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ar M. J Sulzserger
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L'ascension du 17 octobre (photograph
nients: le tangage, la déformation de la carcasse qui se voûte, les dangers d'accrochage à la descente. De plus, cette disposition permet de supprimer la passerelle, et avec le poids ainsi sagné, on a adapté aux deux longerons longitudinaux d'en bas une poutrelle en forme d’I qui augmente la rigidité de toute la carcasse. A cette tige on a suspendu le lest mobile, maintenant de 150 kilog-ammes au lieu de 100, qui arrive au niveau du fond des nacelles, lesquelles sont pourvues d’un double fond et possèdent une petite cale remplie d'eau, seul lest employé à bord du ballon de crainte que les grains de sable jetés au dehors ne viennent gêner la marche du mécanisme. L'eau sert, en outre, au refroidissement des moteurs à pétrole.
Par suite de la suppression de la passerelle, on a gagné la place du gouvernail à pivot horizontal qui a été placé à l'avant, dans le but d’incliner le ballon à volonté pour le faire monter ou descendre.
A la première ascension, les deux gouvernails d’arrière placés à la hauteur de l'axe longitudinal du ballon n'ont pas fonctionné à plusieurs reprises à cause de la longueur démesurée des cordes; de plus, le gouvernail qui se trouvait du côté extérieur du virage ne pouvait produire tout son effet. En conséquence, on a placé les deux gouvernails au-dessous du ballon, derrière la seconde nacelle; decette façon le premier gouvernail est manœuvré de la seconde nacelle tandis que le deuxième gouvernail est dirigé de la première nacelle en même temps que les deux gouvernails d'avant placés en dessus et en dessous de la pointe du ballon.
Les hélicesetles moteurs n’ont subi aucune modification.
L'officier chargé de l'opération difficultueuse du gonflement a eu l’amabilité de me donner quelques renseignements sur le procédé employé : Les ballons ont des anses dans lesquelles sont passées des cordes tenues par des soldats placés sur les deux galeries situées sous le toit du hangar. En tirant sur ces cordes, ils font monter à volonté le ballon et toute l'opération se fait très facilement sans la moindre friction. L'opération terminée, on ôte les cordes.
Le gouvernement a mis une cinquantaine de soldats choisis de la garnison de Weïngarten à la disposition du comte.
Vous trouverez ci-joint quelques photographies de l'ascension que j'ai prise à bord du Kontg Karl. Elles ne sont pas très bonnes étant donné le temps très couvert et pluvieux et l'heure tardive à laquelle j'ai dû opérer. Néanmoins, on peut encore distinguer quelques détails assez intéressants.