‹ L'Aérophile (volume 3)Chapitre 84 sur 698 · APPAREILS HORS · texte numérisé non relu

APPAREILS HORS

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57, Rue Saint-Roch. — PHRIS (1*)

l’Aérophile . 69

sence dans celte maison le prouve. Mais nous désirons voir les slaluis respectés, et, pour nous, l'Aëro- Ciub de France représente la trance.

Le colonel Mædebeck (Allemagne, — Nous sommes, en Allemagne, d'accord non seulement avec les Automobiie-Ciuvs de province comme celui de Cologne, de Frankiort, de Bavière, mais aussi avec l’Automobile- Cluv uuperial, à Berlin ; pal Consequeut, une SitUaLliuil analogue à celle qui arrive à Paris nous ser1 épargnée ; il ne laut pas créer un précédent, il faut, comme on dit en lalin : « quicla non movere. »

Le colonel Schaeck (Suisse) — La question ne se pose pas en Suisse. J'ai, jadis, proposé l'élablissement de plusieurs pouvoirs sportifs par pays, mais J'ai éic foudruyé par l'éloquence de M. Surcouf, et je suis, aujourd hui, de son avis : il ne faut qu'un pouvoir sportif par pays. Si l’Aéro-Club de France veut diviser son pouvoir, cela le regarde sel ; Cest une question de inénage intérieur.

Le comle de Castillon de Saint-Viclor (France) remercie les Clubs fédérés des aim bles paroles prononcées : mais il doil préciser la question : la France demande une réponse précise, un Oui OU un non, approuvant ou blämant ce qu'elle a fai:.

M. Walluce (Amérique). — C'est précisément ce que nous ne voulons pas,

M. Jacobs (Belgique). — Cela ne regarde que vous.

Le comte de Cuslülon de Sainl-Viclor (France) Gépose l’ordre du jour suivant :

« Après l'exposé des conventions intervenues entre l'Aéro-Club de France et la Commission Aérienne mixte, la F. À. I. ayant confiance dans l’Aéra-Club de Fraïce approuve à litre d'essai, el pour les délais acceplés par l'Aé.-C. F., la décision prise par celie associalion. »

ji Wallace (Elats-Unis) dépose l'ordre du jou” suivant :

« Lu F. À. I. décide que chaque Aéro-Club sl libre d'agir dans son pays comme il l'entend, et peut s’allier ou s'arranger avec lout aulie groupement ; mais en maintenant avant tout, et dans loule son int'graliii l'urlicle 1° des slaluts en ce qui concerne le 2° paragraphe ainsi ‘onçu : « IL nesl reconnu pour chaqu pays qu'un seul pouvoir sporlhf. »

. M. Jucobs (Belgique), après la lecture des ordres du jour, constate qu'ils sont absolument contraires dans l’espril. (Approbalivns.)

Le comle de Castillon de Saint-Victor te) se lève et fait encore une fois l'historique des choses, en insislant pour que l'élai acluel soil reconnu.

: pe colonel Mædebeck (Allemagne) résiste à cette préenlion,

Le comte de Castillon de Saint-Viclor supplie la pénation de bien réuéchir, et pose la question de coniance.

Le président, M. Wallace, se hâte de clore la discussion, el de faire passer au vote ; il accorde, cependant, au comle de Castillon, la jarole pour la dernière fois.

Le comle de Caslillon de Saint-Viclor (France), très ému, se lève el insiste pour montrer à la Fédération la gravité du vot> : les délégués français ont reçu le mandat impératif de faire reconnaitre l’élat de chos2s nouveau, et ils devront se relirer s’il n'est pas accepté. {Bruils, clameurs.)

Tous les pays ensemble. — Non ! Non ! cela est conlraire à notre dignité.

Adhémar de La [aull. — Il n'est pas permis de jeter ainsi son épée dans la balance !

Eur 37 voix contre 12, l’ordre du jour Jacobs est acceplé.

M. Wallace, président, ‘rend la parole, et affirme que. pour qu'il y ait fédération entre des nations si différenles. il faut venir avec un esprit de fédération, et, si loulcs les fois qu'on ne -olera pas ce que veut un pays, ce pays jette son épée dans la balance, il n'y a pas de Fédéralion possible.

M. le comte de Le Vaulx (France). — Malheureusement, nous avons recu un mandat impératif, nous ne sommz:s pas libres d'agir autrement, et nous devons, à notre grand regrel, nous retirer. (/L plie ses papiers , el se lève ; lous les déiégués français l’imilent.) (Brut,

émolion, conversalions animées el particulières.)

A. Jacobs dépose un ordre du jour addilionnel pour arranger le différend :

« Considérint les raisons spéciales qui ont guidé la France dans ses arrangements parliculiers, pour un

an, el après avoir entendu ses déclaralions, lui accorde sa confiince el passe à l’ordre du jour. »

Le comte de La Vaulx (France), pressenti pour savoir si les délégués français accepleront celle addition, et après les avoir consultés, l’acceple sous ratification du Comité de l’Aéro-Club de France.

L'addilion est votée à l'unanimité, moins la France qui s'abstient.

L'ordre du jour porte ensuite la discussion sur l'élaboration et l'adoptior. délinilive des règlements généraux des épreuves de ballons dirigeables et d'appareils d'aviation.

M. Paul Rousseau fait passer au comte de La Vaulx les règlements de la Commission aérienne mixle, dont il est porteur.

Le comic de La Vaulx (France) dépose sur le bureau le projet de règlement éludié par la France, et en demande, vu l'urgence, l'adoption à litre d'essai.

M. Wallace, président, trouve que la discussion des projets entraînerait trop loin et nomme une Commission composée de MM. le colonel Ma:debeck, Jacobs, le professeur Huntington, le comte de La Vaulx pour l’'examiner.

Le comte de La Vaulx (France) insiste pour l’adoption provisoire, car c’est lout de suile qu'on aura à courir des prix.

Le projet français est adopté provisoirement.

Le comte de La Vaulx (France) rend compte du nouveau geste sportif de généreux Mécène que M. Gordon- Bennutt vien. de faire pour les avialeurs. Il fonde une nouvelle Coupe de 12.500 francs dont le règlement est semblable à celui de la Coupe des Aéronaules, mais il élève les 3 primes annuelles des premières compétitions, à 25.000 francs chacune.

La Fédération acclame le généreux donateur.

M. Jacobs (Belgique) émet le vœu que la Fédération demande aux Gouvernements de réunir un Congrès Iulernutional pour régler les questions de droit privé, du droit de l'Etat, du droit international et que trois meubres de chacun des Clubs composant la Fédération soient appelés à y siéger. {Adoplé.)

M. Jacobs (Belgique) émet la proposition de fonder pour 1.200.000 francs de prix au rom de la Fédcration. il y aurait deux Coupes de 50.000 francs pour l'aviation et l'uérostation, el des prix de 100.000 ir. à courir par région. Dans celte somme tolale, on comprendrait 100.000 francs pour l'achat dun hangar de dirigeables démontable, à élever successivement dans diverses régions peu favorisées.

Pour lu pertie financière, chaque nalion est laxée à une cerlaine somme (la France, 200.000 francs). Chaque souscription de 100.000 francs donne droit à courir un prix dans ie pays souscripleur (la France, 2). Les prix seront courus en 5 ans el l’on commencera en

Cette proposition est admise en principe.

Le comle de La Vaulx (France) rappelle que la Fédéralion doit fixer les grandes lignes de la Coupe d'aviation Gordon-Bennett, il propose un circuit fermé peu diflicile à parcourir pour la première année, afin d'avoir beaucoup d'engagements.

Ces vues son! adoptées.

Le capilaine Ferber (France), interrogé, dit qu'il espère que l'an prochin, la Fédéralion aura en vue la réussite de l'aviation intégrale et établira, suivant la formule qu'il a lancée, un concours de ville à ville, parce que, seule, celle formule donnera de grands résullats en faisant sentir à tous, le but de cette grande découverte et en amorçant des choses nouvelles qui seront des révolutions.

Dans ces courses de ville à ville, il faudra permettre de lou‘her partoul où le voudra l'avialeur, afin de permettre les ravilaillements. Ces escales rendront le contrôle simple et la course loul aussi juste, parce que celui qui roulera perdra un temps impossiple à raltra-

er.

$ Celte année on pourra faire un pelit circuit ;: mais le capilaine est d'avis de réglementer loutl de suite la possibililé de faire escale.

La Fédération décide un parcours de 20 kilomètres à courir sur un terrain en circuit fermé el convexe

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dont le périmètre aura un développement de 5 à 10 kilomèlres. Les escales sont autorisées.

Le colonel Schaeck (Suisse), en raison de l’attribulion tardive de la Coupe Gordon-Bennett demande que les engagements soient clos le 15 mars seulement. (Adoplé.

i demande aussi l'autorisation de prier l'Italie de céder son Lour à la Suisse pour recevoir la Fédération à Zurich au moment de l'épreuve Gordon-Bennett. Il est probable que l'Italie, si éprouvée cetle année, ne tiendra pas beaucoup à organiser une fête. (4ccordé.)

Le colonel Mædebeck (Allemagne) se lève pour lire le rapport de la Commission de revision des slaluts. Le president craint que cela n'entraine la Fédéralion Wop loin, et propose de remettre la chose à plus tard.

On commet à l'examen de lous les règlements la même Commission déjà nommée, composée de MM. le comle de La Vaulx, Jacobs, le professeur Iluntinglon, le colonel Mœdebeck, et, sur la proposition de M. Paul Rousseau, le capitaine Ferber et M. Moore-Brabazon lui sont adjoints pour les règlements d’avialion.

La séance est levée à 5 h. 1/2, après de chaleureuses félicitations adressées, sur la proposition du colonel Mœædebeck, par la Fédéralion, à son éminent président, M. Wallace.

Le soir, au Restaurant Impérial, M. Wallace réunissail tous les memores de la Fédération en un diner cordial. De cette aimable manière, il cimentait davantage encore l'amitié, qui, après tant de sessions, Commence à s'imposer à tous ces délégués si divers, dont le plaisir de se rencontrer, en se connaissant mieux, augmente à chaque réunion. Capitaine FERBER

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