‹ L'Aérophile (volume 4)Chapitre 45 sur 81 · AY · texte numérisé non relu

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M. Teisserenc de Bort s'est enthousiasmé pour les procédés imaginés par MM. Hermite et Besançon, il les applique avec grand succès dans le bel observa-

toire qu'il a créé à Trappes. Voici dans quels termes M. de Parville rend compte du résultat de ces savants efforts.

« Il existe à quelques lieues de Paris un petit observatoire construit par M. Teisserenc de Bort. Dès 1898 M. Teisserenc de Bort installa un petit service de cerfsvolants. »

Ce petit observatoire a paru tellement sérieux que le gouvernement Prussien a envoyé à Paris il y a six semaines M. Assmann, chef de service à l’Institut météorologique impérial de Berlin, et M. Berson, physicien-aéronaute au même établissement, et que j'ai eu l'honneur de voir tous deux. Le but de ce voyage était d'étudier le petit observatoire de M. Teisserenc de Bort où on lance les ballons-sondes de MM. Hermite et Besançon et les ballons captifs aussi bien que les cerfs-volants de M. Rotch, afin de créer un établissement analogue à Berlin.

C'est ainsi que l’on raconte l'histoire de la science française au YFournal des Débats. Mais M. Teisserenc de Bort vient de répondre à ces critiques en appliquant la méthode de MM. Hermite et Besançon à une centaine de lancersfort intéressants, dont nous aurons à discuter les conclusions. Certes le plus précieux résultat de cette belle campagne est certainement d'encourager les physiciens à employer sans crainte le procédé de MM. Hermite et Besançon, car le nombre des cas où les instruments ne sont pas renvoyés à l'observatoire est insignifiant.

Avant de terminer, nous signalerons un article de M. le docteur Thierry, publié dans la Parx, le 27 juillet, sur les ballons-sondes dont il est fait le plus grand éloge, et montrant que l'opinion extraordinaire exprimée par M. de Parville est heureusement bien loin d'être générale dans la presse française.

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