‹ L'Aérophile (volume 3)Chapitre 573 sur 698 · TOUR DU MONDE AËRIEN · texte numérisé non relu

TOUR DU MONDE AËRIEN

Les assurances et l'aviation. — La traversée de la Manche en aéroplane, par Blériot, eut pour résultat de créer une nouvelle branche d'assurances dans les Sociétés anglaises. Pendant son séjour en Angleterre, le monoplan Blériot-XI1 avait été assuré 250.000 francs contre le feu, le vel et l'accident pour une prime de quarante guinées par 100. Les courtiers s’attendaient à ce que le Pas de Calais devint bientôt le rendez-vous des aviateurs des deux Mondes, et voici, d'après notre confrère La Nature, le pourcentage des primes proposées aux imitateurs de Blériot :

Traversée du détroit à accomplir en 2 mois de délai : de 35 à 40 Æ ; accident fatal personnel en mer : 10 £: même accident non mortel : de 13 à 15 Æ ; détérioration de l’aéroplane en mer : 5 accident fatal sur terre : 15 £ : blessure personnelle sur lerre : 10 £..…

ce tarif n’est consenti qu'à des aviateurs ayant fail preuves (prominent flyers).

Notons à ce propos que j'aéroplane Blériof, inscrit sous le n° 22, qui brûla à Bétheny, le 29 août, dernier jour de la Semaine de Champagne n'était pas assuré contre l'incendie. Il faillit l'être, cependant. Notre ami, M. Auguste Nicolleau, l’'aéronaute bien connu, en avait préparé les polices pour une somme de 20.000 francs ; mais Blériot, occupé par les mille détails des épreuves, ne put trouver le temps d'examiner et de signer son Toujours malchanceux, le célèbre aviateur perdit ainsi ainsi la valeur totale, ou peu s’en faut, de son appareil.

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