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PREMIÈRES JOURNEES

La date de notre tirage ne nous permet point de publiear dans ce numéro les résultats complets de la Grande Semaine de Champagne que les lecteurs de l’Aéroplile pourront lire dans notre prochain numéro.

Nous ne pouvons non plus nous étendre ici sur les détails pilloresques connus de tous d’ailleurs par les quotidiens.

I serait, d'autre part, prématuré de tirer les conclusions de cette magnifique série d'épreuves avant qu’elle ne soit terminée. On peut néanmoins constater dès iaintenant le succès complet du meeting de Champagne. Malgré le Lemps peu favorable des premières Journées, l’affluence du:public a été aussi considérable qu'on pouvait l'espérer, l'organisation matérielle parfaite. Le comité rémois que préside si habilement 1e marquis de Polignac a su parer aux difficultés imprévues, il à magnifiquement gagné la rude partie qu'il avait engagée ; il a droit aux remerciements et à la gratitude de tous ceux qui s'intéressent à la locomotion nouvelle.

La tache était ardue aussi pour l'Aéro-Club de France et ses dévoués commissaires sportifs : MM. le comte de Castillon, Paul Rousseau, Ed. Surcouf. Bien secondés par les commissaires-adjoints que leur labeur un peu ingrat n'â pu rebuter, les commissaires sportifs placés souvent, par la faute des circonstances méologiques, en présence de situations délicates, obliués à des décisions capitales el immédiates en matière absolument neuve, ont rempli leur mission à la salisfaction générale.

Quant aux concurrents, stiniulés par lémulalion sporlive, ils ont su nous prouver, malgré l'hostilité des éléments, ce que l’on peul attendre de l'aviation. Des hommes nouveaux se sont révélés, des aviateurs déjà glorieux ont confirmé leur: mérile ; si certains appareils déjà appréciés n'ont pu, faute d’une préparation suffisante, donner leur mesure, des engins encore peu connus ont démontré leur qualité. On à pu aussi £onstater l'importance de la valeur de l'homme dans les résultats que peuvent donner des appareils similaires. Cette intervention du facteur humain nous rassure dès aujourd’hui sur l'intérêt prolongé et la vitalité réservés au nouveau sport; son avenir. en tant que sport, ne dépendra peut-être pas uniquement des perfectionnements mécaniques dont le terme pratique finira par être atteint, comme il paraît l'être aujourd'hui pour l’automobilisme terrestre.

Nous avons enfin pu voir à Reims, pour la première fois, des aéroplanes volant, non pas iso!ément contre la montre ou contre le mètre, mais luttant entre eux au même instant, au même endroit, c’est-à-dire dans les conditions indispensables pour une légitime et insiructive comparaison des résultats.

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