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COMMISSION AÉRONAUTIQUE INTERNATIONALE

M. Hergesell, président de la Commission internationale d’aéronautique, vient de lancer une circulaire proposant la convocation de la commission pour le mardi 10 septembre, à l'hôtel de la Société d'encouragement, rue de Rennes. Le savant directeur du Bureau météorologique d'Alsace-Lorraine annonce l'intention de rédiger un programme de délibération des questions mises à l’ordre du jour qu'il soumettra aux membres du Comité. En conséquence, il prie ses savants confrères de vouloir bien lui adresser le plus promptement possible leurs adhésions, l'énoncé des sujets sur lesquels ils désireraient que portassent les délibérations de cette intéressante assemblée scientifique. Elle doit s'occuper non seulement de la discussion des résultats obtenus jusqu'à ce jour dans l'exploration de l'atmosphère, mais encore de faciliter les recherches futures.

On n’a pas oublié que le Comité a été créé en 1806, lors de la session tenue à Paris par les différents directeurs d’observatoires météorologiques et à l'occasion des ascensions de ballons-sondes déjà exécutées à cette époque d'après le système de MM. Hermite et Besançon. L'étude des résultats obtenus comprendra non seulement l’ensemble des lancers internationaux exécutés simultanément à plusieurs reprises différentes à Paris, Strasbourg, Vienne, Munich, Berlin, Varsovie et Saint-Pétersbourg, mais encore les travaux exécutés à l'Observatoire de météorologie dynamique de Trappes par M. Teisserenc de Bort, à l'Observatoire de Blue-Hill (Massachusets) par M. Rotch, au nouvel Observatoire de météorologie aéronautique créé à Berlin par M. Von Bezold, directeur de l’Institut météorologique royal de cette ville, par la Société de navigation aérienne de Berlin, la Société de naviga-

tion aérienne de Strabourg et la Société de navigation aérienne de Munich, ainsi que l’Aéro-Club de Paris. On voit quel sera l'intérêt des séances de ce Comité international dont font partie MM. Mascart, Bouquet de La Grye, Violle, Cailletet, membres de l'Institut, le prince Roland Bonaparte, Hermite, Besançon, Fonvielle, Mangot, Jaubert, Krebs, Teisserenc de Bort, de Paris; Assmann, Berson, de Berlin; Mœdebek, Hildebrandt, etc., de Strasbourg; le général Rijkatcheff, le colonel Kovanko, etc., de Russie; Rotch, directeur de Blue-Hil, aux Etats-Unis. A. NICOLLEAU.

Études sur l’'Electricité atmosphérique

Les expériences exécutées à Paris, par M. Le Cadet, ont été continuéesà Vienne par M. Tuma, qui déclare avoir employé la méthode du docteur Bornstein pour déterminer la tension électrique de l'air. Ce savant n'a pas exécuté moins de huit ascensions, à des altitudes variant de 3 à 4,000 mètres. Il est arrivé, comme M. Le Cadet, à une zône dans laquelle l'accroissement de potentiel est nul. Mais, en outre, à plusieurs reprises il en a atteint une seconde plus élevée où la tension électrique de l’air va en diminuant.

Ce fait s'est même produit avant qu'il ne fut arrivé à la couche uniforme, mais dans le voisinage de cumulus, et n'est nullement en désaccord avec ce que l’on pouvait prévoir. En effet, tous les nuages doivent être plus ou moins chargés d'électricité, et par conséquent agir à distance, comme le font tous les corps conducteurs, sur la tension propre du ballon.

Suivant nous, on devrait se préoccuper également de déterminer la valeur de la tension propre du ballon, car l’aérostat est, en lui-même, un immense collecteur dont l’état électrique doit varier continuellement suivant celui des masses qui l'environne, et ces variations sont mêmes susceptibles d'influer sur sa marche. Toutefois, les recherches commencées avec une méthode bien définie comme celles de M. Tuma et celles de M. Le Cadet, offrent un intérêt capital, et doivent être poursuivies en suivant la méthode même que ces hardis explorateurs ont inaugurée, et en y introduisant chacune des simplifications qu'elle comporte. Honneur au zèle dont ces savants ont fait preuves.

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