‹ L'Aérophile (volume 3)Chapitre 516 sur 698 · AL · texte numérisé non relu

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Le mémoire présenté sur la Circulacion aérienne au Congrès de Nancy, par M. du Laurens de la Barre, le distingué avocat à la Cour de Paris, membre de la C. P. I. A., pose les grandes lignes au problème avec un: merveilleuse clarté et une grande hauteur de vues.

Trois points principaux sont à examiner, tout d'abord, d’après l’auteur du mémoire : l’espionnage, la contrebande et les maladies contagieuses.

Il est incontestable que le jour où la locomotion aérienne se sera développée, grâce à la perfection des’ engins et à la hardiesse des pilotes, il y aura lieu d'envisager les inconvénients que ce nouveau progrès entraînera fatalement avec lui et de prendre les précautions voulues contre les abus qui pourraient en résulter.

Ces questions sont faciles à résoudre en respectant les droits de chacun, aussi bien des Etats que des individus. Sauf certaines restrictions, qui s'imposent obligatoirement dans l'exercice et la jouissance d’un nouveau droit, pour ne causer aucun préjudice à autrui, l'océan aérien devrait être ouvert à ious, comme l'océan maritime l’est depuis le jour où l'Angleterre a dû renoncer à s'arroger l'empire des mers quelle exerca pendant longtemps.

La similitude entre les deux océans : aérien et marilime n’est pas absolue. Il ne faudrait donc pas calquer ni Copier trop servilement dans les réglements maritimes les dispositions nouvelles à appliquer au Code aérien.

i1 souveraineté de l'air ne doit et ne peut appartenir à personne tandis que la liberté de parcourir l'espace, en tous sens, devrait être le droit absolu de tout le monde, dans les limites, bien entendu, des droits et de la liberté des tiers.

Nous avons la plus entière confiance dans la haute mentalité des personnalités qui étudient actuellement cette question.

La France, qui a toujours élé à l'avant-garde du progrès, aussi bien au point de vue scientifique que moral, dotera bientôt le monde, nous en avons le plus ferme espoir, d'un projet de convention aéronautique internationale en harmonie avec l'esprit el les besoins modernes qui se résument en un impérieux besoin de liberté et de fraternité.

Bon sang ne saurait déroger et nous aurons, sous peu, une nouvelle Union : l'Union aérienne internationale qui sera, sans nul doute, la plus libérale et la plus éclairée de toutes les Unions.

. C'est au Congrès aéronautique de Nancy que les jurisconsulles et les principaux intéressés devraient en jeter les bases.

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