LE RAID DU “ RÉPUBLIQUE
Le dirigeable militaire, parti pour les manœuvres, doit s'arrêter à mi-route
Le République, le magnifique dirigeable militaire type Lebaudy de 3.400 m°. bien connu de nos lecteurs, avait été désigné pour prendre part aux grandes manœuvres du Bourbonnais.
Le 1* septembre, le dirigeable effectuait une dernière sortie de mise au point, quittait Chalais-Meudon vers 7 N. 1/2 du matin et, évoluant avec une parfaite aisance, se dirigeait vers Paris. Il passait au-dessus de la Madeloine, de l'Opéra, lraversail la Seine, décrivait un grand cercle autour de Notre-Dame et, remontant les rives du lieuve, reprenait la direction du parc aérostatique militaire, où il atterrissait sans encombre ayant tenu l’almosphère pendant près de deux heures.
Le 3 septembre, enfin, le République quittait Cha- Jais-Meudon à 7 h. du matin dans l'intention de gagner La Palisse où un hangar avait été édifié pour le recevoir.
L'auto-ballon fit route normalement jusqu'à Montargis, franchissant les premiers 100 kilomètres en trois heures environ. Mais le vent commençait à se lever. Après un atterrissage qui dura une heure à Saint- Hilaire-sur-Puiseau pour réparer un aileron dont la commande avait été rompue, le dirigeable, passait sur Cosne où il fut signalé louvoyant contre le vent.
La population tout entière était sur pied, acclamant le passage de l’aéronat qui se dirigeait vers Nevers où il devait faire escale.
Le dirigeable venait de traverser la Charité-sur-Loire, luttant contre le vent de plus en plus fort, contre les remous qui constamment modifiaient son allure, lorsque tout à coup les hélices s'immobilisèrent. Une seconde fois le dirigeable était en panne. Il prit de l'altitude, franchit la Loire emporté par le vent et s'en fut au-dessus des bois qui bordent le fleuve.
Puis on vit soudain le dirigeable descendre dans un champ et jeter son guiderope.
Quelques cultivateurs s'en emparèrent, mais ils étaient trop peu nombreux et le dirigeable les entraina. Cependant l’aéronat se rapprochait du sol, et venait malencontreusement heurter un pommier isolé au milieu du champ. La pointe de la nacelle toucha l'arbre et le bâti en aluminium fut sérieusement endommagé.
Le capitaine Bois qui pilotait le dirigeable essaya quand même de réparer les avaries. On constata d'abord que l'arrêt du moteur s'était produit à la suile d’une mauvaise circulation d’eau qui avait fait chauffer le moteur.
Mais soudain un craquement se fit entendre, l'enveloppe du dirigeable, qui par les condensations et les pertes de gaz n'avait plus toute sa rigidité, venait de se surélever à l'arrière, déformant l'empennage. Le vent se levait et le dirigeable soulevé pouvait menacer de fuir, insuffisamment maintenu. Il n’y avait plus qu'à le dégonfler
Aussitôt, l'équipage du ballon. aidé par quelques sapeurs du génie qui avaient suivi en auto depuis Chalais-Meudon, se mit en devoir de démonter les hélices afin de protéger la partie mécanique et pour que celle-ci n'ait pas à souffrir du dégontlement. :
Ces préparatifs furent fort longs, et ce n'est qu'à la fin de la journée que la corde du panneau de déchirure fut, tirée. |
Le beau dirigeable qui, le 14 juillet dernier, évoluait au-dessus de Longchamp gisait maintenant éventré dans an champ de Jussy-le-Chaudrier, pelite commune située à 5 kilomètres de la Charité-sur-Loire et à 25 kilomètres de Nevers.
Voici, à titre documentaire, l'horaire du dirigeable dans ce voyage qui finit si mal : Û
Chalais-Meudon (départ), 7 h. 10. — Juvisy (15 kil.) 7 h. 40. — Essonnes (30 kil), S h. 10. — Fontainebleau
422 15 Septembre 1 09
Le dirigeable militaire République après l'accident survenu à la suite d’un atterrissage imposé par une panne aux Bruyères, canton de Jussy-le-Chaudrier (Cher). République se rendait à Lapalisse pour participer aux grandes manœuvres.
(56 Kkil.), 9 h. — Nemours (70 kil.), 9 h. 25. — Montargis
(100 kil.), 10 h. 15. — Saint-Hilaire-sur-Puiseau (112 kil.),
arrivée à 11 h., départ à midi 10.
Saint-Hilaire-"\r-Puiseau, départ à midi 10 après es-
cale et réparation de {a panne. — Nogent-sur-Vernisson ‘117 kil.), midi 20. — Briare (140 kil.), 1 h. — Cosne 168 kil), à h. — La Charité-sur-Loire (195 kil), 3 h.
Dans la soirée, un détachement du 1" génie composé de 50 hommes et commandé par un lieutenant, quittait Paris par le train de 9 h. 50 pour se rendre sur les lieux.
Après avoir examiné la situation, le commandant Bouttieaux et l'ingénieur Juiliot décidèrent de faire démonter immédiatement les diverses parties äe l'aéronat et de transporter le bâti el l'envelc5pe par chemin de fer à La Palisse, où l’on procédera aux réparations nécessaires, puis, par la suite, au regonflement du ballon à l'aide de voitures à tubes d'hydrogène.
Grâce à l’activité avec laquelle le génie, aidé de M. Julliot, a mené ces travaux, le République peut prendre part aux manœuvres.
Les sorties du “Liberté ”
C'est le 27 août que le dirigeable Liberté, le magnifique aéronat construit sous la direction de l'ingénieur Julliot, dans les ateliers de MM. Lebaudy frères, à Moisson, pour le compte du gouvernement français “uta sa première sortie.
5 h. 50, l’auto-ballon était sorti de son hangar de )issOn.
A 6 heures, prenaient place à bord : MM. Juliiot, Juchmès, le capilaine Etevé, de l'établissement militaire de Chalais-Meudon, et quatre mécaniciens, et aussitôt le signal du départ était donné.
Le grand dirigeable, dont l'équilibre est parfait, tint fort bien l'atmosphère ; il s’éleva à 150 mètres d'altilude et évolua longuement dans la région, À 8 h. S m. exactement, il atlerrissait près de son hangar.
Le ballon avait fait preuve de telles qualités de souplesse et de stabilité que les constructeurs décidèrent
de commencer immédiatement ses essais officiels ae réception.
Seconde sorlice le lendemain malin, 28 aoùl. — le
Liberté évolue pendant une heure dans les environs de Moissan et du château de Rosny.
À bord se trouvaient le prince Murat, Mmes Pierre el Paul Lebaudy et cinq hommes d'équipage. L'aéronat était piloté par Juchmes.
Le 1" septembre, nouvelle sortie marquée de plusieurs ascensions successives.
À 6h. 58, le dirigeable partait et évoluait longuement au-dessus de Bonnières, Rosny. Une panne de graissage coutraignait le dirigeable à regagner son hangar, et les mécaniciens procédaient aussitôt aux réparations.
A 8 heures, le ballon était prêt, et à S h. 9 était donné, à nouveau, le signal du départ.
Le dirigeable partait à toute vitesse, mais bientôt, le vent augmentant d'intensité et le ciel se couvrant de nuages, le Liberlé virait de bord et, à 9 h. 24, était äe retour à Moisson, où l'atterrissage s'effecluait de la meilleure facon.
A bord : MM. Rey et l’adjudant Ménard, mécaniciens ; Planchet et Landrin, aides-mécaniciens ; capitaine Etevé, passager.
MM. Paul Lebaudy et l'ingénieur Julliot assistaient, aux essais et suivaient le dirigeable en automobile.
Le Raid du ‘Zeppelin ”
De Friedrichshafen à Berlin et de Berlin à Friedrichshafen avec escales forcées
On se souvient du voyage de 24 heures que fournit. il y a quelque deux mois, le Zeppelin, qui avait pour objectif Berlin, mais qui dut virer à Bitterfeld.
Le comte Zeppelin (dont l’aéronat fut endommagé assez sérieusement dans un atterrissage qu'on n'accepla
pas généralement comme volontaire) voulait une revan-
Le Zeppelin TIT atterrit.
REP
LES MOTEURS 6 ol. 20/26 hp 62 kgs 608 EXTRA-LÉGERS REP ru
ls sont légers par leur conception méme. — Ils sont les seuls pesant réellement moins de deux Ixilos par cheval en ordre de marche. — Ils sont essayés de une à trois heures en présence du Olient avant. livraison.
MONOFLANS REP Se
Is peuvent être maniés après un oouùurt apprentissage. —= Iis ont le mmellleur rendement: ils portent 26 kgs par tm! à 6O à l'heure. — Le retour au SOL est ammorti par une suspension oléo-pneumatique.==11s sont essayés sur l'aérodrome privé des Établissements Robert ESNAUL/T- PELTERIE à Buc, près Versailles, qui est à la disposition des Ciients.
sut CR, ="
Elles sont à quatre pales, en alumminmitmm. — Souples et très 1égères.-- Leur rendement normal est de 80 O/O.
l’Aérophile du 15 Septembre 1909 XI L'Aéroplane REP 2 bis gagnant à Euc le 3° Prix des 200 mètres
DEMANDEZ LES CATALOGUES
Rokert ESNAULT-PELTERIE
149, Rue de Silly
à BILILANCOUXT
près PARIS (Seine) Tél, 8672-01. - Adressetélégr. REP. BILLANCOURT
Le Motenr 30/36 hp REP 7 cylindres
l’Aérophile du 15 Septembre 1909
| POUR BALLONS | — DIRIGEABLE/
AGournAy. Ds
—— MILITAIRE SJ Système VANIMAN |
BREVETÉ en France et à l'Etranger
Des Hangars de ce système, commandés par les Gouternements Français et Rasse, sont actuellement en cours de construction.
MEILVIN VANIMAN Ingénieur Constructeur
Usine : 1, rue des Agnettes, GENNEVILLIERS (Seine)
Prendre le tramtway à la Madeleine pour Asnières et descendre Place des Bourguignons à Asnières
£ PPS
Une escale du Zeppelin III.
che et promit de revenir bientôt de Friedrichshafen à Berlin.
Parti de Friedrichshafen le 27 août à 4 h. 53 du matin, le Zeppelin fut signalé à Ravensbourg, Biherach, Ulm, Heipelheim et Nordinghen, puis une dépêche partie de Gunzeihausen apprit que le dirigeable avait dû, par suite du bris d’une hélice et d’un accident survenu au moteur, atterrir à Ostheim, en Franconie moyenne, à 11 h. 4.
Après une réparation de fortune, il reprenait l’atmosphère deux heures plus tard pour s'arrêter à Nuremberg et y changer de moteur.
Il en repartail le 28 août à 2 h. 10 du matin, passait à 11 heures au-dessus de Hof, et, à midi 15, planait sur Plauen (Saxe).
Un vent contraire l'empêchait à ce moment d'aller sur Berlin à plus de 30 kilomètres à l'heure.
On prévoyait qu'il ne pourrait arriver dans cette jour-
L'empereur et l'impératrice d'Allemagne, entourés de leur suite, félicitent le comte von Zeppelin à son atterrissage
Berlin,
née dans la capitale allemande, et déjà le kronprinz et le comte Zeppelin avaient convenu de faire atterrir le ballon à Bitterfeld, alin qu'il arrivât en plein jour à Berlin, où la population l'attendait dans la plus grande impatience.
Une panne survint encore à Schmohn, à 70 kilomètres de Leipzig. mais il passa cependant sur celte ville à 5 h. 1/2 de l'après-midi, marchant très régulièrement, mais sans vitesse.
Assez tard dans la nuit, il prit terre à Ritterfeld, comme il était entendu, et reprit sa route vers Berlin le 29 août à 7 h. 1/2 du malin.
À 9 h. 45, il passait à Julerborg ; à midi, à Postdam, el entin à midi et demi le dirigeable allemand, piloté par le comte Zeppelin, qui avait pris place à bord a Bitterfeld, arrivait au champ de manœuvres de Tempelhof.
Après avoir salué l'empereur, le comte, qui barrait lui-même, évolua devant la tribune impériale au milieu des « Hoch ! Hoch ! » enthousiastes sortis de cent mille
‘Berlin
&) 7, *rAelhor. Jegel'soyP ais
Mie
escale. dep [Sept ablPsonr Eisleben escale -déptle PÿAout 3 2430 mn
Dresdère
Leipzig |
Han RS É Wurikours Ÿ AUTRICHE