‹ L'affaire DreyfusChapitre 8 sur 178 · SAS D A · texte numérisé non relu

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l'inventaire joint au rapport Gonse-Waltinne (1) ef qui ont porté M. Wattinne à dire que « la source du bordereau était pure » (2), rien ne prouve qu'elles soient arrivées en même temps que le bordereau. Sur ce point, comme sur la provenance du document lui-même, nous n'avons d'autres justifications que la parole d'Henry. Et nous ne pouvons oublier, d'autre part, que c’est identiquement par le même argument que M. Cavaignac, trompé par lui, a affirmé Fauthenticité du faux Henry.

Son authenticité morale, a-t-il dit à la tribune de la Chambre des députés le 7 juillet 1898, résulte d'une façon indiscutable de ce qu'il fait partie d'un échange de correspondance qui eut lieu en 1896. La première lettre est celle que je viens de lire : une réponse contient deux mots qui tendent évidemment à rassurer l’auteur de la première lettre. Une troisième lettre, enfin, qui dissipe bien des obscurités, indique, avec une précision telle que je ne puis en lire un mot, la raison même pour laquelle les correspondants s'inquiélaient (5).

Nous savons ce que l'événement a fait de cette argumentation. Disons-le donc ; aucun autre témoin qu'Henry ne sait rien, et ni l'agent Rrücker (4), qui, jusqu'à l'affaire Miilescamps et pendant les six mois qui ont suivi l'arrestation de celte femme (5), a été l'intermédiaire habituel entre Henry et la fermime Bastian (6) et qui n'a jamais trouvé ni vi: dans les papiers qu'il à transmis aucune allusion à Dreyfus (7), ni la femme Bastian elle-même (8) qui a £ru par erreur que Dreyfus avait été arrêté à la suite de la livraison faite par elle d'une lettre signée F. $S., proposant à l'attaché militaire A... de lui vendre le secrel de là poudre sans fumée (9), n’ont pu fournir d'indication sur la provenance du bordereau (10).

On ne sait pas davantage à quelle date exacte il est par-

(4) Wattinne, Eng. crim. I, 878.

(2) Waltinne, Eng. crim. I, 867 et 868.

(3) Chambre des députés, séance du 7 juillet 1898, Journ. off. du 8, MIO . (4) Brücker, Enq. crim. I, 306.

(5) 3 et 31 janvier 1894, Cyr. Gribelin, Rennes I, 589. (6) Picquart, Cass. 95 et Rennes 1, 474; Brücker, Eng. cerim. I, 306; Cordier, Rennes II, 500, 529 ; Laulth, Rennes II, 529. (7) Brücker, Enq. crim. I, 306.

(8) Femme Bastian, Enq. crim. I, 308.

(9) Femme Bastian, Eng. crim. I, 308.

(10) Targe, Enq. crim. 8 mars 1904, I, 43. — Cordier, Rennes II, 502. — Malton, Enq. crim. 1, 240. — Général Billot, Eng. crim. ; I, 44%. — Jünck, Enq. crim. 1, 506 et 514. — Desvernines, Enq. crim. 1, 518. Cpr. de Bois-

deffre, Eng. crim. I, 477 et 478. — Paléologue, Enq. crim. I, 354.

venu au Ministère : on ne tenait pas note à cette époque de l'arrivée des pièces à la Section de statistique (1) et ce n'est que par approximation qu'on place l'entrée du bordereau au Bureau des renseignements du 20 au 25 septembre 1894.

Tout ce qui ressort des dépositions reçues, c’est qu'un matin le capitaine Lauth (2), descendant de cheval el arrivant au Ministère vers 8 h. 4, aperçut dans le couloir de la Section de statistique le colonel Henry qui avait été attiré hors de son bureau par la sonnerie électrique de la porte d'entrée. Celuici lui fit signe de venir et, lui présentant dans son cabinet un papier déjà raccommodé, non pas fraîchement, mais probablement de la veille : « Regardez donc, lui dit-il, ce que je viens de trouver dans le paquet ! » (3). I le montra de même au capitaine Maäalton (#%) et à l’archiviste Gribelin (5), qui survinrent peu après, et ce n’est qu’ensuite qu'il le porta au colonel Sandherr. Suivant Lauth, il avait l'air très étonné (6), abasourdi (7) et semblait ne soupconner quel pouvait être l’auteur de la pièce (8).

Les énonciations du bordereau firent aussitôt croire que son auteur devait être un officier d'artillerie : trois des notes qu'il annonçait avaient trait à cette arme (9. C'est l'idée qu’exprima le capitaine Lauth en le lisant devant le commandant Henry et le capitaine Matton, sur la figure duquel il aurait vu, dit-il, passer une petite contraction et comme un mécontentement de ce que les soupçons tombaientsur un arülleur (10). Et bientôt cette idée se doubla de cette autre que le coupable devait être en même temps attaché à l'Etat-Major de l'armée (11) et plus spéciaiement un stagiaire avant passé par les différents bureaux (12).

(1) Général Roget, Enq. crim. I, 596.

(2) Lauth, Cass. 99. I. 411 ; Rennes I, 608 ; Enq. crim., I, 524.

(3) Lauth, Enq. crim. I, 524.

(4) Lauth, Eng. crim. I, 524 et 525 ; Rennes I, 608. — Cpr. Mation, Enq. crim. I, 240 et 246.

(6) Gribelin, Rennes I, 593. — Lauth, Eng. crim. I, 524.

(6) Lauth, Enq. crim. I, 524.

(7) Lauth, Enq. crim. I, 540.

(8) Lauth, Eng. crim. I, 524 et 525.

(9) Cavaignac, Cass. 99, I, 16. — Général Roget, Cass. 99, I, 80. — PICQUARACASS 10025)

(10) Lauth, Eng. crim. I, 525. — CGpr. Matton, Enq. crim., I, 240.

(11) Cavaignac, Cass. 99, I, 16

(12) Général Mercier, Cass., 99, I, 4. — Cavaignac, Cass. 99, T, 30. — Général Roget, Cass. 99, I, 61, 64, 75, S2. — Général de Boiïsdelire, Ren-

nes 1, 518 — D’Aboville, Rennes 1, 575. — Gribelin, Rennes I, 593.

C'est dans cet état d'esprit que commencèrent et furent 2 poursuivies les recherches, sans que, d’ailleurs, on eût affirme-t-on, de soupçons contre personne, pas plus contre Dreyfus que contre tout autre (1).

On avait fait photographier par M. Tomps, alors employé à la Section de statistique, le bordereau reconstitué par Henry (2) et l'épreuve ainsi obtenue fut soumise aux chefs des différents bureaux du Ministère (3).

Les investigations, prescrites d’abord à la Direction de l’arüllerie, ne donnèrent aucun résultat (4). On les poursuivit dans les bureaux de l'Etat-major lui-même. « Il y régnait un « très grand malaise, a dit le lieutenant-colonel Picquart (5). « Chacun craignait qu'une indiscrétion se fût ‘produite dans « son service. Chacun craignait de se voir soupçonné de « négligence. L'on avait de plus l’appréhension très grande... « que le nouveau plan de mobilisation, qui était alors en éla- « boration, n'eût été porté à la connaissance de l'ennemi. »

Ce fut donc avec un sentiment de soulagement général et très humain (6) qu’au bout de quelque temps on apprit que les recherches, qui d'abord n'avaient fourni aucune indication utile, venaient d'aboutir au 4° Bureau où le lieutenant-colonel d'Aboville, rentrant de permission, avait d'accord, avec son chef le colonel Fabre, cru reconnaître dans l'écriture du bordereau celle du capitaine Dreyfus.

L'idée ne leur en était pas venue par la similitude graphique qu'ils signalaient. En lisant le bordereau, le lieutenantcolonel d'Aboville avait dit au contraire au colonel Fabre que « cette écriture ne lui disait rien » (7). Mais « en discutant les « termes du document, en le raisonnant », les deux officiers étaient tombés d'accord, qu'étant données les questions d'ordre technique d'artillerie qui y élaient indiquées, il ne pouvait émaner que d'un officier d'artillerie ayant passé par

* Bureau d'Elat-major, c'est-à-dire par un stagiaire d’Etat-

(1) Cordier, Rennes, II, 497, — Gribelin, Rennes, I, 588.

(2) Tomps, Cass. 99, D 764 el Rennes III. 360, — Général Mercier, I, 87.

(3) FACqUAEL Cass. 99!

(4) Général Mercier, ue J, 4. — Général Roget, Cass. 99, I, 58.

() Picquart, Cass. 99, I, 126 et Rennes I, 375. — Général de Boisdeifre, Rennes I, 518.

(6, Picquart, Rennes I, 375.

(7) Général Fabre, Rennes I, 571. — D'’Aboville, Rennes I, 577. — Cpr. général Roget. Enq. cœim. I, 596 et 597. — Général Zurlinden, Rennes I,

major (1). « En se remnémorant tous les stagiaires d'artillerie « qui avaient passé par le bureau, le nom de Dreyfus leur rap- « pela que c'était le seul qui avait laissé un mauvais souvenir « parmi eux et qui fût mal noté. » Ils avaient alors eu la curiosité de comparer son écriture à celle du bordereau : ils avaient pris sa feuille d'inspection de 1893 dont l'en-tête, rempli de sa main, mdiquait son nom, ses prénoms, son étfatcivil, ses qualités, et ils avaient été « stupéfaits » en reconnaissant que le mot Artillerie des deux pièces y était écrit d’une facon toute particulière. L'i central était sensiblement descendu au-dessous de la ligne horizontale formée par les autres lettres : l’à final était écrit de la même facon sur la feuille d'inspection (2). EL le général Zurlinden de dire après eux :

Un officier d'artillerie a souvent à écrire le nom de son arme : . il est impossible qu'à la fin sa main ne prenne pas des habitudes pour écrire ce mot, comme cela a lieu pour la signature. Et il n'est pas étonnant que, lorsqu'on a à examiner plusieurs copies d’un officier d'artillerie, il soit plus facile d'y reconnaître l'écriture du mot : Artillerie que celle d'un mot moins souvent employé (3) ».

L'identité de ce mot Artillerie sur les notes et sur le bordereau, a ajoulé le général Fabre (4), équivaul pour moi à l'ideniité de la signature.

Or nous verrons, lorsque nous examinerons ce bordereau au point de vue graphique, l’inexactitude, l’inanité flagrante de cette prétendue ressemblance des deux documents en ce qui touche tout spécialement le mot Artitlerie (5). C'est cependant de ce misérable détail que toute la prévention est née : c’est sur ce point de départ faux que laccusation s’est échaffaudée. D'autres comparaisons avec quelques autres spécimens de l’écriture de Dreyfus pris au réseau de l'Est, où il avail été employé (6), fortifièrent les coloneis Fabre et d'Aboville dans leur impression première. Les généraux Gonse el de Boisdeffre, mis par eux au courant de ces soupçons, les firent rapidement vérifier par les colonels Sandh2rr, Lefort et

Boucher, à l'aide de nouveaux rapprochements qui parurent

(1) Cpr. Général Zurlinden, Rennes I, 212.

(2) Général Fabre, Rennes I, 571. — D'Aboville, Rennes I, 577, — Cpr. général Roget. Enq. crim. 596-597. — Général Zurlinden : Rennes I, 209.

(3) Général Zurlinden, Rennes I, 209 et 210.

(4) Général Fabre, Cass. 99, II, 46 et Rennes I, 572.

(BiCprtpaces M5 1 ITS

(6) Général Fabre, Rennes I, 571. — Berlin-Mourot, Rennes II, 39 et Eng. crim. 1, 546.

op

confirmer les appréciations précédentes, et le soir, entre 5 et 6 heures, lorsque le général de Boisdeffre revint au Ministère, le Ministre fut informé de ce qui se passait (1).

C’est ainsi que les soupçons prirent naissance et se fixèrent sur Dreyfus. Il est inutile d’insister sur l'accueil qu ils devaient rencontrer dans un milieu nerveux, surchauffé, oppressé depuis longtemps par une inquiétude sans cesse grandissante. Et tous disent « l'impression de soulagement « général qui fut ressentie lorsqu'on apprit qu'on avait enfin « des indices certains » (2; et que le traître devait être un juif.

On a vivement contesté qu'à ce moment les préjugés antisémites fissent aucunement sentir leur influence au Ministère de la Guerre (3). NH paraît difficile pourtant d'en nier l'existence dès celte époque dans les milieux militaires et plus spécialement à l'Etat-Major général (4). Nous en avors la preuve éclatante dans l'affaire elle-même par ce qui s’est passé lors des examens de sortie de l'Ecole supérieure de Guerre, en 1892 : nous aurons à revenir sur l'incident de la « Cote d'amour », et nous verrons qu'il a été reconnu qu'un examinateur avait donné à Dreyfus et à l’un de ses camarades, israélite comme lui, la note 5 parce qu'ils étaient juifs, et qu'il ne voulait pas de juifs dans l’Etat-Major (5). Nous savons aussi que, lorsque Dreyfus fut néanmoins attaché au Ministère de la Guerre, le lieutenant-colonel Picquart dut le placer, à raison de sa religion, à la section des manœuvres sous les ordres du commandant Mercier-Milon :

A ce moment-là, a-t-il dit (6), les préjugés antisémites étaient déjà répandus à l'Etat-Major. Je savais que le commandant Mercier-Milon était un homme indépendant à ce sujet. Je savais aussi qu'en plaçant un Stagiaire israélite à une section qui n'avait pas à s'occuper de choses secrètes, je lui éviterais peut-être certains désagréments... En le mettant à la section des manœuvres, la chose était tranchée.

D'autre part, l'antisémitisme du colonel Sandherr s'affi-

chait en toute occasion avec une vivacité qui le rend indiscutable :

(1) Général Fabre, Rennes I, 571, 572.

(2) Picquart;Cass. 99, I, 126:

(3) Lauth ; Rennes, II, 528. — Maistre ; Rennes II, 86. — Bertin-Mourot ; Rennes II, 58. — De Grandmaison ; Rennes II, 270. (4) Cpr. Cordier ; Rennes II, 528. — Fleur; Rennes II, 256, 550. — (3) Voir page 267.

3ardol : Lettre du général Vanson ; Rennes I, 113. (6) Picquart ; Rennes I, 373.

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Le colonel Sandherr, que je connaissais depuis mon enfance, a dit au procès Zola M. Lalance, ancien député protestataire au Reichstag, était un bon militaire, un brave et loyal citoyen ; mais il avait hérité de son père l'intolérance. De plus, en 1893, il fut atteint de la maladie cérébrale dont il devait mourir trois ans après. Il fut envoyé cette année-là à Bussang, dans les Vosges, pour y faire une cure. Pendant son séjour, il y eut à Bussang une cérémonie patriotique, la remise du drapeau au bataillon de chasseurs à pied. Tous les baigneurs sy rendirent. Auprès d'eux il y avait un juif, Alsacien sans doute, qui pleurait d° SU Le colonel Sandherr se retourna vers ses voisins et leur dit : « Je me méfie de ces larmes ! » Ces messieurs lui demandèrent fre quer sa pensée, et ils lui dirent : « Nous savons qu'il y à dans l'armée des officiers juifs qui font bien leur devoir, qui sont patriotes et intelligents. » Le colonel Sandherr répondit : « Je me méfie de tous les juifs (1). »

De même encore, comme M. Risîer, maire du VII arrondissement de Paris, peu de jours après la divulgation de larrestation de Dreyfus, exprimait devant le colonel Sandherr, avec lequel il était très lié, « sa stupéfaction de la trahison « imputée à l’un de leurs compatriotes, sortant de nos grandes « écoles, dans sa situation de famille et de fortune: « ‘Fu as rai- « son, lui répondit le colonel Sandherr, ce serait incompré- « hensible pour tout autre : mais c’est un juif » (2).

Loin de chercher à faire oublier son origine, Dreyfus s’en vantait au contraire et ne craignait pas de rompre en visière avec ses chefs eux-mêmes au risque de les froisser, Comme le commandant Bertin-Mourot (3), dans leurs délicatesses intimes, ou dans leur susceptibilité.

Ses notes se ressentaient d’une telle situation. Et si tous étaient obligés de rendre hommage à son intelligence (4), à la vivacité de son esprit, à son aptitude au travail, à son extraordinaire talent d’assimilation (5), à sa remarquable mémoire (6), on le disait en même temps sournois et prétentieux (7), d'une curiosité indiscrète (8), cherchant surtout à s'assimiler les dispositions les plus importantes prises sur les

{l) Lalance (Zola), II, 178.

(2) Risler, 12 juillet 190%; produclion 1.

13) Bertin-Mourot ; Enquête crim., I, 547, 548 et 549.

(4) Notes de ses colonels de juillet 1884 à janvier 1888. — Notes de l'Ecole

supérieure de guerre, 1891-1892. — Notes des colonels de Sancy, de Germiny à VEtat-Major de l’armée ; Rennes IT, 59-60. Te 548.

5) Bertin-Mourot ; Enq. crim. I, 548.

(6) Bertin-Mourot ; Cass. 99, IT, 43. — Dervieu, Cass. 99, IT, 70. — Roy. ASS MONT N7S:

(7 Général Fabre, Rennes I, 569. -— D’Aboville, Rennes I, 577.

(8) Générai Fabre : Rennes. I, 569. -- Général Rogct : Rennes, I, 376.

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réseaux et apportant au contraire une nonchalance, dont se

plaignait son chef, dans l'exécution des travaux de moindre! importance (1).

Ei c'est en se basant sur ces impressions du commandant Bertin-Mourot (2, et du colonel Rogel (3) que le colonel Fabre, à la différence des colonels de Saney et de Germinvy (#4), avait donné sur Drevfus les notes suivantes

Officier incomplet : très intelligent et très bien doué, mais ne rempiissant pas, au point de vue “du caractère, de la conscience et de la manière de servir, les conditions nécessaires pour être employé à l'Etat-Major de l’armée (5).

S'il s'était ainsi aliéné certains de ses chefs directs, Dreyfus ne s'était pas davantage concilié les sympathies de la plupart de ses camarades : Ils ne le recherchaient pas, le trouvaient vaniard (6), hâbleur et obséquieux (7), flatteur (8), hautain (9), suffisant (10;, et trop sûr de lui pour son âge (11); il aimait à faire parade de sa fortune (12), qui s'élevait à 25.000 ou 30.000 francs de rentes. Il recherchait les occasions de briller, de faire des travaux difficiles, où sa science, sa mémoire, sa vive entente des affaires le pouvaient mettre en relief (13). Il avait, à n’en pas douter, ainsi suscité bien des jalousies (14). Faut-il ajouter que son extérieur rigide, sa voix monocorde, sa myopie au regard fixe, et le soin jaloux avec lequel en toute occasion et même dans les moments les plus tragiques de sa vie, il a toujours contenu et dompté ses impressions, sans jamais laisser s’épancher son cœur, n’ont

(1) Général Fabre ; Rennes I, 569. — Bertin-Mourot : Cass. 99, Il, 43 et Eng. crim. I, 548.

2) Bertin-Mourot ; Cass. 99, IE, 43 et Eng. crim. Î, 548.

(3) Générai Roget ; Rennes Ï, 316-517, .

(4) Voir leurs notes ; Rennes II, 60.

(5) Notes du colonel Fabre ; Rennes IT, 60. — Fabre, Rennes TI, 569.

(6) Inst. d’'Ormeschevilie ; Locanne ; Cass. 99, I, 62. — Besse, Cass. 99, II, 44. — Brelaux ; Cass. 99, 11, 46.

MiMioconne:tCass 199 "1 162

(S) Dervieu ; Cass. 99, If,-70. — Maistre ; Cass. 99, IT, 59.

(JNCHaIonEQCass. 99 M057: à (10) Tocanne ; Cass., 99, I, 62. — Roy ; Cass. 99, 11, 73. — Bertin-Mou-

rot; Enq. crim. I, 54$. — Bertin-Mourot : Enq. crim. f, 548.

(il) Colard ; Cass. 99, II, 51. — De Sancy, Notes; Rennes II, 60. — Besse : Cass. 99, II, 44 — Maistre ; Cass. 99, IT, 59.

(12) BEN Eng. crim. I, 548. — Roy : Cass. 99, II, 73. — Der-

vieu; Cass- 99/1 DATÉE ROSE Eng. crim: 1,579; (14, Cpr. gérnérai Roget ; Cass. 99, I, 84.

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