‹ L'Aérophile (volume 5)Chapitre 84 sur 161 · UN BALLON MILITAIRE FOUDROYE · texte numérisé non relu

UN BALLON MILITAIRE FOUDROYE

Des accidents produits par l’action de la foudre ont été fréquemment observés dans les divers services aéronautiques, depuis que l’on a imité dans toutes les armées la détestable pratique introduite par les aéronautes anglais.

En effet, ceux-ci ont imaginé, bien maladroïtement, il faut en convenir, de conjuguer le câble de retenue avec un appel téléphonique, afin d'envoyer à l'état-major, par un système Morse, le résultat de leurs observations aériennes.

Jamais jusqu'ici, au moins à notre Connaissance, de conséquences graves n'étaient survenues de cette pratique.

Il faut ajouter queles officiers qui commandent les ascensions ont toujours la consigne de faire ramener les aérostats à terre aussitôt qu'ils voient apparaître dans le ciel un nuage d'aspect orageux. Malgré cette précaution qu'il n’est pas toujours aisé de prendre, le ballon captif de l’armée bavaroise a été incendié par un coup de foudre, dans les premiers jours d'avril, avant d’avoir pu regagner la surface de la terre.

Lorsque la décharge s’est produite, les aérostiers militaires étaient en train de ramener le ballon à l’aide d’un treuil mis en mouvement par des chevaux. La descente avait à peine commencé et la nacelle était encore à 500 mètres du sol, lorsqu'on a entendu retentir un bruit semblable à celui que produirait un coup de fusil. Aussitôt, le gaz a pris feu et le système aérien est descendu avec une vitesse vertigineuse. L'oflicier qui était dans la nacelle n’a point pris peur, bien au contraire 1l a eu la présence d'esprit de se cramponner au cercle, manœuvre réglementaire qui lui a peut-être sauvé la vie. Malheureusement, le choc a été si violent que l’infortuné aéronaute s’est brisé à la fois les deux jambes et a reçu en outre des contusions nombreuses. Nous sommes heureux d'apprendre qu’il n’a pas succombé aux suites d’une telle catastrophe.

Les hommes qui étaient en station au téléphone ont été foudroyés également avec tant de force que plusieurs sont tombés sans connaissance. Il en a été de même des soldats qui étaient occupés au rappel du câble. Un des chevaux est tombé à côté du mécanicien et des charretiers. Mais tous, hommes et bêtes, sont revenus à la vie.

Cet accident est fort instructif, car il montre que les connaissances les plus élémentaires de physique manquent quelquefois dans les états-majors les plus savants.

On sait depuis longtemps que le téléphone à ficelle permet de transmettre les

EEE aies

messages oraux à de très grandes distances. Le câble de retenue en peut évidemment servir, si l’on s'arrange pour adopter quelques dispositions très simples.

Rien n'empêche non plus, au lieu d'employer la voix d’imiter, les longues et le brèves de la télégraphie Morse en frappant le câbleavec une barre de fer des manière à donner des coups secs et en variant les intervalles afin d'imiter les dactyles et les spondées de la poésie latine.

WILFRID DE FONVIELLE

Du Parc de l’« Aëro-Club » à Heiteren (Allemagne) A BORD DE L’« EDEN »

410 kilomètres à vol d'oiseau, nuit du 1° au 2? juillet 1902

Sans provisions et sans lanterne à bord de l'£den, mes pilotes MM. Boulenger, Janets et moi partons pour une promenade de quelques heures. Il fait un radieux soleil ce mardi 4er juillet, à 4 h. 20 du soir. L'£den est de 800 m* et nous emportons 160 kil. de lest. Au lâchez tout! mon cœur est aussi joyeux que le bond qui l’enlève. Voici la Seine, j'y vois nettement l'image du ballon, nous sommes à 400 m. déjà, mes oreilles bourdonnent, 650 m. au-dessus du Trocadéro. « Madame, on va vous baptiser pour votre première ascension! » Je suis inquiète, non, ce n’est rien, un peu de champagne m'éclabousse la joue, et dans tout ce bleu les hirondelles frôlent la nacelle à 850 m. Place de la République : comme la statue ressemble à un chandelier! Oh! peut-être ai-je remué mal à propos, le ballon fait des mouvements giratoires. J’apprendrai à me mouvoir en serpent, doucement, prudemment.

La traversée de Paris nous coûte pas mal de lest : Janets, armé d’une grande cuillère, en jette presque sans relâche. La vitesse et la direction du vent variant suivant l’alütude, les petits papiers légers que je jette s’inclinent vers le nord, tandis que nous marchons vers l'est. À peine sommes-nous sortis de la Ville, que la terre prend déjà des tons étranges, les champs forment des petits carrés de velours et de moires; voici l’île de Gournay, qui s’allonge au milieu de la Marne sinueuse, à notre droite le château de Champs et ses parterres si réguliers. Voici Noisiel, son château et son élégante cité ouvrière (5 h. 47, 725 m.; th. F. 18° 1/2). Le thermomètre fronde est agité en dehors de la nacelle où il fait plus froid qu'à l'intérieur, nous sommes à 725 m. J'entends les grillons et des cris d'appel vers nous (5 h. 50; 1.050 m.), une Roues pièce d'eau dans le château de Croissy reflète des nuages qui semblent aller très vite, on dirait un miroir renversé. Nous laissons à droite le château de Ferrières. Passé Serris, nous remontons au nord. Nous filons le guiderope roulé en pelote en dehors de la nacelle : on coupe une petite ficelle et cette masse de 20 kil. se déroule sans secousse. Malheureusement, la corde trop neuve se tord sur elle-même de sorte qu'à l'extrémité se forment deux boucles qui nous obligent à remonter le guiderope pour le filer à nouveau. À ce moment nous traversons la forêt de Crévy. Boulenger, de quart, est tout à son équilibre : par cuilleréee il jette le lestetne me permet pas d'y toucher sous prétexte que je n'ai pas fait mon apprentissage dans l’épicerie. « Vous n'avez pas la main, on verra ça tout à l'heure ».

— Pour sûr qu'on verra ça. 6 h. 1/4. Quel merveilleux panorama Nous passons au-dessus de la fourche de Tigeaux, des bois, des plaines, l'horizon est doux, de grands nuages se découpent blanes sur le ciel bleu, tout là-bas, au bout du monde, on dirait de grands navires, le soleil descend; 6 h. 30, traversée du grand Morin, nous causons avec les habitants de Pomeuse. Filage de la corde d’ancre(6 h.50;

7 h. — Descente accentuée — mes oreilles bourdonnent — je deviens sourde — voilà bien ce que je craignais! — .… Boulenger voit un troupeau de moutons — « Oh! dit-il, des asticots ! » — et j'éclate de rire devant ce petit tas

informe et grouillant.

À 7 h. 20, nous passons au-dessus de la gare de Coulommiers (alt. 1.150 m.; th. F. 44°).

La température baisse à cause du soir et de la montée. La terre donne une impression de rêve, tout est voilé, effacé, irréel — l'horizon lointain. — Du côté opposé à notre marche, le soleil éclate au milieu de ses derniers rayons. È

Ne pouvant nous résoudre à mettre fin à un si délicieux voyage, nous décidons de passer la nuit malgré le peu de provisions, malgré l'absence de manteaux et l'heure tardive de la lune. — Un calme majestueux se dégage du soir qui monte, nous restons muets d’admiration. Nous suivons la vallée du Morin, nous dirigeant vers Esternay.

Mes pilotes me permettent de jeter du lest... oh! avec une précaution... comme si c'était de l’or. — Le soleil disparaît — une brume intense envahit l'horizon.

SDS 0 APS 0 EATRESEER O2

Il fait froid — on prend les journaux, les bâches et on se confectionne des vêtements. — Le vestiaire est mis à sac, dit Boulenger, qui vient de se confectionner une sorte de burnous avec la bâche de nacelle, tandis que Janets se drape dans la bâche de soupape comme dans une toge.

Devant nous la forêt de Traconne : dîner sommaire, oh! combien... menu : pain rassis, eau légèrement champagnisée.

9 h., 650 m., premières étoiles. Au milieu de la forêt sombre, un feu de charbonniers — un son de cloche au loin — des coaks de grenouilles — le cri d'un hibou. Nous passons à quelques kilomètres au sud de Fère-Champenoise — dans l'obscurité grise, des gens nous crient : Bon voyage ! — ils entendent notre réponse : Merci !

9 h. 20. Les brumes du couchant s'étant dissipées, l’£den monte avec rapidité — 2.300 m., puis nous redescendons lentement.

10 h., 700 m., bon équilibre. Il reste environ 75 kilogr. de lest, nous irons jusqu'au bout — dussions-nous débiter la nacelle et le guiderope.

Mes compagnons me conseillent de m'étendre dans le fond de la nacelle pour prendre un peu de repos, tandis qu'ils veillent, essayant malgré la nuit noire de Lire leurs instruments et n’échangeant que de rares paroles dites à voix basse.

Le temps devient très orageux.

11 h. — Le guiderope touche, je sens ses tressaillements au bord de la nacelle ; de 11 h. à 1 h. nous allons équilibrés sur le guiderope qui touche de temps en temps — on écoute les heures sonner. Nous passons sur un plateau vallonné où

le guiderope fait un bruissement de vent dans les herbes humides de rosée, sourdement il flagelle les arbres et décharge toute l'électricité que nous avons prise aux nuages orageux : je vois au bout de la corde de petites lueurs — il chante en raclant les fils du télégraphe.

Le ciel s’est éclairci. — Nous regardons l'étoile polaire — les constellations — une planète brille, énorme, c’est Jupiter — toutes les étoiles sont énormes — une lumière diffuse vient d'en haut, tout est sombre en bas. — Les grenouilles font un bruit incessant avec les grillons — les caïlles — le rossignol — et cet orchestre accompagne notre vol silencieux de grand oiseau de nuit.

Minuit. — Patatras!— un bruit de sorcier — quelque chose tombe avec fracas — le guiderope a fait des siennes — on écoute : le silence, après cela, est devenu plus profond — nous traversons une ligne de chemin de fer.

3 h. 15, th. F. 15°, 450 m. — Nous appelons distinctement de toutes nos forces : « Où sommes-nous ? » — Des paysans nous crient : Clermont (Haute- Marne). À 4 h. 5, nous passons au-dessus de la gare de Merrey dont nous lisons le nom à la lorgnette.

. 5 h. 30, 1.300 m., th. F. 9° 1/2, — A mesure que nous montons, la direction s'incline vers l’est. Des nuages viennent sur nous, ils passent en-dessous. à intervalles, tous blancs — ils se suivent un à un — ils vont par une route connue d'eux seuls — ils partent en voyage — et puis c'est une joie des yeux, là-bas les Vosges bleutées sous des voiles transparents. De tous les gris le ciel a fait une harmonie, c'est délicieux.

.5 h. 50. — Une déchirure des Vosges, Remiremont — défilé d’un bataillon d'infanterie, musique en tête. — Je lance une dépêche écrite hâtivement à l'adresse de M. Maurice Mallet, constructeur du ballon — on la voit, on laramasse, elle parviendra à destination. — De gros nuages s’amoncellent au-dessus de nos têtes — il pleut — allons-nous être obligés de descendre? — Mes pilotes s’y préparent. Vallée de Ramonchamp, puis Vagney — la pluie cesse, le ciel semble se purifier — la vitesse du vent augmente — nous passerons, mais le lest est insuffisant; — il va falloir faire flèche de tout bois, on jettera s’il le faut les bâches et les sacs vides ; on débitera la soute. — C’en est fait ! Janets se précipite, il scie, il coupe avec entrain et les morceaux volent dans la montagne — nous passons.

L’AÉROPHILE 173

EE

Là commence la traversée des Vosges, 6 h. 30 — 2.800 m. au-dessus du Hohneck (1.369 m.). — C'est d’abord une mer — nous voguons sur des nuages bientôt ils semblent précéder le ballon comme des oiseaux traînant un char — mais, tout à coup l'£den est enlevé vers le Rhin — le ciel est-bleu — et nous voyons courir sur nous des formes innombrables, nuageuses et fantastiques. — Nous allons poursuivis par les dieux gardiens de ces passages et les chevauchées wagnériennes chantent à mes oreilles. — Je me sens emportée — une frayeur mêlée d'admiration me fait crier : « Regardez-les ! Regardez! » — le vent nous tord — l’£den se plaint, incertain de sa route, pris dans des remous de vent. la nacelle est secouée, Janets amarre solidement la corde d'appendice — j'aide à la manœuvre. Boulenger jette du lest, le ballon bondit à 3.000 mètres (alt. maxima du voyage). — Je vois la neige — de froid je me cache au fond de la nacelle — mais je veux voir — mes mains sont gelées — et enfin comme en planant le ballon descend dans cette merveilleuse vallée du Rhin — au loin d’autres montagnes — c'est la Forêt Noire.

Chose assez rare, paraît-il, nous descendons de l'altitude 3,000 m. sans jeter de lest. Et même, pendant le cours de la descente, Janets est obligé de soupaper trois fois, le ballon menaçant de reprendre son essor. C’est une impression voluptueuse de descendre ainsi. Bientôt nous courons sur le guiderope — des paysans suivent le ballon — l’un d’eux se pend à la corde, ce qui produit un choc inquiétant — Janets lui crie de lâcher : « Machen Sie doch schlaff ! (Lâchez donc !) Wir wollen nicht auf dem Wald absteigen ! (nous ne voulons pas descendre dans le bois !)» — Voici un bon endroit pour atterrir, Boulenger détache l’ancre qui glisse le long de sa corde et mord dans le dernier arbre, à la lisière de la forêt de Hartz. Je me pends des bras aux cordages — je me fais molle — j'entends Janets ouvrir la soupape — Boulenger est au lest, il donne les ordres en allemand et par deux bonds très doux l’£den finit son voyage; les paysans nous aident très aimablement. Je saute hors de la nacelle engourdie et ravie et l’on procède au pliage du ballon. Nous sommes à Heiteren près Neuf-Brisach ; il est 7 h. 50 du matin.

MAGDELEINE SAVALLE,

Détentrice actuelle de la Coupe challenge des Femmes aéronautes organisée par la « Vie au Grand Air ».

P. S. — La dépêche lancée en passant au-dessus de Remiremont a été transmise télégraphiquement à son adresse par les soins de M. Géliot, industriel, à Saint-Etienne-Remiremont, auquel nous adressons nos remerciements les plus vifs. Nous n’en dirons pas autant au sous-chef de gare et à l'inspecteur des douanes de la station frontière de Petit-Croix, dont la! mauvaise volonté et le peu d’obligeance furent telles, que le ballon, enregistré comme bagage à Mulhouse pour Paris, mit quatre jours pour arriver à destination.

Eire JanETs

PRESS PSE LT LP LPS RSR RE

UNE FÊTE D'AÉRONAUTES. — La traditionnelle fête des aéronautes, à Marnes-la- Coquette, s’est tenue le dimanche 22 juin, sous la présidence de M. Georges Duparquet, maire de Marnes.

Le déjeuner réunissait à midi, dans le jardin de la Tête-Noire, une cinquantaine de nos amis aéronautes et journalistes.

Au lunch de 5 h. 1/2 offert par la municipalité, un toast a été porté à l’Aéro- Club et à la Presse française.

Le ballon Gulliver, gonflé par les soins de M. Juchmès, de la maison Surcouf, s’est élevé à 5 heures, monté par MM. Georges Besançon, directeur de l'Aérophile, et Georges Bans, directeur de La Critique. Le vent étant nul, les aéronautes ont dû atterrir au bout d’une heure et demie aux portes de Paris, entre le champ de manœuvres d'Issy et les fortifications, chez M. Troufleau, 1, rue Foucher-Lepelletier, à Issy.

La police municipale et les sapeurs-pompiers Mélard, Lecoq, André, Ghamoïne,

Leraide, Karl, Gaudin ont dû défendre la propriété de M. Troufleau contre l’inrasion de la foule énorme massée dans les rues d'Issy.

L'aéronaute Paupy et M. Troufleau, propriétaire, ont fait tout le nécessaire pour assurer le parfait dégonflement du Gulliver, dont le voyage a presque détenu le record de la lenteur.

En somme, fête charmante, favorisée par le premier beau dimanche de l’année, qui s’est terminée par une invitation à se retrouver encore plus nombreux en 1903 à Marnes-la-Coquette.

UNE COURSE DE BALLONS A NANTES. — Le 14 juillet dernier, la municipalité nantaise organisait avec le concours de notre confrère, Le Phare de la Loire, une course de ballons. Trois concurrents, membres de l’Aéro-Club, se présentèrent au départ; ce furent : M. David, pilotant le Micromégas, 140 mètres cubes; La Ville-de- Nantes, 1.700 mètres cubes, conduite par M. Nicolleau, ayant comme passagers Mme Delaunay, MM. Delaunay, Maurice Sellier et Le Bihan, météorologiste à l'Observatoire de Nantes, et Le Vélo, dirigé par notre confrère François Peyrey.

Les aérostats s'élevèrent dans l’ordre suivant: Le Micromégas, à 5 h. 15 m., La Ville-de-Nantes, à 5 h. 30, puis Le Vélo, à5 h. 45, mais le vent était faible et par ces temps caniculaires et orageux, les courants, sans avoir de direction bien certaine, emportaient tour à tour tous les points du compas.

Parmi la nombreuse assistance on remarquait MM. le marquis de Dion, marquis de Villepin, Hermitte, Dubois, Georges Besançon, qui donna les départs.

Cette course disputée sur la plus longue distance parcourue, permit à notre confrère Peyrey de couvrir 124 kilomètres dans la tempête, et d’atterrir à la Breille, près Saumur, à 3 h. du matin, enlevant ainsi le premier prix.

M. David, après avoir atteint l'altitude de 3.600 mètres, descendait à 7 h. 45 du soir à Selle-Craonnaise (Mayenne), se classant ainsi le second, ayant parcouru 79 kilomètres.

Enfin, M. Nicolleau atterrissait à Cholet à 9 h. 30 du soir, se voyant dans l'impossibilité absolue d'échapper à l'implacable attraction des centres orageux qui déjà noyaient la Ville-de-Nantes sous de copieuses averses.

Nous félicitons pilotes et passagers de leur splendide mais pénible performance.

ÉTBEÉTOGE AR ERRE

Les Cerfs-volants, par J. LECORNU, ingénieur des Arts et Manufactures, membre de la Société Française de Navigation aérienne. 1 vol. in-8. Paris, librairie Nony et Cie, 1902. Prix, broché, 3 fr. 503 reliure porcelaine 5 francs.

Toutes les questions qui se rattachent de près ou de loin au grand problème de la Navigation aérienne, ont le don de captiver l'attention du publie qui sent confu-

Fig. 1. — Oiseau artificiel de 15 mètres d'envergure avec lequel Le Bris fut enlevé à 100 mètres de hauteur, à Tréfeuntec, en 1856

sément que la solution est prochaine et que le vingtième siècle sera celui de la conquête de l'Air. C’est à cet état d'esprit que les cerfs-volants doivent d’être de plus en plus considérés comme autre chose que le simple jouet qui amusa notre

Page 1