‹ L'affaire du collier, d'après de nouveaux documentsChapitre 102 sur 120 · MADAME DE CAGLIOSTRO EN LIBERTÉ · texte numérisé non relu

MADAME DE CAGLIOSTRO EN LIBERTÉ

douleur que devait lui causer la captivité de son mari. Les gazetiers assuraient que Cagliostro s'occupait à rédiger un placet, encore plus pathétique que le premier, pour supplier la Cour de remettre son épouse en lieu clos. La jeune femme, après quelques jours, alla au Palais-Royal pour y voir, aux étalages des imagistes, son portrait, autour duquel se groupait la foule. Il était affreux et elle en rit comme une folle, ce qui la fît reconnaître. Par des cris de fête, ces dames du bel air la saluèrent respectueusement et les jeunes hommes qui passaient lui offrirent les fleurs destinées à leurs amies. Les meilleures maisons se l'arrachèrent. Mais, tête légère, elle parlait trop. Elle disait par exemple, à dîner, devant une nombreuse assistance, qu'elle s'était toujours très bien portée à la Bastille et n'avait eu qu'à se louer des égards du gouverneur1.

Mme de la Tour, sœur du comte de la Motte, avait été mise en liberté dès le 7 février.

Ces vides furent en partie comblés, le 12 mai, par la naissance à la Bastille d'un nouveau petit sujet du roi. que mit au monde la petite baronne d'Oliva. Baptisé le lendemain en la paroisse Saint-Paul, il reçut les noms de Jean-Baptiste Toussaint, son père, Jean-Baptiste-Eugène Toussaint de Beausire n'ayant pas hésité à le reconnaître.

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