J'ACCUSE
Pour Maurice Prax.
Or, puisque d'accuser en ce jour c'est la mode, Je vais à ce propos, lecteur, te faire une ode. J'éprouve le besoin d'accuser tour à tour Tout ce qui me déplaît et m'agace en ce jour!... J'accuse le cocher d'écraser le cycliste !... J'accuse maint coureur de trop aimer la piste !... J'accuse celui qui trouve le cycle affreux !... J'accuse aussi les clous de perforer nos pneus !... J'accuse les humains appelés vélophobes De nous gêner toujours, d'encombrer notre globe !... J'accuse le pédard de courir comme un fou, Car trop souvent, hélas ! il se casse le cou... J'accuse l'arroseur d'être un faiseur de boue !... J'accuse le gros chien qui se met dans ma roue!...
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J'accuse encor la loi de taxer nos vélos, Et j'accuse l'hiver de commencer trop tôt!... J'accuse. . ou plutôt non, car si je ne m'abuse, Voilà longtemps déjà que sans pitié j'accuse! J'ai beaucoup accusé, cela m'a fait du bien ; Si l'on veut m'attaquer, lecteur, sois mon soutien. Janvier 98. Akdhé Floucault.
Que d'accusations, bone Deus. Heureusement que les vélocipéteurs n'ont pas encore de cour d'assises pour juger des cas d'insultes à S. M. Vélocipède, Dieu tout puissant, et à son armée de pousseurs de roues. « J'accuse! ». Oh non! grâce, grâce !
Eh bien ! si, « j'accuse » la poésie d'avoir, sur le dos de Zola, fait le procès de la prose.
A la recherche du traître.
(Fischietto, de Turin.)