‹ L'affaire DreyfusChapitre 40 sur 178 · PORN PT RO PI NE TT CRE CE MERRTTES · texte numérisé non relu

PORN PT RO PI NE TT CRE CE MERRTTES

machination (1. En réalité le procédé inventé par M. Bertillon n'eût assuré au traître ni l’une ni l'autre de ces deux lignes de retraite. Dans le premier cas, il n'aurait pas modifié suffisamment son écriture, pour le mettre à l'abri de tout soupçon, et, dans le second, il n'eût pas fait suffisamment apparaître la présence d'un artifice de construction pour rendre vraisemblable l'hypothèse qu'il aurait été forgé. Il n'eût en rien répondu au double but que M. Bertillon a cru pouvoir lui assigner.

Enfin, lorsqu’au cours de l'instruction et des débats on a opposé à Dreyfus la charge tirée de l'examen graphique, son attitude n'a-t-elle pas été celle d’un homme qui, tantôt frappé par les divergences d'écriture, affirme purement et simplement que le document n'est pas de lui, tantôt, au contraire, impressionné par certaines ressemblances qu'on lui oppose, et qu'il n'a jamais niées, croit pouvoir émettre à titre d'indication l'hypothèse que quelqu'un aurait pu chercher à imiter son écriture ? Cette attitude est en vérité trop naturelle et trop compréhensible, pour qu'on puisse songer à en tirer un SE ment contre lui.

Nous avons tenu à répondre point par point à toutes les affirmations de M. Bertillon et de ses disciples ; nous avons la conviction absolue que leurs déductions sont entièrement fausses, et nous sommes certain d’avoir démontré qu'aucune ne résiste à un examen sérieux.

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