‹ L'Aérophile (volume 3)Chapitre 93 sur 698 · INDISPENSABLE · texte numérisé non relu

INDISPENSABLE

Coupe de la jante ji M Jante métallique mobile.

NVe B Bandage fixe portant le record conique intérieur C CXIRREIC IEEE EURE

E Coupe du cercle de fixation formant coin symétrique-de G et calant la jante M

MA ‘ sur tout son portour.

ans 1 dl I Boulon e '

K Ecrou de serrage.

Eh Grèce à la UANTE VINET AMOVIBLE

Brevetée. S.:G.:D.-G.

: À Coincement symétrique et circulaire continu

M. KAPFERER, SEUL CONCESSIONNAIRE

TÉLÉPHONE 5834-92 — %, Avenue de Messine, 2 — PARIS (VER) |)

l’Aérophile 75

champ de manœuvres pour se lancer en pleine campagne. Blériot, suivant son exemple, a atterri dans les terres labourées, d’où il a pu s'élever à nouveau. Wright a emmené à maintes reprises ur passager, €t a accompli à deux, des vols de plus d’une heure; seul, il a pu rester 2 heures 20 m. sans toucher terre; enfin, il est monté à plus de 100 mètres de hauteur ; Tous ces résultats, que nous rencontrons ainsi dans des opérations séparées, imaginons-les réunis dans .une seule envolée. Autrement dit, supposons un aé:0plane partant, sans organes spéciaux de lancement, d’un endroit quelconque (et non d’un terrain préparé), avec deux personnes à bord, évoluant en pieine campagne pendant 2 heures environ à plus de 100 mètres de hauteur, virant d’ailleurs avec facilité et atterrissant sans encombre: n’avons-nous pas là l’appareil remplissant toutes les conditions requises rour exécuter, le matin d’une bataille, une reconnaissance mille fois plus fructueuse que toutes les patrouilles de cavalerie ?

Qu’on nous permette, en terminant, une remarque sur la question de la hauteur. Les aviateurs (qui oserait les en blâmer?) ont effectué jusqu'ici presque tous leurs essais à quelques mètres du sol. En 1éalité, la difficulté de s'élever à une hauteur relativement grande est plutôt d'ordre moral que d’ordre technique : quand on monte de 100 mètres, la force sustentatrice de l'air ne diminue que de 1/80 de sa valeur; sur un appareil pesant 600 kilos, c’est une di. minution d'à peine 8 kilos.

Mais quel danger court-on en s’élevant? On peut craindre d’abord une chute brutale de l'appareil : tel a été le cas d’Orville Wright à Fort-Myer. Le risque est alors à peu près constant à partir de £0 1rètres de hauteur : c’est la mort. Des accidents de cette nature seront, il faut bien l’espérer, relativement rares. :

Ce qui sera sans doute plus fréquent, c’est une simple panne de moteur, d’où résultera une descente forcée, mais régulière, à une vitesse et suivant une pente déterminées. Dans ce cas, également, le 1isque est constant dès que la hauteur est suffisante pour que le régime de la descente soit atteint avar:t que l’appareil ne touche le sol. Or, l’aéroplane ne sera vraiment pratique, aussi bien au point de vue sportif ou industriel qu'au point de vue milituire, que quand une descente effectuée dans ces cireonstances ne sera pas dangereuse. Est-ce là une utopie ? S'il est vrai que Wilbur Wright, dans un de ses vols, ait coupé l’allumage à 60 mètres de hauteur et qu’il ait ensuite atterri doucement, c’est que la condition est déjà réalisée dans sa machine.

Ces considérations nous amènent à penser que, lorsque les aviateurs seront suffisamment sûrs de leurs appareils et d'eux-mêmes, ils s’habitueront peu à peu à monter. Dès lors, les altitudes de 200 et de 300 mètres, qu'il serait désirable d’atteindre pour les reconnaissances militaires, ne les effraieront pas plus que celles de 50 ou de 100 mètres, et avec raison : car elles ne comporteront pas plus de risques. En cas de descente inopinée, plus celle-ci commencera loin du sol, plus l’aviateur aura le temps et la faculté de bien choisir son point d’atterrissage.

SranisLas REYOwSKI

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