HOPITAL HÉROLD
la disposition d'ensemble est curieuse, originale, intéressante et de bon goût.
Le dispositif intérieur de chaque chambre est le suivant ; par chambre il y a : un lit, une table de nuit, une table et une chaise,, le tout métallique. Une lampe électrique mobile permet un éclairage parfait.
Il existe en outre (et le fait est important à signaler) un robinet d'eau dans chaque chanibre.
Au pavillon de la rougeole, la disposition du premier étage n'est pas la même. Chaque ht n'est pas placé dans une chambre d'isolement. On s est contenté de mettre entre les lits de simples paravents fixes en métal et verre qui ne montent pas jusqu'au plafond et ne descendent pas jusqu'au sol. Leur but est d'empêcher les enfants de se jeter des objets de l'un à l'autre et partant de se contagionner. Ce dernier mode d'isolement ne satisfait pas l'esprit.
Prix de revient. — La dépense totale pour les deux pavillons a été de 408710 francs, ce cjui met le prix de revient du mètre superficiel construit, et par étage, à i3o francs. Étant donné que la population normale de ces deux pavillons peut être portée à 90 enfants, le lit reviendrait environ à 4 5/|0 francs.
Actuellement le nombre total des lits est de 682 lits, repartis en 6 services de médecine et 2 services de chirurgie.
Le personnel médical comprend : 6 médecins, 2 chirurgiens et un chirurgien assistant, 1 1 internes et ko externes. Des consultations de médecine et de chirurgie ont lieu tous les jours, sous la direction des chefs de service.
Hôpital Hérold.
Place du Danube [401.96].
Chemin de fer de Ceinture (descendre à la slalion de Bellcville et prendre les rues Manin et David-d'Angers.
Tramway: Place de la République-le-Raincy (descendre rue
Davicl-d'Angers).
Omnibus : Palais-Royal-Bultes-Chaumonl (descendre au point terminus et remonter la rue David-d'Angers.
La création de l'iièpital Ilérold date de l'épidémie de choléra de 1893 : des baraquements furent rapidement construits sur un terrain appartenant à l'administration et situé place du Danube. Les baraquements reçurent successivement les noms d'hôpital de la place du Danube, puis d'hôpital de réserve, enfin d'hôpital Hérold en souvenir du préfet de la Seine.
Les baraquements formaient un service de médecine générale de 100 lits lorsque, par suite de la récente réorganisation des hôpitaux d'enfants de la rive droite, Hérold fut consacré à la médecine infantile et par la construction de nouveaux pavillons, ouverts en 1902, se vit doté de trois services: deux de médecine et un de chirurgie, donnant un total de 328 lits.
Les enfants y sont admis jusqu'à l'âge de i5 ans; jusqu'à 7 ans les salles sont communes aux enfants des deux sexes: puis les petits malades sont séparés.
Le service de médecine générale se compose de trois pavillons dont un est réservé aux « douteux ». Ces pavillons sont des baraques en planches, reliquat du vieil hôpital, peu confortables. On- en peut dire autant des trois pavillons dvi service de chirurgie. Les salles d'opération sont au nombre de deux : une pour les septiques, une pour les aseptiques; elles sont dénuées de la plupart des perfectionnements modernes dont s'enoraueillisscnt les récents services chirurgicaux de l'Assistance publique.
Tout l'intérêt de l'Iiopilal réside dans le service des contagieux qui comprend cinq pavillons récemment construits et admirablement aménagés suivant les données les plus nouvelles. Le premier pavillon — complèLcnicnt isolé des autres ainsi que du reste de
HOPITAL IlÉROLD
l'hôpital — est réservé aux diphtériques : 11 est muni d'un laboratoire spécial. Les quatre autres pavillons sont respectivement consacrés à la rougeole simple, à la rougeole compliquée, à la scarlatine, enfiii à la coqueluche. Le système des boxes y est en vigueur comme dans les nouveaux pavillons des Enfants-Malades.
11 y a lieu de noter que le personnel affecté au service cles contagieux possède un pavillon spécial situé au milieu des pavillons ci-dessus décrits. Ses infirmières ne se mêlent pas à leurs collègues des autres services: elles ne dorment pas en dortoir commun mais possèdent chacune leur chambre. Les repas sont pris dans les services : de la sorte les rlsc[ues de contagion sont réduits au minimum.
Non loin du service des contagieux s'élèvent deux pavillons: l'un réservé au laboratoire de l'hôpital, l'autre à l'amphithéâtre.
Les petits malades qui entrent sont dirigés sur le pavillon de consultation. Là un externe opère le triage entre les contagieux:, les douteux et les non contagieux. Les deux premiers ne sont pas entassés dans une salle commune mais chaque petit malade attend son tour de consultation dans une des cabines d'isolement au nombre de seize. Les différents services des consultations médicale et chirm^gicalè sont réunis dans un pavillon situé à droite de l'entrée et contenant en outre les bureaux de la direction et de l'économat. En face se trouve le pavillon des internes en médecine qui peuvent loger à l'hôpital s'ils le désirent.
L'ensemble de l'hôpital est complété par un vaste pavillon central qui loge les internes en pharmacie, le personnel admmlstratif et infirmier, enfin la cuisine et ses dépendances.
Le personnel médical comprend : 2 médecins, i chirurgien, 5 internes et i8 externes.
Sgo HOSPICES ET HOPITAUX DE PARIS
Hôtel-Dieu (i).
Place du Parois-Notre-Dame [[58.52].
Oinnihus: Balignollos-Jardiii des Plantes. Saint-Siilpice-La
Villotte.
•amways : Chàtelel-Ivry-Vitry Bicètro-Villejuif. — Tous les tramways qui suivent les quais (descendre à la hauteur de riIùtel-Dieu).
Métropolitain (descendre à l'Hôlel-de-Ville).
L'Hôtel-Dieu est un des plus anciens établissements hospitaliers de l'Europe ; son origine nous est même inconnue, mais iJ parait bien que sa fondation n'est pas due à Saint-Landri, comme le veut la légende. Quoi qu'il en soit, c'est de l'an 82g que date le premier document authentique qui fasse mention d'un hôpital situé à peu près sur l'emplacement actuel de l'Hôtel- Dieu et qui portait le nom de Saint-Chrislopbe. Ce document n'est autre qu'une charte de l'évèque de Paris, Inchad, abandonnant à cet hôpital la dime de terres qu'il possédait. L'établissement appartenait par moitié à l'évèque, par moitié au chapitre de Notre- Dame : les chanoines devinrent seuls propriétaires en 1006. Au milieu du xii^' siècle, l'hôpital Saint-Cbristophe prit le nom de Maison-Dieu (Domus Dei Parisiensis). C'est de cette époque que date la fortune de l'Uptel-Dieu, fortune constamment accrue par les privilèges royaux , par les dons de tous les ordres de l'Etat . Jusqu'alors, l'Hôtel-Dieu était bien plutôt une maison de refuge qu'un hôpital. En 1 300 seulement, on liospitalisa des malades. Cela ne veut pas dire qu'on institua un service médical; de temps à autre seulemenl, par charité, un cbirurgien visitait l'bôpital ; les soins étaient donnes par les religieux et les religieuses.
(i) IIussoN. Élude sur les Hôpitaux.
FiG. 57. —
Place (lu Parvis au
àc et entrée de l'IIôlol-Dieu.