‹ L'Aérophile (volume 4)Chapitre 17 sur 81 · EE 2 2 ON · texte numérisé non relu

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l'agriculture françaises viennent à Laurecourt de notre part. Ils verront que tout le monde, bêtes et gens, ruisselle de santé et de bonheur !

Les observations prises par M. Le Cadet sont plutôt favorables aux enregistreurs. Il est inutile désormais de se charger d’un instrument si incommode, si difficile à lire que le baromètre à mercure.

La loi générale du ballon c’est le mouvement, son état de repos est un mythe, c’est ce que les météorologistes qui restent à terre ne veulent pas comprendre, c'est ce que les physiciens-aéronautes savent bien.

Les comparaisons avec le psychromètre Assmann ont été nombreuses. Il y a toujours eu des différences de quelques degrés. Mais pourquoi cet instrument aurait-il toujours raison ? :

Au Congrès de Strasbourg, je m'étais laissé entrainer à le croire, mais en voyant les résultats de M. Le Cadet je ne peux m'empêcher de me laisser influencer par le scepticisme systématique de M. de Fonvielle.

En effet, on a employé l’insufflation pour le psychromètre, et l’on a trouvé des résultats qui paraissent bien difficiles à expliquer.

Le thermomètre mouillé qui devait être refroidi par l'évaporation accuse une température plus élevée que le thermomètre sec. Une telle défaillance n'est-elle point un signe d'incohérence? Ne faut-il pas accepter la condamnation prononcée par un juge aussi compétent que M. Le Cadet ?

Certainement le thermomètre enregistreur est toujours un peu en retard. Mais la découverte de la loi de correction n'est pas impossible. M. Hergesell, le savant président de la Commission aéronautique internationale, me parait dans le vrai lorsqu'il la cherche.

L'enregistreur a un avantage capital en ballon, il est instantané ! puis il se prête à toutes les vérifications imaginables, lorsqu'on est de retour à terre. Que de temps demande une lecture complète du pyschromètre Assmann.

Georges BESANÇON.

Extrait du rapport de M. Georges Le Cadet

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