SÉANCE DU 12 JANVIER
La séance est ouverte à 2 h. 1/2 de l'après-midi, à l'Automobile-Club d'Angleterre, sous la présidence de M. Wallace.
Après un échange de vues rapide et facile, la Fédération décide qu'elle entend par « ballon dirigeable » un ballon ayant été contrôlé sur un circuit fermé de 20 kilomètres.
Elle décide, en outre, qu'elle entend par « aéroplane ayant volé » un aéroplane ayant été contrôlé sur un parcours de 1 kilomètre en ligne droite.
Le colonel Schaeck (Suisse) demande que la chose soit applicable au prochain exercice.
M. de La Hault (Belgique) insisle pour que la déci-
sion soit claire et ne produise pas un nouvel imbroglio. . La Fédération décide que la mesure s'applique à l’exercice en cours.
Le comte de Castillon (France) propose son amendement ainsi conçu après entente avec M. Jacobs.
« Lorsqu'il y aura heu de voter en séance plénière de la F, A. I. sur une question regardant particulièrement l'une des 3 branches de l’'Aéronautique, le bureau fera procéder au vole en se basant sur le nombre de voir attribué à chaque pays, dans la branche aéronautique faisant l'objet de la délibérilion. »
Cet article est accepté à l'unanimité sous le n° 15-bis des statuts. ;
On décide, pour häter les discussions, qu'il ny auru qu'un seul oraleur par pays.
Sont nommés speakers : MM. Wallace (Etats-Unis), de Castillon de Saiut-Victor (France), Ker-Seymer (Angleterre), Mœdebeck (Allemagne), Schaeck (Suisse), Vives Y Vich (Espagne), Jacobs (Belgique).
L'ordre da jour appelait ensuite la discussion sur une ploposilion américaine, relative aux rapports éven- Luels entre les Aero-Cilubs et les Autormobiles-Clubs des divers pays.
M. Wwaliuce (Amérique) cède volontiers son tour à M. de Casuilon de Saint-Victor (France) qui est plus directement engagé. Li
Le comle de Castillon de Saint-Victor (France) fait l'histoire des événements qui se sont passés. Il expose que l'Aéro-Club a été obligé de sacrilier une partie de son pouvoir sportif, soit parce que l'opinion publique, en France, n'aurait rien Complis à Ce qui se passait, soit dans un but d'union et de concorde, soit aussi pour concilier des intérêls divers et puissants.
Il raconte comment l’Aéro-Club et l’Aulomobile-Club ont décidé de former une Commission uiikte dans laquelle ils ont introduit la Chambre Synuicale des In dustries Aéronautiques et la Ligue Nationale Aérienne.
L'Aéro-Club à donné son pouvoir sportif en ce qui concerne les dirigeables et les plus lourds que l'air, à cette Commission mixte, ne conservant que le contrôle des ballons libres. En conséquence, 1'Aéro-Club vient demander à la Fédéralion de vouloir bien reconnaitre ce nouvel état de choses, qui est üécidé pour un an, et qui pourra ètre conlinué au-delà, s'il n’est pas dénoncé en temps voulu.
M. Puul Rousseau dépose sur le bureau de la £onférence les statuts de celte commission mixte. ;
M. Wallace (Amérique) lient à soutenir une opinion diamétralement contraire à celle du comte de Castillon de Saint-Vicior. La Fédérahon ne viendra <ertainement pas reconnaitre des groupements qui ne sont pes déjà représentés dans son sein. Il pense que tous es membres de la Fédération sont les cercles dejà exislants, et si messieurs les délégués français ont divisé leur pouvoir, cela les regarde entièrement, mais cela ne regarde pas la Fédération qui ne peut connaitre que l’Aéro-Club de France.
M. Jacobs (Belgique) insisle sur le même point ét cite l'article I‘ des statuts qui est fondamental ; on ne peut reconnaître qu'une seule puissance sportive par pays, et si l'Aéro-Club de Fran2e a cru pouvoir abondonner son pouvoi: cela le regarde. La F. A I. ne peut cependant connaître que lui, et en ce qui concerne les autres membres de la Fédération, il est sûr qu'ils se montreront rebelles à une pareille ahdication, et absolument hostiles a une semblable amputation.
Pour sa part, il ne peut oublier que c’est ia France qui, par l'Aéro-Club, a créé cet admirable mouvement lu la conquête de l'air, et la Fédéralion se renierait elle-même si elle souscrivait à une telle ampulation. Il est opposé à une modification des statuts. D'ailleurs, il ne faut pas s’avouer vaincu avant d'avoir affrenté ja lutte. Que, si dans un but de conciliation, l'Aéro-Club de Frarce a cru prendre &es mesures qui nous éloninent, cela ne regarde que lui, car ‘1 est maitre dans son pays, mais cela ne regarde pas la Fédération.
M. Ker Seymer (Angleterre) attache à l'opinion de l'Aéro-Club de France une grande importance parce qu'en effet, c’est lui qui est le créateur de ce magnifique mouvement. Nous ne comprenons pas bien, ajoutet-il, la situation difficile qui a conduit nos amis à faire ce qu'ils ont fait en présence de la situation où ils se sont trouvés, et qui nous sera épargnéc ici ; nolre pré-
l’Aérophile du 1‘ Février 1909 XV
Comme le ” E-ebaudy ” (partie aérostatique).
Comme la ” Ville de Paris” (Gouvernement Français), PARIS-VERDUN.
260 kilomètres (le 16 janvier 1908), 3.200 mètres cubes.
Comme la ” Ville de Bordeaux ”