‹ L'affaire DreyfusChapitre 14 sur 178 · SAP EE · texte numérisé non relu

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üir celui qui l’interrogeait de la modération dont il ne s'était pas départi pendant tout le cours de ses investigations. Le rapport ne Concluait du reste pas et laissait au Ministre le soin d'apprécier la suite que l'affaire pouvait comporter.

Il était difficile d'être plus perfide sous une apparence de modération et d’impartialité.

Jusqu'à ce moment l'enquête était demeurée secrête, et le général Mercier a déclaré qu'il eût désiré qu'elle continuâé encore deux où trois Jours (1), lorsque des indiscrétions furent commises. La presse commençait en effet à s'occuper de l'affaire.

Le 28 octobre, un rédacteur de la Libre Parole, M. Papillaud, avait reçu la lettre suivante :

Mon cher ami,

Je vous l'avais bien dit : c'est le capitaine Dreyfus, celui qui habite avenue du Trocadéro, 6, qui a été arrêté le 15 pour espionnage et qui est en prison au Cherche-Midi. On dit qu'il est en voyage : mais c'est un mensonge, parce qu'on veut étouffer l'affaire. Tout Israël est en mouvement. A vous,

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