F. S., 26 août, IV
Mercier convaincu de mensonge ! Un faax de
Elus à Factif de TEtat-Major, quelle aubaine ! iC triomphe devait être de courte durée. Le général Mercier démontrait bientôt, par les déclarations des autres membres du conseil de 1894, que jamais la dépêche Panizzardi ne leur avait été communiquée sous aucune forme. 11 établissait, par une lettre de Freystaetter luimême, qu'en mars 1898, alors que la campagne révisionniste battait déjà son plein, celui-ci affirmait bien haut sa conviction en la culpabilité de Dreyfus, et spécifiait que cette conviction s'était formée « avant d*entrer dans la salle des délibérations ». Eiifin, pour que Ton fût pleinement édifié sur le caractère du témoin, il le montrait, refusant en Algérie, au cours d^une opération combinée, de marcher sous les ordres de son ancien, chargé de commander la colonne, à Madagascar faisant <t fusiller trente ou trente-cinq indigènes, sans ordre, sans jugement, sans enquête, après leur avoir fait rendre leurs sagaies (1)».
i. F. S., 7 septembre, II, 2-6. — Aucun de ces faits n'a été contesté. En rendant compte de l'incident, M. Chincholle se borne à dire : « Le capitaine Freystœtter avait été informé par un ami que ces lettres seraient lues à Rennes. On lui en avait révélé le contenu.
— « Rien ne m'empêchera, a-t-il répondu, de dire tout ce que j'ai à dire et dans la forme où j'ai l'intention de le dire. » (F. G., 9 septembre, m, 4). Il admet donc l'authenticité des pièces fournies par le général Mercier et ne nie rien de ce qui lui est reproché. Aussi, M« Démange s'est-il empressé de dire qu'il « n'insistait pas le moins du monde pour entendre à nouveau le capitaine Freystœtter. » (F. S., 7 septembre, ii, 6.)
Décidément, ce témoin de « moralité » aurait dû se confiner dans le huis-clos de la Cour de cassation : les débats publics n'étaient pas faits pour son genre de talent.
Un autre héros, très prisé naguère dans les milieux dreyfusistes, n'y a pas mieux résisté. Le commandand Forzinetti se faisait fort de détruire d'un mot « la légende des aveux ». — « J'ai connu intimement le capitaine d'Attel, disait-il, j'étais intimement lié avec lui. Si les aveux avaient été reconnus par lui, il me l'aurait dit ; il aurait cherché, en raison de l'amitié qui nous unissait, à me détromper quand Je lui exprimais ma conviction au sujet de Dreyfus (1). »
Le général Roget lui pose alors une question bien simple : Oii demeurait cet ami si intime ? Et il est incapable de répondre ; il ne l'a jamais su; il n'allait pas chez d'Attel; il le rencontrait à l'Américain (2)... Ce geôlier, devenu croupier (3), ne serait-il pas le cousin