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Résonateur de Hertz. — L’'ap-

CRE pareil employé par Henri Hertz,

de ds Lobine de fPehinAkor/} r ’ . x ° PER pour révéler l’action à distance des Dee Ÿ ree oscillations électriques, consistait

en un simple fl métallique, re-

courbé en cercle ou en rectangle, et présentant une petite solution de continuité. |

Le passage des ondes électriques déterminait dans ce conducteur interrompu des effets d’induction qui se manifestaient par des étincelles jaïllissant entre les extrémités du fil.

Cet appareil, nommé résonateur, cessait d'être influencé à une très faible distance et ne pouvait par cela même s'adapter à une application télégraphique.

Radioconducteur de Branly. — Une autre découverte importante, au point de vue de la réalisation de la télégraphie sans fil, est celle que fit M. le professeur Branly, en 1890, de l’action de létincelle électrique sur les limailles métalliques.

L'AÉROPHILE LS

Considérons un tube de petit diamètre, en matière isolante, T (fig. 3) à l'intérieur duquel une petite quantité de limaïille métallique se trouve légèrement comprimée entre deux pistons en métal ?. ?”’,. Ceux-ci, avec la limaille ferment un circuit contenant une pile e et un galvanomètre G.

La limaille peut être regardée comme un conducteur discontinu, et, pour une pression donnée des pistons, sa résistance est telle que le galvanomètre ne dévie pas.

Faisons passer à travers le tube la décharge d'un petit , condensateur Z (fig. 4). Aussitôt le galvanomètre dévie, et la déviation persiste après l’action de l'étincelle. La limaille est devenue conductrice.

Un choc très léger imprimé au tube à limaille fait revenir instantanément le galvanomètre au zéro, en détruisant la conductibilité acquise par la limaille sous l’action de la décharge du condensateur.

Une nouvelle décharge à travers la limaille rétablit sa conductibilité qui cesse encore par l'effet d’un nouveau choc. Cette succession de phénomènes peut être reproduite indéfiniment.

On peut donner l'explication suivante de cette intéressante expérience. La décharge du condensateur donne lieu à une série d'étincelles miniscules qui Jjaillissent entre les grains de la limaille, à peu près comme cela se passe dans l'expérience classique du éube étincelant. Ces étincelles, par un effet thermique ou dynamique, déterminent une agrégation des partic ules de la limaille qui rend la masse conductrice.

Fig. 4

D Un choc détruit l'agrégation temporaire des Fr grains et rend à la masse de la limaille sa | À résistance premiere. é ee Les mêmes effets s'observent lorsqu'on a & soumet le tube à limaille à l'influence des *# is

ondes électriques produites par un oscillateur placé à distance (fig. 5).

Les effets sont considérablement accentués lorsque l'expérience est disposée comme l’indique la fig. 6, page suivante.

Un des pistons du tube à limaille est mis en a = communication avec le sol; l’autre est relié àun D NE ES ENRE fil isolé s’élevant librement dans l'atmosphère. Ce dernier joue le rôle de co//ecteur d'ondes.

Dans ces conditions, le tube à limaille est influencé par l'oscillation électrique à de très grandes distances.

M. Branly a donné à son tube à limaille le nom de 7adioconducteur, rappelant la conductibilité que cet appareil acquiert sous l'influence des radiations électriques.

Fig. 5

re 7e :

Télégraphie sans fil. — 1H est évident que l’arrangement représenté fig. 6

constitue déjà un véritable système de télégraphie sans fil, à la condition

d'y ajouter un dispositif permettant de détruire automatiquement, après chaque signal élémentaire, la conductibilité du tube à limaille.

M. Popoff obtint ce dernier résultat par l'adjonction d’un électro-aimant

de sonnerie trembleuse ordinaire dont le marteau frappait le tube, et par la

substitution, au galva-

] | nomètre des expérien- En . : ë

a ces décrites ci-dessus,

1 d'un relais X (fig. 7)fer-

mant le circuit d’une piletlocale we Ntre vers l'électro-aimant frappeur et à travers un récepteur Morse ordinaire.

La radiation électri- Tr... que arrivant au tube à HG limaille par le collecteur, met en action la pile e et le relais À. Celui-ci, à son tour, met en mouvement le frappeur # et le récepteur Morse.

Mais, à peine le frappeur a-t-il heurté le tube à limaille, que la conductibilité de cette dernière est dé- Qu truite, pendant un instant très |

Circuit secondaire de la Lodtne de Hahn ko re

court, pour reparaître presqu'aussitôt, sous l'influence des Se radiations, tant que celles-ci Ÿ continuent de parvenir au collecteur.

Delà, une oscillation rapide des trois organes, relais, frappeur et recepteur Morse, qui persiste autant que les ondes électriques elles-mêmes.

La rapidité des oscillations du relais est suffisante pour dé- Fig. 7 terminer, dans l'appareil Morse, en raison de l’inertie de l’armature, l'impression d’un trait continue, se prolongeant tant que dure l’étincelle de l’oscillateur.

Si, à la station où se trouve l’oscillateur, on agit sur le courant primaire de la bobine de Ruhmkorff, au moyen d'un manipulateur donnant des contacts longs et brefs de l'alphabet Morse, les signaux ainsi formés seront reproduits fidèlement par l’étincelle de l'oscillateur, se propageront dans l'espace avec des ondes hertziennes et seront recueillis par le fil collecteur et le tube à limaille.

Recepleur Alors

On conçoit que le jeu des organes précédemment décrits aboutisse fina-

lement à l'enregistrement par le récepteur Morse des signaux formés à la station correspondante.

L’électro-aimant frappeur constitue lui-même un parleur du type dit ronfieur permettant de lire au son les signaux.

Tel est, dans son ensemble; le système de télégraphie hertzienne sans fil conducteur proprement dit entre les stations correspondantes.

Ce système fut réalisé, la première fois, par M. Popoff, en 1895, au moyen des organes principaux qui viennent d’être décrits : oscillateur, radiateur, radioconducteur de Branly, relais, frappeur et récepteur Morse.

M. Marconi, qui commença ses expériences en 1896, s'est servi des mêmes appareils.

L'arrangement indiqué par la fig. 7 doit être complété par deux résistances liquides, sans self-induction, 7, 7’ placées en dérivation sur les armatures du relais et du frappeur, et destinées à empêcher la production d’étincelles de rupture des circuits locaux qui influenceraient le radioconducteur (1).

(A suivre). EME:

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