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UNE ASCENSION DE M. SANTOS-DUMONT

Le jeudi 29 mars, à 11 h. 1/2 du matin, M. Santos-Dumont s'élevait de la place Masséna, à Nice, à bord d'un ballon de 200 mètres cubes gonflé au gaz d'écla rage.

RE no ë Ë ; £ Nauru | M. Santos-Dumont aidant au gonflement d’un ballon-pilote Cliché communiqué par « Armée et Marine »

Au cas où le ballon se dirigerait vers la mer, le itorpilleur de haute mer Flibustier avait été mis gracieusement à la disposition de l’aéronaute. : M. Santos-Dumont chercha; pendant près d'ure heure, un courant.

Rabattu vers le nord, puis franchement vers l’ouest il fut pris, vers midi, à 2,600 mètres par un vent violent.

Descendu à 400 mètres, le ballon tomba dans un cyclone effrayant ; malgré que M. Santos-Dumont ouvrît la soupape toute grande, il remontait au lieu de descendre. L’aérostat tournoyait sur lui-même, ballotté dans tous les sens, et son guiderope voltigeait avec un sifflement strident au-dessous de la nacelle. Le ballon monta, pendant quelque temps, perdu dans les nuages, puis redescendit en pleine forêt de Guignon, à 2 kilomètres d'Antibes.

Mais l’ancre qu'il avait filé ne mordit pas et le ballon fut violemment traîné par la bourrasque au travers des arbres, sur une longueur de 600 à 700 mètres où il fut complètement déchiré par les branches.

Durant ce traînage, M. Santos-Dumont reçut de violents chocs des branches d'arbre et eut le visage contusionné.

ATENE

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