‹ L'affaire du collier, d'après de nouveaux documentsChapitre 13 sur 120 · PRÉFACE DE LA CINQUIÈME ÉDITION. XVII · texte numérisé non relu

PRÉFACE DE LA CINQUIÈME ÉDITION. XVII

effrayée, remit entre les mains de la justice. On y joindra les brillants que le comte de la Motte emporta dans sa fuite après l'arrestation de sa femme. Il est clair encore que cette deuxième partie du Collier n'a pu servir à Rohan pour ses besoins d'argent.

3° enfin, les diamants que, peu après que le collier eut été livré par les bijoutiers, le comte de la Motte vendit aux joailliers de Londres. Ce fut de beaucoup la partie la plus 'importante, puisque au seul joaillier Gray, La Motte en céda pour plus de 2o0 000 livres sans compter « les très belles pierres qu'il lui laissa pour les lui monter en un collier et en boucles d'oreilles ». Il faut tenir compte de la dépréciation des diamants vendus d'un seul coup en si grande quantité à un marchand, sans attendre l'occasion, et de la dépréciation aussi qu'avaient subie les pierres dont la taille, au témoignage du joaillier, avait été endommagée, les brillants ayant été dessertis grossièrement avec un couteau l.

Au moins la vente par le comte de la Motte à Londres de cette dernière partie des diamants a-t-elle été faite au profit du cardinal?

Ecoutons le Père Mac Dermott, qui fut en Angleterre le confident du comte de la Motte : « Il ressort que le comte de la Motte regardait comme richesses à lui appartenantes les sommes, les effets,

1. Quelques pierres, relativement en petite quantité, furent vendues par Rétaux de Yillette, amant de Mme de la Motte, et par Filleux son homme d'affaires. L'argent qu'on en tira fut d'aille'urs également employé par Mme de la Motte pour son usage particulier.

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