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SÉANCE DU 12 JANVIER

La séance est ouverte à l'Automobile-Club d'Angleterre, sous la présidence de M. Wallace.

L'ordre du jour appelle la discussion sur une modification de la base de représentation des Aéro-Clubs nationaux de la Fédération.

M. Jacobs (Belgique), auteur de la proposition, se lève et fait remarquer qu’en raison des progrès de la locomotion aérienne, le moie de représentalion acluel devient caduc, car il est certain que le nombre de inèlres cubes de gaz ne sigailie pas grand chose pour les appareils d'aviation. Il propose de faire 3 parts égales, en attribuant la mêrie importance aux sphériques, aux dirigeables, et aux appareils d'aviation, et de donner, dans chacune de ces classes, un maximum de 12 voix à la nation la plus favorisée.

Les voix étant proportionnées : pour les sphériques, à raison de une voix par 25.000 m° de gaz, comme cela a lieu aujourd'hui ;

Pour les ballons dirigeables, les voix seraient proportionnelles au poids utile emporté par les ballons réellement dirigeables de chaque pays ;

Pour les sppareils d'aviation, les voix seraient proportionnelles au nombre des appareils d'aviation de chaque pays ayant réellement volé.

On définira « ballon réellement dirigeable » celui qui aura été contrôlé officizllement sur un parcours de æ.. kilomètres.

Où définirait : « aéroplane ayant réellement volé », un aéroplane ayant élé contrôlé officiellement, en vol libre, sur un parcours de æ kilomètres.

M. Paul Rousseau fait observer qu'il est porteur d'un projet résultant des délibérations qui ont eu lieu en France et dont on rendra compte, dans un instant. à la Fédération. Dans ce projet, on prévoit la division de la Fédération en 3 sections autonomes relatives aux sphériques, aux dirigeables, et aux machines volantes, chaque section ayant son bureau séparé et dépendant du bureau actuel de la Fédération.

M. Wallace exprime son opinicn sur les deux proposilions et remarque qu'il peut êlre très dangereux pour la Fédération que les sectisns soient si fortement ::ganisées, et qu'il vaut mieux se rapprocher de la formule de M. Jacobs, car il est à craindre qu'une des sections, un jour ne veuille se séparer de la Fédération.

M. Jacobs (Belgique) développe de nouveau sa proposition, et montre qu'elle satisfait le plus largement possible aux aspirations nouvelles, tout en réservant l'action

des Aéro-Clubs qui revendiquent l'activité aéronautique comme la leur, On pourrait nommer une Commission pour étudier la question.

M. Busley (Allemagne) semble du mênie avis, mais

dans le cas d'une nation ayant le maximum des voix. il na voudrait pas que celle nation pût peser de toul ce maximum dans la Fédiralion durant tout le temps où les autres nalions auront encore un nombre de voix inférieur, et il propose, que le maximum des voix d'un pays, dans une discussion, ne puisse dépasser 1/4 du nombre des voix présentes,

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Le comte de Castillon de Suinl-Viclor (France) fail remarquer que dans l'opinion des délégués 1rançais, il ne peut y avoir mélange des questions, el l'on devra pour une question d'aviation, par exemple, voter suivant le noubre de voix attribué à chaque pays dans cette classe. ee à

M. wauace (Etats-Unis) approuve cette distinclion.

M. Paul Rousseau (France) insisle encore pour l’autonomie des sections. Il comprend parlaitement le danger d'organiser un bureau complet et puissant -our chaque section ; mais il insiste encore pour dire que les choses etanc ditlérentes, il ne peut accepter le mélange des travaux, car on ne peut additionner ensemble des choses différentes comme des pommes, des tables et des chaises.

Le comte de La Vaulx ‘France) résume la question dans le même sens. .

M. Jacobs (Belgique) approuve la discuss'on, müis signale des cas où l'on pourrait voter totalement, car si dans une salle il y à des tabourets, des fauteuils ct des chaises qui ne peuvent êlre additionnés, il n'en ust pas moins vrai qu'ils forment un total de sièges qui peut entrer en ligne de compte.

Le colonel Vivès Y Vich (Espagne) propose la noiuination d'une Commission pour solutionuer là queslion, et la présenter au prochain congrès, vu son importance.

M. Le Professeur Busley (Allemagne) ajoute qu'il y a, un Allemagne, 25 Clubs, et que dans une question aussi importante, il faut avoir le temps d'en réiérer.

M. Wallace dit que, peut-être, la chose pourrait être remise.

M. Van Zuylen (Belgique), se lève alors pour denander ce quon fera, au cours de l’année, pour les concours de Spa.

M. Paul Rousseau (France) en profite pour faire remarquer combien la chose est pressée, que ce n'est pas dans 6 mois qu'il faut des règlements, mais tout de suite; qu'il y a, en France, un million de prix à couir, et qu'il faut les courir ; que, même, une mauvaise solution provisoire vaut mieux que pas de solution, el qu'on pourrait se rallier à la proposition de M. Jacobs, umendée par M. de Castillon de Saint-Victor, dans le sens de la séparation des votes.

Le capilaine Ferber (France) propose une suspension de séance, car il lui semble qu'il y a lrès peu à corriger pour se mettre d'accord.

La séance est suspendue 10 minutes.

M. Jacobs relit sa proposition.

M. Huntinglon (Angletvrre) fait remarquer que beaucoup de pays qui, cependant, n'ont pas encore fail parler d'eux, s'occupent néanmoins d'aviation, et conslruisent beaucoup. Il demande que chaque pays ait au moins droit à un minimum de 1 voix.

M. Ker-Seymer (Angleterre) appuie la proposition et ne trouve pas ce minimum assez élevé,

M. de La Vaulx (France) rappelle que pour l'aéroslation, la différence entre les nombres de voix s'est Ccomblée très vite et que la France a été rapidement rattrapée ; il en sera de même pour l'aviation.

M. Jacobs (Belgique) ajoute le minimum d’une voix par pays, dans sa proposiion, qui remplacerait l'article 15 des statuts.

La proposition Jaco>s est adoptée à l'unanimité, les points de détails et l'amendement de Casiillon de Saint- Victor sont remis à la séance du soir, la séance est levée à midi.

Les membres de la Féd'ration sont tous retenus à déjeuner à l'Automobile-Club par M. Franck Butler, qui leur fait les honneurs de la chasse qu'il vient de faire en France.

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