‹ L'affaire du collier, d'après de nouveaux documentsChapitre 10 sur 120 · PRÉFACE DE LA CINQUIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

PRÉFACE DE LA CINQUIÈME ÉDITION

Plus importants, sans comparaison aucune, plus intéressants et plus nouveaux que les pièces du fonds Joly du Fleury, sont les documents relatifs à l'Affaire du Collier conservés dans les archives du ministère des Affaires étrangères. Nous en devons l'indication à l'érudite obligeance de notre confrère M. le vicomte Maurice Boutry. L'écrivain distingué, qui a publié les Missions diplomatiques du cardinal de Tencin et Choiseul à Rome, a d'ailleurs eu le on goût de ne pas faire tapage de sa découverle dans les revues et les sociétés historiques : il est vrai que n'en étant plus à faire ses preuves, il n'avait pas à chercher le bruit pour attirer l'attention sur son nom.

Les recueils manuscrits des Archives des Affaires étrangères, Mémoires et documents, France 1383, 1399, 1400, 1404, 1405, et Correspondance, Angleterre 554 — renferment des renseignements que

eu d'accusés que le cardinal de Rohan, la dame de la Motte, son mari contumace, la demoiselle d'Oliva et le sieur Cagliostro, on a dû croire que 4 M. le cardinal serait condamné à une peine afflictive et infamante ; mais depuis que le s. de Villette est arrêté il est constant .: 1° qu'il est l'auteur du faux ; 2° que la scène de la demoiselle d'Oliva est vraie ; 3° que, pour séduire le cardinal, il a écrit sous la dictée de la dame La Motte din°érentes lettres qu'elle a envoyées au cardinal comme envoyées par la reine. » Ces considérations font penser, ajoute d'Aligre, qu'il est impossible d'aller jusqu'au blâme » (voir plus loin, p. 323). A la date du 15 novembre 1785, où a été écrite la lettre mentionnée ci-dessus, le premier président, Joly de Fleury et Laurencel estiment donc Roban coupable de l'escroquerie du Collier. Puis, mieux instruits par les témoignages ultérieurement recueillis, ils reconnaissent son innocence. Ainsi apparaissent clairement l'impartialité et la bonne foi des magistrats dont nous avons, dès la première édition de ce livre, adopté le jugement. La lettre en question du 15 novembre, loin d'infirmer ces conclusions, leur donne une force plus grande.

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