USINES A PUTEAUX
l’Aérophile 557
imaginé, étudié et mis au point par lui, venait ainsi d'achever britiaiiment le pius lung Vol à lravers champs, ue Ville à Ville, dans les GONdiLONS orales Où doi se praliquer eL Se develuppel laViauon. La üUislauce de Duc à Charlres esl ue 40 kKilomeurcs environ, Ge par- GuurS à ele Luil ei 55 ninules. Maurice Falllull Se plopose ue reparlir de Chartres pour gagner Oricaus ; puis il La à biuis el de la renlrera à buc par une derniere ciape ; peut-elre a l'heure Où paruitronr ces liglies, cet aipie Gucuit par escale Sera-Lt-l Wernuné.
1. aelopiane Maurice Farmnan dont nous avons publié dans l’Aerophile du 15 fevrier 1909 la descripuon et les dessins, à e16é conslruit en 1JU8 par les ateliers Mallet, sur jes plans de Maurice Faran, Les essais Comiuencerent le 31 janvier dernier. La mise au point se poursuivit palenrment et avec succes. Neanimoins, c'esl seulement ces dernières semaines que Maurice Farman pul reprendre ses experiences avec assiduite. Les progres lurenl rapiues el ie Driliaul Sporisinan s’enlruliu presque LüuL ue suite à voler à L'uvers CHällips, par-dessus les OuStucles naturels. Voici Maurice rariuäu Uluiare d'ulie des plus bLeiles prouesses que puisse envier un äviuteur ; S1l peul a büun üroit, en elre 1er au point de Vüe pUreilielil SpUrUI, 11 Se rejuuilü, GOiililé CULISLEUC- Eur, ue 1d Huibriele iègitlile acquise allsl, dU prelluer Coup, àä SUN appüurell. Avec ie COuCUUrS Ge M. Neubaucr qui uirigeuil aveC lui le Palüis de | AUtwiivbiie, puis- Säiile aselice äululuvbpile el grand galuge parisien ; de M. neue, de là glratide carrosserie UU lice NU, Mäurice Fallliuil Siluslulle, & sûIl LuUt, counsirucueur d aerovpianvs. Voila une iuulque nuuvVeile qui debute Sous ü heureux auspices @L Qui selubie reuiur Lour ce qui peut coulribuer au succes : espr'l Spurul, eXAGellente Orguisäalion Comilierclule, labriculiloin et execuuon tecuniuue remarquaubies.
Chute mortelle de l'aviateur Fernandez ‘”
Le. 6 novembre à 7 h. du matin, l'aviateur espagnol Antoue Fernandez arrivait à Laërourome üe la blague, Pres U'Aullixks, pour ÿ poursuivre Les essäis de sui Dipian CUluniEIICeS depuis plusieurs Jours uvec des résuals encourageants. En examinanit [apparell avec son méCanicien Louis Leievre, l'aviuleur couslala qu'un Hi de cuuunaunde uu gouvernail étail rompu. l’resse d'expéruuenter, Fernanuez, tmaigré lès observations de SOL iECuLHiCIEN, ClUt pouvoir se contenter d'une l'eparalion de furlune fuite avec une shuple cordeletie. Cette luprudence alluit lui couler là vie.
A à D. 1/2 Fernundez partait, gagnant bientôt une douzaine de mètres de hautwur ; apres uüe ligne droite de äuv metres il vira sans incidents, parli Sur Une nouvelle ligne aroite. À 600 in. du hangar Laviateur vouiut aiterrir ; 1 ianuUuvra le gouveruail de profondeur, la hguture céda, el l'uppareil ne gouvernantL plus, capolta ci vil S’abinier Sur ie Sol. Le immulheureux avialeur Iut précipite avec Lant de vioience que su Léte se moula dans la terre ; le moteur acheva de 1 écraser, lui brisant 1à colonne verlévrale. La mort [ul instantanée el le docteur Clergue appelé par le mecanicien Lefèvre, aflulé par ce malheur, ne pul que constater linullite de tout soin. La cuge thoracique élail déloncce, le bras et la jambe gauche brisés, sans qu'il y eut hémorrhagie à l'extérieur, ni blessure apparente. Fernandez luisse une jeune veuve dont le désespoir est navrant el deux enfants dont le plus jeune à un mois à peine. A celle inforlunée famille, si cruellement frappée, nous adressons l'expression de n0s syimputhies émues. : Ê
Ainsi disparail tragiquement, après Selfridge, après Eugène Lefebvre, après le capilaine Ferber, sans avoir encore eu le temps de conquérir la grande notoriété, mais au moment même où il arrivail au succès, un aviuteur des plus mérilants et des plus sympüulhiques. De nalionulilé espagnole, Antonio Fernandez élail né le 2 février 1876 à Aranjuez, aux environs de Madrid. Sa profession de coulurier pour dames, où il avail conquis à force de travail, une avantageuse silualion se semblait guère devoir le préparer à s'occuper d'aviation. Mais Fernandez élait de ceux qui ont le goûl inné des applications mécaniques et qui suppléent parfois, par une réelle ingéniosilé aux lacunes de leurs connaissances théoriques.
Le premier appareil construit par Fernandez, fut pro-
(1) Voir photos en 1 page.
duit en public à la Semaine de Reims. C'était un biplan de dimension réduile, 8 m. d’euvergure el 10 m. de longueur, ?5 m* de surface, à ailes gauchissaules. A l'avant, gouernail de profondeur bipiun, à Larrière, queue de seclion cruciale. Moteur Antoinette de Z4 chx. actionnant une hélice propu.sive Chauvicre, de 2 m. de diamètre. Un unique levier relié à un losange articulé commandait les diverses manœuvres. Poids 220 kgr., sans le pilote.
Ni à lteuus, ni à Blackpool où il se rendit ensuite il n'obtint de résultats. Fernandez rappelé à Nice par les intérêts de son conunerce, résolut de poursuivre son entraînement à l'aérodrome d'Antibes. IL munit son appareil d'un moteur plus 1ort : 65 chx., et le 7 novembre il accomplissait une première et courle envolée en ligne droite. L'entraînement repril après une interruplion causée par le mauvais temps et le malheureux aviateur était en réel progrès ; il avait réussi la veille le tour complet de sûun aérodrome ; 11 semblait enun toucher au but de ses lougs et mériloires efforts, lorsque la mort lui barra le chennn.
Château vole plus d’une heure sur biplan Voisin.
Le 12 décembre, l’ingenieur Château se classe à son tour pari les aviateurs qui ont vule plus ü une heure. Paru à Ÿ h. #4 in. 46 S., Surle bipian Voisin de more conirere de Baeder, contre un vent d'est de plus de 6 in. 50 à la secunde, ii évolue auiour du Caiup et de la Gampagnie environnante, et alierrit à Lu h. 46 in. 1 s. La distance franchie atlemt environ 65 kilomeurvs.
La perliorinance à élé conlroiée par le baron Economos. MAI. Léon Demancest, Ponzein, Legugneux, bricourt, letard, qui ont signé le proces-verbal. Chateau va Sengagelr pour essayer de ravir la Coupe Michelin, à Henry Farman avant le 1 janvier 1910.
Balsan gagne le Prix Denoncin.
Le 12 décembre, dans la matinée, en présence des commissaires sportiiis, Jacques balsan, à l’au, a couru le prix Kobert-Denoncn, üe l’Aéro-Ciub de Fiunce.
11 a couvert 12 kilometres au lieu de 5 imposés par le règlement. Les coimissaires ofuvciels étaient MM. Leblanc, le prince Bibesco, Couget, Garet et Maraud.
Blériot à Constantinople, — Laissant pour quelques jours à Alfred Leblanc la direction de son école de l’au, Louis Bleriot s’est rendu à Constantinople pour y donner des conférences sur l'avialion et y faire ues démonstralions publiques. 11 y a reçu un accueil enthousiaste, mais fut viclime d’un sérieux accident, dont les suites seron!, heureusement, moins graves qu'on ne le Craiguit un instant.
Le 12 décembre, malgré le vent violent et de brusques rafales, Blériot, devant l'impalience de la foule, partit sur son aérojlane, de la place Taxim ; il séleva uisément à une quinzaine de mètres, quoique le vent l’entrainat à gauche. En arrivant au boul de la place, il voulut virer à droile, mais le vent s'engoullrant dans le profond et élroil ravin de Tatavia, l’entraina dans ce ravin.
L'aviateur tenta un second virage, mais une nouvelle rafale le précipila sur le toit d'une maison, d'où il tomba dans un pelit jardin. Blériot se releva lui-même, puis il fut conduit à l’école voisine, où ses amis accoururent et le l'ansportèrent dans une chaise à porteurs à l'hôpital français de Taxim.
Les médecins ont constaté une violente contusion du cité gauche, au-dessous de la dernière côte ; une légère égralignure à la main ; ils déclarent que les reins sont intucts et ils n'ont pas découvert de lésions internes ils estiment que le célébre aviatcur sera très vite rélabli,
L’aéroplane esl entièrement brisé, muis le molcur est intact. On attribue l'accident au peu d'étendue du ter rain d'évolution qui ne permit pas à Blériot de s'élevel assez haut pour manœuvrer malgré le vent.
15 Décembre 1909
La fabrication des hélices aériennes
1. Hélice À. P. à 2 branches en cours de fabrication. La pale située à est à sie ) r sage de la pale située à droite. — 2. Finissage de l'hélice. M. Benjamin Wassner vérifie, au moy'n d’un calibre,
dégrossi
gauche est déjà dégrossie, l'ouvrier va procéder au
la forme correcte de la surface alaire. — 3. Un des ateliers de l'A. P. Au premier plan, à droite : équilib ace d’une hélice à 2 branches posée sur ? couteaux : à terre une autre hélice à demi dégrossie; au second plan vernissige d’une hélice : on remarquera la beauté de son poli. — 4. Un hall des ateliers Stenger qui construisent les hélices A. P. (Pholo Rol.)