F. S., 12 août, iir, 2; et 17 août, m
Mais aussitôt le commandant Cuignet, après avoir rappelé non sans raison que « les dépêches d'Emsne sont pas toujours vérîdiques,» se déclarait en mesure d'établir «d'une façon indiscutable Fauthcnticité de la pièce (1) » ; et sans doute les indications qu'il donnait, les révélations quïl annonçait étaient bien concluantes, car l'intéressé, sentant qu'il ne pouvait soutenir son personnage, écrivait le 22 :
« L'apposition de la date susdite (30 novembre 1897) et de ma signature au texte que l'on m'attribue constitue un faux.
« Ce faux subsisterait même dans le cas où, ce dont je ne puis juger sans l'avoir sous les yeux, le texte lui-même émanerait de moi à une autre date (2). »
Le Figaro qualifie cette rectification de < nouveau démenti ». N'est-ce pas, ,au contraire, le désaveu, embarrassé mais incontestable, du télégramme précédent?
Qu'importe en effet que la pièce ne soit pas signée de son auteur si elle est écrite de sa main? Qu'importe que la date du 30 novembre, comme le général Mercier Tavait indiqué d'ailleurs, s'applique non à la rédaction delà pièce, mais à son entrée au service des renseignements ; ce qui lui donne sa date — et sa valeur, — c'est son texte même ; c'est qu'elle est écrite, alors que depuis un an la campagne de réhabilitation a commencé ; c'est qu'elle atteste qu'à ce moment, malgré les assurances
d. F. S., 19 août, H, 2.