‹ L'Aérophile (volume 3)Chapitre 491 sur 698 · ARTIFICIELS · texte numérisé non relu

ARTIFICIELS

La couverture des ‘Oiseaux Artificiels'” par François Peyrey. (Dessin en 3 couleurs par Mich)

« Les oiseaux artificiels » constitueront la troisième assise du monument élevé par François Peyrey à l'Idée aérienne. Ainsi que le titre le fait présumer, l'ouvrage traite exclusivement de l'aviation. L'auteur, qui fut mélé dès l'origine au mouvement aéronautique contemporain, ébait mieux placé que personne pour donner, aujourd'hui que le triomphe est enfin venu, un exposé clair, méthodique et substantiel des efforts qui nous valurent les victoires actuelles. | |

Sans s’assujettir à suivre l’ordre chronologique qui n'apporte dans la mêlée des faits et des événements qu'un fil conducteur bien ténu et bien fragile, l'auteur absolument maitre de son sujet, procède par divisions bien nettes et bien tranchées, sans aucun arbitraire, mais conformément aux faits et aux choses. C’est ainsi qu'il traite successivement, chaque chapitre, épuisant son sujet, des trois branches de l'aviation : ornithoptères, hélicoptères, aéroplanes, avec quelques données additionnelles sur le cerf-volant et le parachute.

La deuxième partie d'où se trouvent avec raison, bannies loutes les fastidicuses légendes que les auteurs se repassent pieusement de génération à génération, nous conduit de Lilienthal, ce grand précurseur, aux frères Wiisht, ces grands réalisateurs.

Vient ensuite l'étude méthodique des aéroplanes à plans superposés, des aéroplanes monoplans, et des aéroplanes à plans en tandem. La sixième partie, « L'Avenir de l'Aviation » traite des possibilités prochaines ou plus lointaines du vol mécanique, du retentissement qu'il aura, sur nos lois, nos mœurs, nos habitudes.

Dans cet exposé, qui ne paraît jamais long malgré son développement, l’auteur a réussi à éviter la monotonie des énumérations fastidieuses, l’aridité de formules souvent inutiles, parfois erronées. Il apprend simplement au lecteur, en un style toujours agréable, malgré sa précision, comment est fait un aéroplane moderne, comment et pourquoi il vole, comment Où le manœuvre. La documentation est aussi riche que consiencieuse, et puisée aux sources les plus sûres ; l'illustration, abondante et fort bien faite, la commente et l'éclaire. Le livre se lit d’une traite ; il sera profitable à tous : aux spécialistes et aux techniciens en quête d'un renseignement, d'une donnée précise, d’une date, et au simple lecteur qui, sans pousser trop loin, voudrait bien se faire une idée exacte de l'aviation, mais ne consent pas à pâlir sur un illisible grimoire.

La question est toujours sérieusement traitée. Les difficultés d'exposition ne sont pas éludées comme il arrive dans trop d'ouvrages hâtivement élaborés. Les lecteurs, à qui leurs connaissances spéciales permettent une étude plus approfondie des phénomènes, trouveront dans une importante annexe une série de notes techniques qui leur donnera les éléments indispensables d'une saine théorie. C’est à dessein que l'auteur a reporté en fin de volume cette partie, un peu plus ardue. Les choses essentielles peuvent ainsi se lire sans fatigue et sans sur“harger le texte principal. En voilà plus qu'il n'en faut, n'est-il pas vrai, pour que ce livre figure bientôt dans toutes les bibliothèques, car aujourd'hui tout le monde est plus ou moins aviateur, au moins d'intention ou de sympathie, sinon de fait. PuiLos

Le IV° Congres International d'Aéronantique

Du 18 au 24 septembre, se tiendra, à Nancv, le quatrième Congrès International d'Aéronautique.

La Commission permanente internationale d'aéronautique, présidée par M. Ch.-Ed. Guillaume, invite les rapporteurs à faire parvenir leurs communications :

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