‹ L'affaire du collier, d'après de nouveaux documentsChapitre 11 sur 120 · PRÉFACE DE LA CINQUIÈME ÉDITION. XV · texte numérisé non relu

PRÉFACE DE LA CINQUIÈME ÉDITION. XV

l'on cherchait vainement jusqu'ici sur le séjour à l'étranger des principaux complices de Mme de la Motte, du comte de la Motte en Angleterre, de la baronne d'Oliva en Belgique et de Rétaux de Yillette à Genève. Les déclarations et dépositions faites par Rétaux à Genève, par le Père Mac Dermott, qui avait été le confident du comte delà Motte à Londres, par les joailliers qui avaient négocié avec le comte une grande partie du collier, répandent une lumière précieuse sur des points demeurés obscurs. Les lettres adressées parle baron de Fages et par le comte de Précourt à Vergennes fixent plu: sieurs parties de l'incident Bette d'Etien ville que, récemment encore, on déclarait fantastique. On trouve dans l'un de ces recueils des détails nouveaux sur la vie que menèrent à Bar-sur -Aube le comte et la comtesse de la Motte après le vol du collier. Nous ne citons que les documents principaux. Les recueils en question des Affaires étrangères sont si importants qu'ils suffiraient à eux seuls, comme nous allons essayer de le montrer, éprouver l'innocence de Rohan dans l'escroquerie du Collier et la culpabilité des La Motte : hâtons-nous d'ajouter que, comme les « gens du roi », nous faisons nos réserves sur la culpabilité morale du cardinal — offense au roi et à la reine — pour s'être prêté à la scène du Bosquet1.

1. « Mais (le cardinal) pouvait-il se permettre de croire à un rendez-vous nocturne faux et supposé sur la terrasse de Versailles, pouvait-il se per-

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