‹ L'Aérophile (volume 5)Chapitre 145 sur 161 · LD · texte numérisé non relu

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La descente a eu lieu à 4 heures de l'après-midi à Bouqueton, à 12 kilomètres au Nord- Ouest de Pont-Audemer (Seine-Inférieure). L’aérostat, d’une merveilleuse étanchéité, avait encore à bord plus de 150 kilos de lest.

Bibliographie.— La librairie Béranger vient d'éditer, sous la signature de M. H. André, une Ztude complète de la direction des ballons, des tentatives réalisées et des projets nou veaux où l'auteur a largement puisé dans nombre de traités spéciaux, de journaux sportifs et de revues scientifiques. M. André y expose la théorie, la pratique et la construction des ballons sphériques et allongés. Tous les projets y sont relatés, depuis ceux des frères Robert et du général Meusnier, jusqu'aux récentes expériences du Jaune, l'aéronat de MM. Paul et Pierre Lebaudy.

En bonne place, tout à la fin du volume, l'auteur y va modestement de sa petite conception, en insinuant toutefois, que c’est en collaboration de deux personnes connues dans le monde de l'aéronautique, qu'il a établi les plans de ce dirigeable. Maïs, ce qu'il omet de dire, c'est que les deux aéro-navigateurs ainsi désignés ne sont autres que MM. Maurice Farman et Georges Besançon, qui n'eurent recours qu’à son talent de dessinateur; de là à collaborer, il y a... une nuance, au moins. D'ailleurs la chose est peu importante, l’idée publiée par M. André n'étant qu'une assez vague approximation du projet Besançon-Farman, puisqu'il en ignorait nombre de données et de dispositions pratiques :

Au peu d'esprit que le bonhomme avait, Celui d'autrui par complément servait.

Il compilait, compilait, compilait.…

Rectification. — Mme Morin nous fait savoir que, contrairement à ce que nous annoncions dans notre dernier numéro, lors de la catastrophe du De Bradsky, notre malheureux ami Paul Morin, l'une des victimes de ce poignant drame aérien, ne laisse qu'une enfant, la jeune Sarah, âgée de 14 ans.

La Machine volante Blériot. — Nous apprenons que M. Louis Blériot, l'ingénieur bien connu du monde de l'automobile par ses puissants phares à l'acétylène, construit dans ses ateliers de la rue Duret une machine volante qu'il compte expérimenter sous peu.

714 kilomètres au-dessus de la Russie. — Les Novoie Wremya rapportent que, le 26 septembre dernier, le ballon militaire Osovetse N° 7 (1.000 m. ce.) s’est élevé de la forteresse d'Osovetse (frontière ouest de la Russie), et est descendu dans le gouvernement de Smolensk, après avoir parcouru 714 kilomètres en 19 h. 35, atteint une altitude de 2.050 mètres et observé une température minima de 2o. é Les passagers de l’Osovetse N° 7 ont essuyé nombre de coups de feu pendant leur voyage. Plusieurs habitants du village de Pretchist ont avoué avoir tiré sur l’aérostat, le prenant pour un génie malfaisant, d'un mauvais présage. O superstition !

L'Aérostation au musée Carnavalet. — M. Victor Klotz vient d'offrir au musée Carnavalet une très curieuse collection d'aquatintes du dix-huitième siècle, relatives aux premières expériences aérostatiques.

L'une d'elles représente un ballon cigare à hélice. Une autre commémore la chute du premier ballon à gaz à Stains, au lieu dit « Globe de Stains », qui est précisément l'endroit où 119 ans plus tard devait se produire l’'horrible catastrophe qui a causé, le 13-octobre dernier, la mort de de Bradsky et de Morin.

L'Aéroplane Villard. — M. Villard, un Français domicilié à Bruxelles, vient, après cinq ans d’études, de terminer un curieux plus lourd que l'air qu'il dénomme automobile aérienne. Cet appareil est constitué par la réunion de deux parachutes-plans supportant une nacelle servant d'assise à un moteur à essence. Une hélice de construction spéciale assurera la propul-

sion et l'élévation de l'appareil qui pèse 750 kilos. Le doute est permis quant à voir cet engin quitter le sol.

L'Aérostation météorologique en Russie. — Le tsar vient de faire attribuer une somme considérable pour la continuation des expériences d'exploration de l’atmosphère, entreprises par le général Rykatchef, le savant directeur de l'Observatoire central de physique de Saint-Pétersbourg.

L'observateur russe a pu préciser dans leurs moindres détails, au moyen de cerfs-volants et de ballons lancés et élevés de Pawlowsk, les conditions qui prévalent jusqu'à 3.000 mètres et l'influence du jour et de la nuit sur les changements verticaux de température. Il a démontré que la décroissance est plus grande durant le jour et en été, tandis que le soir et en hiver, il se produit de larges inversions de température. :

Dans les couches inférieures des anticyclones, ces inversions sont marquées, tandis que dans les régions supérieures, la décroissance de température est rapide.

Le ballon et le canon. — L'Aéro-Club n° 4 piloté par M. Barbotte, parti le 19 novembre à midi du parc de Saint-Cloud, traversait peu après, à 60 mètres d'altitude, le camp de Satory. À ce moment, les artilleurs tirerent un coup de canon qui ébranla si fortement l’aérostat et la nacelle que M. Barbotte dut prier les artilleurs de cesser le tir. À deux kilomètres de là, les aéronautes ressentaient encore les vibrations qui ne cessèrent qu'au bout de cinq minutes.

ee Sie s'effectua dans de très bonnes conditions à 5 heures du soir à Epernon (Eureet-Loir.

GEORGES BLANCHET

PARIS. = IMPRIMERIE CHARLES BLÔT, RUE BLEUE, 4 Le Directeur gérant : GEORGES BESANCON

; L'AEROPHILE Directeur-Fondateur : GErorces BESANCON

10° Année — N° 12 Décembre 1902.

PORTRAITS D'AÉRONAUTES CONTEMPORAINS

GeEorces LEys

Georges Leys est le sport fait homme. Cet enthousiaste de toutes les mazifestations viriles, aussi érudit qu'habile à commander le volant de direction d’une soixante chevaux, ou à dresser un indocile pur sang, est né à Paris en 1871.

Il semblerait que les sombres événements, témoins de ses premiers jours, ont laissé dans son regard, comme dans la grave simplicité de son allure, une trace d’indéfinissable mélancolie.

On réussirait mieux à qualifier Georges Leys, en citant les sports qu'il n’a pas pratiqués qu’en rappelant ceux qu'il à passionnément cultivés. Tour à tour cavalier, escrimeur, chasseur, canotier, cycliste, yachtman, automobi-

liste terrestre et maritime (en attendant qu'il devienne chauffeur aérien) et d’autres encore, font de lui le type de l'homme idéalement trempé, qui nous a donné un brillant aéronaute.

Sur la Tamise, sur la Seine, sur la Méditerranée, il fit triompher son pavillon par la vitesse de ses merveilleux bijoux, les canots à essence: Xÿss et Babouche.

Les courses de voitures automobiles, Paris-Dieppe, Paris-Trouville, Marseille-Nice, Paris-Amsterdam, Nice-Castellane, Paris-Bordeaux, Paris- Berlin, Paris-Vienne, l’eurent comme concurrent et toujours un honorable classement récompensa l’homme des locomotions nouvelles de ses dures performances.

C'est notre camarade Maurice Farman qui amena au plus scientifique, au plus noble des sports cette précieuse recrue, et c'est à bord de l'Aliance que le jeune débutant recut le baptème de l'air, le 27 septembre 1901. Charmé par la splendide nouveauté de l’incomparable véhicule, Georges Leys

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os es æ mp Parcours au quide-ropé À Em parcours après l'escale départ Auei/ (Usine à gaz) 24 Avril lg02.- 7455 ser À ; atterrissage prés S* Ouen 25 Avril 1902.5°53 matu;

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