II. — Les faits nouveaux
Nous avons au contraire déjà relevé deux faits qui rentrent absolument dans les termes de cet article :
1° La découverte du télégramme adressé le 5 janvier 1895, à 9 h. 20 du matin, de l'Ecole militaire au Gouverneur militaire de Paris, par le commandant Guérin et relatif aux prétendus aveux de Dreyfus dont il ne dit pas un mot (1) ;
2° La découverte dans les archives du Ministère de la Guerre de la minute Bayle sur l'attribution de lartillerie lourde à la 9° armée, qu'on imputait à Dreyfus devant le Conseil de Guerre de Rennes d’avoir fait disparaître et d'avoir livrée à l'étranger (2).
A eux seuls ces deux faits justifieraient déjà la revision demandée.
Mais nous devons également étudier à fond :
14° L'incident Cernuszki ;
2° L'incident du bordereau ou de la lettre impériale qui, suivant Dreyfus, a dû, par une répétition de l’illégalité de 1894, être communiquée en secret aux juges de 1899
3° L'incident Val Carlos ;
4° Celui des cours de l'Ecole de Guerre ;
5° et 6° Enfin la falsification des pièces 26 et 371 du dossier secret.
Examinons-les l’un après l’autre.
(1) Voir page 108.
2) Voir pages 298 et suiv.