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UNE MT

ins Le ballon dirigeable Jules Carelli.

sujets, eux aussi, à des mouvements giratoires, quoique moins fréquents et moins intenses. C’est pour cela que je conseille les cercles verticaux, ou tubes rotatifs, qui s'opposent à ces mouvements anormaux.

Si ces cercles, ou tubes rotatifs, n’existaient pas, il faudrait /es inventer, ne fût-ce que pour servir de volants. Ils accumulent la force et entraînent l'élan des hélices.

Les fonctions de ces appareils, soit comme accumulateurs de force, soit comme producteurs de force gyroscopique, de résistance au tangage et aux girations horizontales, ne coûtent rien au moteur, car ces deux effets nous sont donnés gratis par la rotation, c’est-à-dire sans emprunter d'énergie au moteur, toute utilisée par les propulseurs.

J'ai peut-être, précédemment, un peu exagéré les dimensions de ces dispositifs, mais on peut déterminer exactement celles-ci, pourvu qu'ils soient assez D

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Dupuy de Lôme a merveilleusement déterminé les dimen- ÿ

sions du ballon à allongement réduit : la longueur égale à KEe

lourds à la périphérie pour emmagasiner la force et dévelon- / : : ; : : à deux fois et demie la hauteur ou à peu près. C’est un juste c \ è a

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per l’action gyroscopique.

milieu entre le ballon sphérique et le ballon extrêmement allongé.

Le ballon sphérique serait vraiment trop difficile à diriger. °C En effet, soit le cercle ABCD la projection horizontale d’un ballon sphérique (fig. 2). Supposons l'effet d'un vent contraire Fig. 3. GC, HA. On voit que l’aérostat reçoit tout l'effort du vent sur l'hémisphère ABC. Si nous voulons dévier de la ligne initiale, suivant une direction EF, il en résulte que le ballon doit lutter contre le courant avec les deux hémisphères ABC et DAB. |

Supposons qu'avec le ballon ogival (fig. 3), nous voulions par contre aller de Cen D. En faisant obliquer l’aérostat à gauche, le vent n'aura d'action que sur le côté droit de l'enveloppe. Tout en avançant, le vent nous poussera à gauche, suivant les lignes parallèles

a, b, c, vers le point E. Arrivés au point E, nous changerons de direction, et le courant aérien nous mènera vers le point D, en suivant les lignes parallèles a’, b', c’.

Je sais bien que cette action de l’airen mouvement n’agit pas d'une manière constante, mais par rafales plus ou moins obliques à sa direction générale ; on comprend très bien que ces rafales agiront toujours de préférence sur le côté du ballon que l’on oppose à la direction principale du vent. En outre, je crains beaucoup que le ballon sphérique, par sa grande hauteur, ne se mette à « clocher ». Nous sommes habitués à le voir conserver une idéale stabilité, mais sollicité par une impulsion horizontale, ces avantages disparaîtraient immédiatement.

Je me permets d'ajouter une dernière observation, se référant à la théorie de la rotation des astres, que j'ai exposée dans l’Aérophile de septembre dernier, où je disais que plus est grand lé diamètre d’un solide, qui doit garder l'équilibre par la rotation, moins est nécessaire la vitesse de révolution. On pourrait m'objecter que la planète Jupiter, par exemple, ayant un diamètre beaucoup plus grand que celui de la Terre, tourne cependant plus vite que celle-ci. Je dois faire chserver, que pour déterminer la vitesse de rotation d’une planète, nécessaire à la maintenir en équilibre, on doit tenir compte de trois facteurs : le diamètre de la planète, sa distance de l’attraction centrale et sa densité-relative. Or, Jupiter, étant très éloigné de l’attraction solaire, doit tourner plus vite pour développer une plus grande force de résistance, à elle nécessaire, pour se défendre des oscillations que ne manqueraient pas de produire sur sa

masse, les attractions des autres astres.

Comte JULES CARELLI

CROISIÈRES AËRI ENNES

M. Louis Olivier, directeur de la Revue générale des Sciences, s’inspirant des grands progrès réalisés en aérostation et désirant vulgariser ce sport, a pris l’initiative d’un service régulier de ballons libres.

Fig. 1.

Un départ au lever du soleil. — Phot. A.et L. Boulade.

Cette année, il a réussi à fournir aux aérophiles la possibilité de faire de véritables croisières aériennes ; c'est-à-dire, des promenades qui les ont initiés anx

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