‹ "L'affaire"Chapitre 28 sur 42 · F» S., 17 août, m, iv · texte numérisé non relu

F» S., 17 août, m, iv

distinctement. Il m'a semblé cependant qu'il protestait de son respect pour l'armée...

Quelques instants après, le colonel Henry est sorti de l'arrière-cabinet... J'ai remarqué qu'il avait la figure congestionnée. J'en ai été très étonné...

Henry a pris Bertulus par le bras en disant : « Accompagnez-moi, parce que je voudrais que l'on vît que nous ne sommes pas mal ensemble et que vous ne m'arrêtez pas. »

M. Bertulus est sorti avec lui quelques minutes, après et il est rentré dans son cabinet. J'étais très surpris et je lui demandai ce qui s'était passé. M. Bertulus me répondit : « Je nepeuxpas vous le dire. Il vient de se passer quelque chose de très grave; je vous le dirai peut-être un jour. (Comme tout bon dramaturge, M. Bertulus ménage ses effets et ne prodigue pas ses coups de théâtre sans les avoir préparés.) Mais avant tout il. faut que je me débarbouille. J'ai encore la figure couverte des larmes du lieutenant-colonel Henry et je ne veux pas garder plus longtemps sur mon visage la trace de ses larmes... »

11 rentra dans son cabinet et fit sa toilette... Il se remit à sa besogne et ne se leva pour sortir que vers sept heures moins le quart.

Or, M. Bertulus a l'habitude de sortir vers six heures. Je fus très étonné de le voir sortir si tard. (Décidément ce brave M. André est lent à comprendre, mais prompt à s'étonner.) Avant de partir il me dit :

« Il se pourrait que l'on vienne me demander. »

J'ai attendu et je n'ai vu personne. (Cette fois, M. André ne s'étonne pas. Et il termine :) C'est tout ce que j'avais à dire (1).

Cette conversation entendue par le trou de

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