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SÉANCES GÉNÉRALES

Les communications faites en SÉANCES GÉNÉRALES sont souvent grosso modo la répétion des questions étudiées en commissions. Toutefois, il y a plusieurs rapports intéressants qui ont été lus en séances générales et qui à cause de l'abondance des matières n'ont pas été discutés en Commissions.

Je citerai notamment un travail très important de M. Lemoine sur l’état actuel du service de l’annonce des crues en France.

« À la suite de cette communication, le Congrès émet le vœu que les observations des hauteurs des fleuves soient publiées régulièrement en y comprenant les données hydrologiques anciennes.

M. Garrigou-Lagrance a fait un rapport très intéressant sur les mouvements généraux de l'atmosphère dans leurs rapports avec la position du soleil et de la lune.

L'influence de la lune sur les phénomènes de notre atmosphère, niée autrefois par beaucoup de savants, est devenue évidente. Mais dans quelles proportions et dans quelles circonstances cette influence se manifeste-t-elle ? C'est ce que M. Garrigou- Lagrance cherche à établir. Il serre de près la question et procède avec une méthode scientifique raisonnée; ce qui n’a guère été fait jusqu'ici dans ces sortes d'études où l'empirisme a joué un grand rôle.

Le R. P. Algue présente plusieurs mémoires sur les rapports entre les mouvements icroséismiques du sol et les tempêtes cycloniques; il présente également un bayocyclonomètre très ingénieux.

M. Richard, le constructeur d'instruments bien connu, présente un baromètre à poids, appareil destiné à corriger les erreurs dues aux différences de densité de l'air.

Enfin, parmi les autres communications intéressantes, je citerai celles de M. Paulsen, sur les recherches spectroscopiques dans les aurores boréales et sur une nouvelle méthode pour mesurer le potentiel électrique de l'air. Ce dernier travail est très intéressant au point de vue de l'aérostation météorologique. Jusqu'ici en effet, les deux seules méthodes employées pour les observations du potentiel électrique de l'air sont l'écoulement d’eau ou les mèches enflammées. En ballon, la première offre le désavantage d'emmagasiner un poids d’eau assez considérable, la

seconde est bien dangereuse pour l’'employer dans ies ascensions. M. Paulsen emploie pour les mesures du potentiel électrique différents papiers qui, d’après sa méthode, lui ont donné déjà d'excellents résultats. Il est à souhaiter que ce savant physicien trouve dans cet ordre d'idées un procédé pratique qui permettra de poursuivre facilement en ballon libre les observations si importantes sur le potentiel électrique de l'air.

Avant de clore le Congrès international de météorologie, le président M. Mascart met aux voix le vœu proposé par la Commission d'aérostation :

Le Congrès international de météorologie avant de clore ses travaux, émet le vœu suivant :

1° Il est nécessaire pour les progrès de la météorologie de faire périodiquement des ascensions internationales simultanées, au moins une fois par mois, à des dates périodiques fixées à l'avance, à l'aide de ballons ou de cerfs-volants.

20 Les établissements aérostatiques militaires et toutes les stations météorologiques seront invités par leurs gouvernements respectifs à prendre part à ces différents lancers.

3° Le Congrès prie le Comité international météorologique de vouloir bien faire les démarches nécessaires auprès du gouvernement français pour que ce vœu soit transmis par la voie diplomatique, à tous les gouvernements étrangers.

Ce vœu est adopté à l'unanimité. M. Mascart prononce alors l'allocution de clôture, il remercie les savants étrangers qui ont bien voulu accepter l'invitation de la Commission d'organisation.

Il constate que le Congrès international de 1909 a accompli d'importants travaux, il souhaite que l’on renouvelle le plus souvent possible ces réunions internationales si utiles au progrès de la météorologie et de la physique du globe.

Des applaudissements chaleureux accueillent le discours de M. Mascart, qui lève la séance en déclarant clos le Congrès météorologique international de 1900.

F. LE BIHAN, Chef du service météorologique à l'Observatoire de Nantes.

Réception du Congrès international d Aéronautique PAR L'AÉRO-CLUB

Le 19 septembre, le Congrès international d’aéronautique, réuni au parc d’aérostation de l’Aéro-Club, a suivi avec intérêt les essais du ballon dirigeable de Santos-Dumont. Nous donnerons dans un prochain numéro la description complète de cette remarquable machine aérienne, la plus simple et la plus légère qui ait été montée Jusqu'ici.

Si l’aéronaute, prévenu plus tôt de la visite du Congrès, avait eu le temps de fixer convenablement son gouvernail, il eut pu ce jour-là fournir la preuve que le difficile problème de la navigation aérienne avec le secours du moteur à pétrole, appliqué pour la première fois à l'aéronautique, touche de bien près à la solution tant désirée.

Il a montré du moins, par des essais de traction contre le vent, que son hélice aérienne de quatre mètres d'envergure commandée par un moteur de sept chevaux est capable de lutter victorieusement contre les courants atmosphériques.

Ce même jour, à 9 heures du soir, le Congrès d’aéronautique, répondant à l'invitation de l'Aéro-Club, a assisté à une brillante réception dans l'hôtel de l’'Automobile-Club, place de la Concorde.

Nous sommes heureux de pouvoir donner à nos lecteurs le texte encore inédit des discours prononcés et très applaudis en cette mémorable réunion.

Des vues aérostatiques et les projections cinématographiques du ballon

Le docteur Langley serrant la maïn à Santos-Dumont, au parc d’aérostation de l’Aéro-Club.

Santos-Dumont, interprétées par le comte Henry de La Vaulx, ont obtenu également un vif succès.

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