu vert, visible en avant et à droite ; et un feu rouge, visible en avant et à gauche.
Il nous parait évident que les feux latéraux doivent être conservés, mais que le feu blanc, qui peut être un phare, doit être au-dessous, de manière à servir à l’aviateur pour inspecter la terre et en découvrir les écueils. Nous proposerions ensuite un feu jaune visible de partout, sauf du bas, car il faut bien signaler aux autres les parties hautes.
De cette manière, si l’autre vous montre quatre feux, il vient sur vous ; s'il en montre trois, il vient vers vous en oblique ; s’il en montre deux, il fuit et s'il n'en montre qu'un, il n’est pas à votre altitude. On est ainsi absolument renseigné sur la marche de l'adversaire ; mais, comme en toutes choses, il ne faudrait pas qu'il y eût une réglementation avant que la pratique n'ait montré les possibilités, c'est pourquoi nous avons, par cet artile, voulu appeler l'attention des intéressés et leurs coutroverses afin qu'il soit impossible d'être lié par des prescriptions trop étroites.
Capilaine FERBER
P. S. — Cet article élait déjà composé lorsqu’a paru, le 23 juillet, le communiqué suivant, émanant de la Commission aérienne mixie :
(1) Nous sommes dans l’espace. Les routes opposées ne sont pas forcément horizontales, l’une monte, l'autre descend. Il est logique que quelque temps avant le croisement chacun conserve son altitude, celui qui est le plus haut restant le plus haut.
(2) Angle de l’autre avec la direction que l'on suit.
(3) Et contraitement à la règle édictée pour les voitures, que l’étroitesse des routes seule excuse ; car elle est dangereuse. Sur la route, celui qui dépasse peut, en effet, à tout instant, en rencontrer un qui croise.