PE RENE TEE AR UN
L'appareil permet également d'essayer les propulseurs du genre des roues à aubes ou à ailes battantes. ele.
Le Laboratoire possède trois dvnamo-dynamométriques de 30, de 50 et de 120 chevaux. Les vitesses angulaires entre lesquelles peuvent fonctionner ces 3 machines, tout en développant leur puissance nominale entière, sont comprises entre 500 et 1.500 tours par minute : c'est-à-dire que tous les cas peuvent être examinés, grâce à l'outillage de premier ordre dont le Laboratoire n’a pas hésité à se munir pour se trouver à hauteur des derniers progrès réalisés en aviation.
Résultats d'essais faits au Laboraloire. — En outre. des très nombreux essais exécutés pour les industriels,
clients du Laboratoire et qui restent leur propriété, il a.
été fait un certan nombre d'expériences qui ont été décrites en détail dans la Revue de Mécanique (février 1909) et dans le Bullelin des Ingénieurs Civils {août 1909). — C'est ainsi qu'on a étudié les hélices à deux. lrois et quatre ailes de même pas, de même diamètre. de même fraction de pas pour chaque aile, mais dont la fraction lotale de pas croil avec le nombre d'ailes (si elle est 2? pour deux ailes, elle sera 3 pour 3 et 4 pour 4 ailes). Ces études ont fait ressortir certains avantages que présentait l’hélice à 4 ailes sur l’hélice à deux ailes (à puissance égale 10 0/0 environ de poussée en plus, etc.) Elles ont mis en évidence la supériorité d’une hélice à deux ailes en bois présentant une épaisseur rationnelle et une face dorsale convenablement profilée sur les hélices en fer, dont les ailes sont de 3 millirn. d'épaisseur et sont montées sur un bras faisant saillie sur la face dorsale de l'aile, — Enfin elles donnent des résultats comparatifs sur une série d’une douzaine d'hélices en bois de différentes dimensions (Bulletin des Ingénieurs Civils, août 1909,
Fssais de moteurs thermiques pour aéroplanes. — Le Laboratoire National des Arts et Métiers est complètement outillé pour effectuer les essais de marche, de consommation, de puissance, etc. des moteurs d’aviation les plus puissants. Il possède des séries de dynamofreins allant jusqu’à 125 HP ; chacune d'elle pouvant développer sa puissance nominale entre 5(0 tours et 1.800 tours par minute. Ces appareils de construction irès soignée, d'une très grande sensibilité, viennent d'être munis d’un dispositif spécial qui permet d'obtenir une grande élasticité de fonctionnement.
Les essais de moteurs se font toujours par a°couplement direct, à l’aide d’un joint double de cardan réunissant les arbres du moteur et celui de la dynamodynamométrique.
Essais de matériaux destinés à l'aviation. — L'expérience de ces derniers temps n'a fait que confirmer les sages conseils du colonel Renard sur les épreuves que L0n ot faire subir à chaque partie du matériel employé.
C’est pourquoi il est indispensable que les aviateurs et les constructeurs connaissent toutes les particularités de résistance, de constitution de leurs hélices, de leurs arbres. de leurs câbles, de leurs tissus, de toutes les pièces enfin qui jouent un rôle dans leur appareil.
Le Laboratoire d'essais, srâce à son outillage perfectionné, grâce à son personnel compétent et spécialisé sur chaque question, effectue des essais de traction, de compression de flexion, d'usure. des essais au choc, des recherches micrographiques. des analyses chimiques des métaux, etc.
Par sa participation aux progrès de la science, il est devenu l’auxiliaire de plus en plus indispensable des aviateurs.
ai
Relations du public avec le Laboratoire d’Essais. — Toute personne (commerçant, industriel, ingénieur, etc.) qui désire recourir au Laboratoire, adresse sur papier libre une demande au Directeur du Laboratoire d'Éssais, 292, rue Saint-Martin, dans laquelle elle indique la na-. ture des essais à effectuer, et, s’il y a lieu, envoie à cet Etablissement des échantillons ou produits nécessaires pour leur exécution. Lorsqu'ils sont terminés un Procès- Verbal lui est remis.
Ce Procès-Verbal, signé par le chef de la section compétente, visé par le directeur du Laboratoire, relate les conditions et les résultats de l'essai. è
Ces résultats sont la propriété personnelle du demandeur de l'essai ; ils ne peuvent être communiqués à des tiers ou publiés dans des travaux qu'avec son aulorisation, les agents du Laboratoire étant astreints au secret professionnel.
Le Laboratoire possède les instruments les plus précis, les machines les plus puissantes et les plus sensibles et, d'une manière générale, un outillage de tout premier ordre permettant d'exécuter les essais par les méthodes les plus rigoureuses et les plus modernes.
Les essais effectués au Laboratoire sont rémunérés d'après des taxes élaborées par la Commission technique du Laboratoire et le Conseil d'administration du Conservatoire puis approuvées par M. le ministre du Commerce et de l'Industrie. Pour certains essais spéciaux dont les taxes n'auraient pas été prévues, le prix définitif est établi avrès l'essai.
Le paiement des taxes est effectué au Laboratoire d’Essais qui accepte les mandats chèques ou lettres chargées . X...
A propos du « Vent louvoyant n Troisième réponse à M. Alexandre Sée (1).
Puisque, d’après sa note du 1" octobre, M. Sée continue à faire état de son pli cacheté, dont il signale l’ouverlure, je suis bien obligé, maintenant qu'on en con-naît le contenu, d'examiner la portée de ce document d’ailleurs bien bref et bien vague. (Voir l’Aérophile du 15 juillet, p. 318, col. 1.)
Il en est pour ce texte comme pour le mémoire descriptif d’un brevet d'invention : il ne peut naturellement assurer la priorité pour les points inexactement ou même trop vaguement exposés, et à forliori, pour ceux qui ne sont pas indiqués du tout. Il est donc inopérant en ce qui concerne notamment les points suivants, qui sont les éléments essentiels de ma théorie du Voi horizontal contre Le vent (constituée par des principes geriéraux. applicables aussi à d’autres manœuvres voilières et par des propositions spéciales) :
Oblention d'une force propulsive par inclinaison {rinsversale et tout d'un bloc, des aîles et du corps orienté suivant la direction variable du vent relatif, dans te parcours d’arcs présentant leur convexilé au vent, precédé non mentionné dans le pli fermé et en opposition avec les idées de l’auteur (voir numéro âu #3 juillet, D 916. Col);
Nécessilé d’atténuer les perles d'énergie pouvant se produire le long d'arcs concaves vers le vent, non indiquée et d’ailleurs niée par M. Sée (15 juillet p. 317) :
Réalisation des conditions ci-dessus par vent moyen debout ; ce ras spécial. le seul où le Vol à voile se trouve être nraticable par utilisation des petites variations a7lmutales du vent. n’a pas été dégagé de propositions non seulement extrêmement vagues mais encore inexactes. comme je l'ai démontré (numéro du 1* septembre, p. 397 et du 1° octobre, p. 4##, col. 1).
Le dorument serret n'a donc en rien entamé, pour cette théorie, les droits de priorité conférés par l'envoi d'une Note à l’Académie et par une publication effective aux Comptes Rendus. #
Quant à l'explication générale du Vol à voile par les variations latérales du vent, j'ai éfabli qu’elle était inadmissible, et, par suite, je m'en désintéresse.
Commandant THOUVENY.
(1 Voir l'Aérophile des 15 juillet et 17 septembre 1909.
l'Aérophile du 1* Novembre 1909 1X
[757 CRIE ATX