‹ L'affaire DreyfusChapitre 7 sur 178 · LES PREMIÈRES RECHERCHES · texte numérisé non relu

LES PREMIÈRES RECHERCHES

On a toujours dit, au Ministère de la Guerre, que le bordereau était arrivé au Bureau des renseignements par la « voie ordinaire » (1). C'était la version d'Henry. Il l'a donnée dès la première heure et l’a reproduite dans l’interrogatoire que lui à fait subir, le 30 août 1898, M. Cavaignae, et dont le procès-verbal a élé dressé après sa mort par le général Rogel.

II (le bordereau) est venu par la voie ordinaire avec des pièces que nous connaissons tous. Toute autre version est contraire à la vérité et matériellement impossible (2).

On peut se demander à quelle préoccupation Henry répondait ainsi par la phrase finale de sa déclaration. Aucune question ne lui élait posée sur ce point : aucun doute n était élevé, et c'est lui qui, spontanément et sans y être provoqué, éprouve le besoin de contredire une objection qui n'était pas formulée (3).

Quant aux pièces qui, suivant lui, faisaient partie du même envai que le bordereau, qui sont énumérées sous le n° 67 de

(1) Général Mercier, Rennes J, 86 et Enq. crim. Ï, 277. — Général de Boisdeffre, Enq. crim. I, 477 et 478. — Général Roget, Enq. crim. I, 596. — Gribelin, Enq. crim. I, 145 et 146, Rennes I, 589. — Interr. du 89 août

1903 (Targe, Enq. crim. I, 59, 60). — Junck, Enq. crim. 1, 506, — Lauth, Eng. crifn. 1,523. — Passim, etc. (2) Procès-verbal du 3 septembre 1898. — Général Roge, Eng. crim. I,

: 608. — Cpr. note Henry, avril 1898 (Targe, Enq. crim. 1, 983.

(8) Cpr. général Roget, Enq. crim. I, 608.

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