‹ "L'affaire"Chapitre 34 sur 42 · Voy. appendice C · texte numérisé non relu

Voy. appendice C

2. « Il ne saurait plus être question de représailles « quelles qu'elles soient.Donc, je le répète, Pincident est < clos. — Je vous demande et, s'il était nécessaire, je « vous ordonnerais d'oublier ce passé pour ne plus son- « gerqu'à l'avenir. — Avec vous tous, mes camarades, je « crie de grand cœur : « Vive l'armée ! » celle qui ap- « partient à aucun parti, mais seulement à la France. > {Ordre général à V armée du 20 septembre,)

appétit de vengeance, nous ne réclamons de sévérités contre personne. Nous ne demandons pas la tête du capitaine Freystaetter, pas plus que nous ne désirons enlever M. Bertulus à ce cabinet de juge d'instruction où s'élaborent de si mirobolants scénarios. Mais, en retour, ne pourrait-on amnistier M. Feuilloley et M. Bertrand, toujours en disgrâce pour avoir contristé M. Zola; le commandant Cuignet, toujours puni pour avoir déplu à M. Delcassé? Nous avons vu révoquer le général de Négrier et l'on nous a dit, pour justifier cette mesure inattendue, qu'il avait tenu des propos séditieux, qu'on en avait la preuve écrite de sa main ; nous attendons toujours la publication de cet aveu, le texte exact de la coupable harangue ; mais la révocation subsiste. Le général de Pellieux a dû quitter Paris pour Quimper, parce que deux sénateurs l'ont accusé d'avoir commis une vilenie et n'ont jamais pu en apporter aucune preuve : il fallait consoler ces mouchards de Haute-Cour pris en flagrant délit de mensonge; et le général de Pellieux reste à Quimper malgré l'enquête dont il est sorti, lavé de tout soupçon (1). Pourquoi le général Zurlinden a-t-il été frappé? Nous Tignorons. Mais ce que nous savons, c'est qu'après comme avant le verdict de Rennes, on ne lui rend pas de commandement. Combien d'autres continuent d'attendre la réparation qui leur est due : Roget, Hartschmidt, Gonse, Saxcé, Coubertin, Villeneuve. La liste s'allonge chaque jour : après des Michels, voici Exelmans, de Sèze, d'Ar-

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