F. S., 22 août, VI. —12 août, v
2. F. S., 22 août, m. — F. 0., 23 août. — F. 0., 21 août, I. — F. S., 6 septembre, m.
3. F. S., 22 août, v. — 23 août, i,et l®"* septembre, 1. 4. F. S. 1" septembre, i, 2.
accepter la condamnation, sous piétexte qu'on en est encore à chercher la «preuve matérielle » du crime, nous répondrons : D'abord vous ne savez pas tout» vous ne connaissez pas le dossier secret, communiqué aux juges, à la défense, mais non au public, si ce n'est par lambeaux inlormes, hérissés d'initiales et de péri- 5 hrases intelligibles. Et puis qu'entendez-vous oncpar « preuve matérielle » ? Un écrit peutêtre ? Mais le bordereau est là pour montrer qu'un écrit est la chose la plus aiscutable et la plus discutée du monde ; d'ailleurs c'est à l'Opéra qu'on voit Faust ou Robert se vendre au diable par un acte en bonne forme. Dans la vie des choses ne se passent guère delà sorte et les coupables n'ont pas l'habitude de constater leur crime.
. . . par écrit dûment enregistré.
Aussi la loi dit-elle au jurés : < Vous ne regarderez point comme insuffisamment établie toute preuve qui ne sera pas formée de tel procès-verbal, de telle pièce, de tant de témoins, de tant d'indices. Cette seule question renferme toute la mesure de votre devoir : avez-vous une intime conviction (1 )? » Le conseil de Rennes a eu l'intime conviction que Dreyfus était coupable. Ill'a proclamé, confirmant ainsi le verdict des premiers juges, les affirmations solennelles et réitérées des cinq ministres de la