F. S., 2 septembre, ii
Et c'est Tépithète d'hydraulique que les Allemands appliquent au frein en question (1).
Que n'avait-on pas raconté sur Tacharnement déployé contre l'accusé, sur les cruautés dont il avait été victime pendant et après le procès de 1894. Et voici que « l'ouvrier diabolique » de cette sinistre besogne, le bourreau, le tortionnaire, du Paty, produit des lettres à lui adressées par la famille même du condamné, qui le remercie de sa courtoisie et le prie de donner des conseils à M™' Dreyfus (2).
On fait voter une loi spéciale pour faire de l'île du Diable le lieu de la déportation. Qui donc en prend l'initiative? l'affreux Lebon, sans doute? Point du tout: c'estM. Delcassé. Etplus tard, si M™' Dreyfus ne peutobtenirde rejoindre son mari, ce n'est pas davantage à M. Lebon qu'il faut s'en prenare, mais à M. Chautemps, non moins dreyfusiste aujourd'hui que M. Delcassé.
Que reste-t-il enfin des efforts tentés pour contester ou dénaturer les propos recueillis par le capitaine Lebrun-Renault? La fameuse phrase: « Si j'ai livré des documents, c'était pour en avoir de plus importants, » Lebrun- Renault la maintient devant le conseil de guerre comme devant la Cour de cassation. 111 'a répétée le jour même de la dégradation à ses chefs et à ses amis: les affirmations du général (îonse, du colonel Risbourg, du colonel Guérin, du contrôleur Peyrolles,lanotemêmedu Temps le