‹ L'Aérophile (volume 5)Chapitre 31 sur 161 · LES EXPÉRIENCES DE MM. FILIPPI ET MACLER · texte numérisé non relu

LES EXPÉRIENCES DE MM. FILIPPI ET MACLER

MM. Filippi et Macler ont convié le publie, le 23 janvier, au Plant-Champi-

G Fu G :

P Q P E E, E, ) BAT CRC < DID a TE > w F : RAR PRES F, = Ên A

R, LE «CycLone » DE MM. Ficippi Er MACLER.

A. Esquif supportant appareils et voyageurs. — B: Arbre moteur. — C, D, eel, fi, gel, Ah1, m, nn. Organes moteurs. — EE, Æ?, E: 3. Arbres commandant la rotation ‘des cônes d'ascension. — # F1, Arbres commandant la rotation des cônes de direction. — PP, 00. Cônes d’'ascension. — HW. Cônes de direction. — GG1, HH1, LL1. Aïlettes produisant la dépression. — RRI. Roulettes de manœuvre.

gny, à des expériences de dépression atmosphérique. Une trentaine de personnes, sportsmen, journalistes, photographes, s'étaient donné rendez-vous et comptaient voir enfin un aviateur quitter le sol.

Dans un hangar était installé, non pas appareil, mais un simple poteau, servant d'appui à un axe où étaient disposés des ne. métalliques de divers diamètres, munis d’ailettes, qui, animés d'un rapide mouvement de rotation, quittaient leur support: c'était en somme la réédition d'expériences élémentaires, déjà faites au moyen de cartes de visite, de rondelles et cônes de métal.

L'inventeur a donné la description de son grand appareil de démonstration : une sorte de calotte semi-sphérique de 4 mètres de diamètre, mue par un système d’engrenages.

Actionné par un puissant moteur, ou mieux, par une dynamo à très grande vitesse, cet engin doit quitter le sol. assure M. Filippi. en one ne 8.000 kilog.

L’ appareil que MM. Filhppi et Macler ont fait breveter et qu'ils ont dénommé « le Cyclone », se compose de quatre cônes portant chacun une ailette : ils sont reliés par des arbres creux en acier à un esquif.

Les quatre cônes, animés d’une vitesse de rotation considérable par un moteur approprié, produira . disent ceux-ci, une dépression ou vide relatif, qui, en vertu de la pression atmosphérique agissent à la partie inférieure de l’aviateur, devra le soulever.

Deux cônes de moindre dimension, placés l'un à l'avant, Fautre à l'arrière

de l'appareil, commandentladirection,et l'esquif avance ou recule par le même

principe qui le fait s'élever.

Ce procédé nous parait peu pratique .

il a été expérimenté comme pro-

pulseur, dès 1880, par M. Debayeux, sur des ballons allongés et sphériques et ne paraît pas avoir donné des résultats avantageux.

PARIS, — IMPRIMERIE CHARLES BLOT, 1e RUE BLEUF,

Page 1